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Genève, une ville « ouverte »

La ville, un gigantesque chantier permanent Des routes barrées, des déviations mises en place Partout des travaux, des barrières, des déviations... Partout des travaux, des barrières, des déviations... On ne peut plus tourner à droite... Genève, une ville "ouverte"
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Partout des travaux, des barrières, des déviations...

Je ne parle pas ici de la Genève ouverte sur les activités artistiques, celle qui soutient régulièrement les institutions et les acteurs culturels, ni de la ville internationale et son ouverture sur le monde entier, qui accueille et offre un havre de paix, voire un refuge doré pour des personnalités en exil… En 2016, Genève a en effet été classée 8e ville la plus agréable à vivre (stabilité, sécurité, éducation, services de santé, infrastructures, etc.).

Effectivement, Genève, capitale de la paix, dispose d’un environnement naturellement paisible, propice à la détente : entre la beauté du lac Léman, l’allégresse des parcs fleuris, le charme de la vieille ville, et l’aspect humanitaire appuyé par les nombreuses ONG, Genève nous submerge en effet d’une certaine sérénité.

Pourtant mes propos ci-dessous inspirent un peu moins la quiétude et le repos, car lorsque je parle d’ouverture, je veux plutôt évoquer une cité particulièrement « éventrée », les tripes à l’air en somme, à cause de ses nombreux chantiers en cours, dans la ville comme en périphérie d’ailleurs ; ceux-ci semblent durer et même perdurer, au détriment de la qualité de vie des habitants, piétons, et surtout… des automobilistes.

Car même à pied, on ne déambule pas très loin dans une rue sans tomber sur une signalisation de travaux : des tranchées creusées dans la route, des fosses béantes, de l’asphalte défoncé, des gravats et des monticules de terre, protégés par des barrières rouges et blanches. Partout des cônes oranges, des balisages temporaires ou des feux clignotants, des déviations, des changements de sens de circulation – ou de trottoir – sur le domaine public.

Si les chantiers font partie de notre quotidien, et qu’ils sont nécessaires, il est vrai qu’ils représentent aussi l’étape la plus concrète et la plus visible de la transformation de la ville. Certains de ces travaux sont conséquents, importants par leur emprise et leur durée, comme ceux du CEVA qui sont planifiés sur une période de 8 ans, notamment.

Je n’évoque même pas les ouvrages qui concernent la construction, rénovation, ou transformation de bâtiments, car ces dernières n’ont pas forcément un impact sur les déplacements et la mobilité (quoiqu’elles peuvent cependant nuire au bien-être et à la santé des locataires), mais plutôt les travaux qui ont trait à l’entretien, la réfection des canalisations et réseaux en sous-sol, le réaménagement des chaussées, des trottoirs et des rues.

Bien que la Ville de Genève ne soit responsable que d’une partie des chantiers réalisés sur le territoire, d’autres institutions ou entreprises, comme les SIG, l’Etat, les opérateurs télécom ou les transports publics effectuent également nombre de travaux en ville.

Ces chantiers entraînent cependant de nombreuses perturbations, qui plombent le moral de plus d’un genevois – et des frontaliers – surtout pour ceux qui ont l’obligation de par leur profession de se déplacer avec un véhicule. Ils doivent en effet s’adapter aux fréquentes modifications de la circulation routière, aux suppressions de places de parking et de livraison, aux bouleversements provisoires des accès aux propriétés et aux immeubles.

Pour les commerçants et les habitants concernés, il faut également faire face aux nuisances sonores dues aux machines, aux vibrations parfois et à la poussière souvent, même si les ingénieurs ou autres architectes veillent à minimiser autant que possible les impacts négatifs de leurs chantiers sur le quotidien des riverains.

Si vous ne pouvez absolument pas laisser votre auto au parking, il est donc conseillé d’éviter certains secteurs pour ne pas avoir à subir les embouteillages qui mettent nombre de conducteurs sur les nerfs, et qui vous feront perdre énormément de temps. Dans plusieurs quartiers, la nature des travaux porte sur la mise en place d’un nouveau revêtement phonoabsorbant, la création de pistes cyclables, la réfection des chaussées, le remplacement des conduites, canalisations et câbles ou l’installation de chauffage à distance (CAD). Dans d’autres, il s’agit de travaux de gros œuvre de génie civil qui vont durer une longue période, comme pour le tram Annemasse-Genève, le CEVA, la Route des Nations (réalisation d’un tunnel, entre autres), un nouveau carrefour giratoire dénivelé pour l’autoroute au Grand-Saconnex, notamment.

À écarter tout particulièrement de votre itinéraire : la Rue Émile-Yung (qui semble perpétuellement en travaux depuis plusieurs années…), le Boulevard des Tranchées (idem), les alentours de la future gare de Genève-Champel, le périmètre de la gare des Eaux-Vives, le Quai Gustave-Ador, le Quai des Bergues, les Rues du Village-Suisse, des Maraîchers et Gourgas, Carouge Fontenette et Route de Veyrier, le secteur du tram Annemasse-Genève, au Petit-Saconnex le Chemin Dr. Jean-Louis-Prévot et Chemin Buisson et dans le même secteur le Chemin Moïse-Duboule et le Chemin Briquet, également le Chemin des Crêts, à Bellevue la Route de Collex et l’intersection avec la Route de Valavran, la Route de Colovrex au Grand-Saconnex, le prolongement de la ligne de tramway n°14 entre le terminus actuel P+R Bernex. A noter aussi les travaux le long de la Route de Suisse, qui perturbent l’existence des habitants, commerçants et pendulaires de Versoix durant trois ans.

Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive, pour d’autres informations il est préférable de consulter directement le site officiel de la Ville de Genève.

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Photo du profil de Jean-Pierre TAUXE
Décorateur de premier métier ; une expérience d'une année dans les coulisses du Cirque Knie pour écrire un premier livre ; formation d'éducateur sport et loisirs pour personnes en situation de handicap ou en difficulté d’adaptation, puis de maître socio-professionnel à l'EESP de Lausanne.

Il reprend plus tard la responsabilité de l'Atelier d'Animation à l’Hôpital Beau-Séjour. En août 2013, il partait en préretraite après 23 ans de "bons et loyaux services". L’Atelier qu'il animait, cher aux patients hospitalisés qui bénéficiaient ainsi d'instants de loisirs et de moments de répit bénéfiques à leur moral, a été maintenu à 50% durant une année après son départ. Menacé de fermeture à cause de "projets institutionnels" et mesures d'économies aux HUG, ce centre a pourtant disparu en juillet 2014, avec le départ du second animateur à temps partiel. Les premiers articles de cette rubrique (numérotés) abordent le sujet.

Jean-Pierre Tauxe a alors publié un autre ouvrage, qui retrace ses deux décennies à la tête de l'espace de loisirs de Beau-Séjour : rétrospective d'événements exceptionnels, organisations socioculturelles originales, récits et anecdotes et également nombre de témoignages de patients.

Ce livre peut être commandé en laissant les cordonnées sur le site http://jean-pierretauxe.wixsite.com/atelierdanimation, rubrique en bas de page "Plus d'Info". Titre : "l'Atelier d'Animation ou comment offrir un 'supplément d'âme' aux patients séjournant à l'hôpital". 180 pages, 58 illustrations en couleur, format 14,9 x 21,1, broché, 24.- Frs + 4.- Frs de frais d'envoi pour 1 exemplaire.

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