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Du fun, du fun et encore du fun avec le wakecable

26 août | 7:34

Du fun, du fun et encore du fun avec le wakecable

Depuis le 2 mai, un câble de traction pour les wakeboards a été installé en bordure du lac. Un loisir pas cher et amusant

Pour les vacances, tout le monde ne va pas à Ibiza, en Thaïlande ou au Mexique. Même, plus modestement sur la Côte d’Azur ou en Ardèche. Par contrainte ou par envie, certains restent à Genève. A raison, car ici l’été regorge d’animations. Parcs d’activités, montagne à un saut de puce, loisirs aquatiques en piscines ou farniente dans les majestueux parcs. Il y a de quoi faire. Et puis il y a le lac.

L’année dernière, Signé Genève s’était fait l’écho de ses petites plages méconnues, blotties entre Anières et Corsier, et des bons plans pour passer l’été en sa compagnie. C’est d’activités estivales, ludiques et aquatiques en son sein qu’il s’agira ici. Planche à voile, stand up paddle, ski nautique; tritonner aux Bains des Pâquis ou barboter à Genève-Plage, se languir le long de l’Arve font partie désormais des grands classiques. Mais en ce début d’été 2015, s’il faut mentionner une nouveauté, c’est celle-là: le 2 mai dernier, les autorités genevoises, de concert avec le Wake sport center de Genève, inauguraient un câble d’acier déployé entre deux poteaux sur une longueur de 190 mètres au large du quai de Cologny. Cette grande nouveauté, c’est le wakecable, une sorte de téléski nautique. Autrement dit, un dispositif de traction à vitesse variable qui permet de pratiquer le wakeboard sans bateau. Le wakeboard? Un sport aquatique, sorte de combinaison entre le ski nautique et le surf qui se pratique, tracté par un bateau ou un câble, avec une planche légère.

Philip Lutolf, président du Wake sport center de Genève au quai de Cologny, est à l’origine de ce curieux téléski nautique. Ce passionné de wakeboard n’en est pourtant pas à son coup d’essai. En 2012, il avait déjà installé sur le lac un wakecable provisoire pendant quatre jours. Mais pour l’installation définitive, il a fallu attendre toutes les autorisations requises. «Nous avons acheté le câble en 2012 afin de surfer sur la vague des JO. A l’époque, il était question que ce sport devienne olympique, mais ça ne s’est pas fait. Puis, l’obtention du permis de construire a pris trois ans. Nous avons alors commencé, à la fin de 2014, à construire le nouveau ponton puis les slider (sorte de tubes hors de l’eau pour glisser dessus) et le kiker (rampe d’envol pour les sauts). L’Etat a investi dans le ponton et nous dans le câble. Et tout ça, c’est pour les jeunes!» Car la cible de ce dispositif aussi sportif que ludique ce sont les enfants. «Dès qu’on sait nager et mettre la tête sous l’eau, on peut y aller, dit Philip Lutolf. La tour culmine à sept mètres donc il y a un angle qui tire vers le haut, c’est alors plus facile de sortir de l’eau qu’avec un bateau. Les gamins adorent ça. Avec la température du lac qui augmente et les vacances qui arrivent, on attend du monde. Moi, j’aimerais que le wakecable devienne un truc vraiment pour les gamins. On leur fournit d’ailleurs casques et gilets.» La motivation de cet homme qui a fabriqué son premier wakeboard à 16 ans? «Le sport structure les gamins, et moi j’ai toujours œuvré pour leur bien. Et comme j’aime l’eau…» Tout se goupille…

Arthur Arnaud, qu’on appelle avec affection «Wake master» au quai de Cologny, confirme que la majorité de la clientèle en été est faite d’enfants: «On crée une unité de groupe avec les gamins, et c’est super-chouette pour eux. On les implique et maintenant avec le wakecable, on peut les coacher depuis les rochers. Avec les débutants, on commence tout doucement. Depuis 6 ans que je donne des cours de wake, j’ai rencontré peu de gens qui n’y adhèrent pas.» Même avis du côté d’Arnaud Bezençon, 15 ans, qui cette saison inaugure sa quatrième année de pratique du wake: «Le wakecable, c’est très bien pour les débutants ou pour ceux qui ont de la difficulté à sortir de l’eau. Mais pour moi, c’est surtout utile pour l’entraînement. Perso, je trouve qu’il y a davantage de sensations quand on est tracté par un bateau. Ça va plus vite, et on peut monter plus haut en sautant sur les vagues créées dans le sillage du bateau.» Si sa mère est effrayée par cette pratique? Nullement. «Mon fils fait aussi beaucoup de kite surf et ce wakecable est idéal pour s’entraîner. Moi, je n’ai pas du tout peur pour mon fils, de toute façon, je suis un peu casse-cou aussi, donc je trouve ça plutôt cool.»

A la vue des conditions météo à venir et de l’horizon des vacances scolaires, nul doute que cette installation rencontrera un succès mérité et si d’aventure vous vous intéressez au wakecable, une bonne occasion de le voir mis en pratique sera le 27 juin au Wake sport center à l’occasion du Cablewake International Open, en présence du No 1 mondial, Daniel Grant, 16 ans. Un événement à ne pas rater.

Plus d’infos sur: www.wake.ch

Détails

Date :
26 août 2019
Heure :
7:34
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