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Jean Huber, dit « Huber-Voltaire »

Jean Huber, dit « Huber-Voltaire »

L’article précédant fut dédié à notre très cher Liotard, dit le « peintre turc ». Comment ne pas présenter Jean Huber lorsque l’on aborde les peintres genevois du 18ème siècle ? On ne peut point, tout simplement. Pareil à Liotard, Il fut sans conteste l’un des plus talentueux de son temps et ses contemporains ne tarissent pas d’éloges à son sujet.

Jean Huber, né le 13 février 1721, était surnommé « Huber-Voltaire » à un moment de sa vie parce qu’il a passé au moins vingt ans près de l’écrivain et philosophe François-Marie Arouet, alias Voltaire, figure emblématique de la France des lumières. Effectivement, Huber s’est plu à peindre l’écrivain sous plusieurs facettes, allant du simple portrait jusqu’à l’œuvre bien connue « Le lever de Voltaire », conservé au musée d’Art et d’Histoire de Genève. Il l’a tellement représenté, que l’auteur de Candide s’est un jour fâché avec lui.

Avant de rentrer à Genève en 1746, et de s’installer non loin de la ville avec sa femme dans le Château de Vernaz,  Huber a notamment rejoint un régiment de grenadier en 1741 et s’est engagé dans l’armée piémontaise en tant que capitaine quelques années plus tard. Il rentre dans le Conseil des Deux-Cents et devient officiellement auditeur en 1756.

Son parcours semble plutôt banal pour un patricien genevois de cette période : militaire, courtisan puis magistrat. Pourtant, quelque chose semble le distinguer de beaucoup d’autres : Jean Huber était un homme d’esprit. Ce n’est pas pour rien qu’il a été très proche de Voltaire, ennemi intellectuel de Rousseau. Mais pas seulement. Il connut et fréquenta également Grimm, Marmontel, Joseph de Maistre, Ferney, Epinay, etc… Une singulière liste d’amis.

Il n’était pas seulement intéressé par la peinture et ses œuvres, mais il était aussi un homme de science. Il a notamment publié observation sur le vol des oiseaux de proies. Comme chez Liotard, il y a chez lui une forme d’éclectisme. Il était également excellent en découpure, art fort à la mode à ce moment-là, et Grimm lui-même ne tarit pas d’éloge à son sujet dans une lettre qu’il a écrite à Diderot.

Il est clair, à travers les derniers témoignages et notes que l’on a trouvé le concernant, nous connaissons mieux l’homme que l’artiste. En effet, il nous reste bien peu d’œuvres de son cru.

En tant qu’artiste, il semblerait qu’il n’ait rien inventé du tout. Il n’a pas été l’auteur d’une grande innovation picturale. Pourtant c’était un artiste de talent, c’est indéniable. Il est possible qu’il s’est relativement peu investit en tant que peintre. On raconte tout du moins qu’il accordait peu d’importance à ses œuvres. On ne saura jamais. Tout cela est en partie spéculation. Néanmoins, il est le représentant d’une époque.

Une chose est sure : aucune incertitude quant à Jean Huber ne doit vous empêchez d’aller admirer ses œuvres car, avouez le, il est agréable de consommer un grand cru local, lorsque celui-ci est de qualité certaine.

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