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Le Marché de Noël 2020 au Jardin Anglais…

Le Marché de Noël des Bastions en 2018 Le Marché de Noël des Bastions en 2018
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Le Marché de Noël des Bastions en 2018

…c’est (presque) fait ! Ou du moins c’est ce qu’on a déjà pu lire sur le site https://noel-au-jardin.ch/ « BIENVENUE À NOËL AU JARDIN ». Et il est aussi précisé que « après deux merveilleuses années au Parc des Bastions, le Marché de Noël de Genève a le plaisir de vous annoncer sa nouvelle adresse : le Jardin Anglais ! »

Il aurait lieu du 19 novembre au 27 décembre 2020.

C’est ce que l’on craignait à la suite de l’édition 2019 au parc des Bastions : la Ville de Genève évoquait la collusion de dates et de lieux avec la traditionnelle Course de l’Escalade et réfléchissait pour trouver d’autres solutions. Pourtant la dernière manifestation sportive de l’an passé avait été avancée d’une semaine et les deux évènements semblaient avoir parfaitement réussi la prouesse de se partager les espaces lors des préparatifs.

D’autant plus que l’on a appris récemment que la 43e édition de la Course, prévue les 5 et 6 décembre prochains, a finalement été supprimée en raison de la pandémie de Covid-19 et sa persistance. Elle devrait être repoussée au 4 et 5 décembre 2021. Alors en fin de compte, pourquoi déplacer le Marché de Noël des Bastions ? Surtout que celui-ci était installé dans un emplacement privilégié, particulièrement abrité de la bise et du froid, alors que le Jardin Anglais à cette saison n’offrira pas le même environnement, protégé des conditions météorologiques glaciales qu’il peut faire à cette époque de l’année. Effectivement, face au lac, cette promenade est en plein dans un « couloir » de vent du nord : s’ils sont frigorifiés, les chalands n’auront peut-être pas trop l’envie de s’attarder autour des stands, même avec le vin chaud. On sera donc bien loin des « deux merveilleuses années » citées ci-dessus…

Et cette fois-ci on ne parle même plus de l’impact de stands, de buvettes et de planchers sur le précieux gazon du Jardin Anglais durant plus d’un mois : on se rappelle que celui-ci devait en effet être restauré à grands frais chaque année à la suite des défuntes Pré-Fêtes de Genève. Ces dernières avaient été finalement supprimées, notamment pour préserver la pelouse autrefois foulée par les bars, les pas et les déjections d’un public souvent enivré en fin de soirée…

Nous relevions également dans un précédent article que le Jardin Anglais n’est pas, lui, à deux pas des transports publics comme aux Bastions, et que le secteur nécessiterait l’aménagement d’un périmètre de sécurité beaucoup plus conséquent, en l’équipant de ces maintenant traditionnels blocs de béton destinés à contrer les éventuelles attaques aux voitures-bélier. Des frais d’agencement coûteux supplémentaires en perspective. Le Parc des Bastions, lui, est entouré naturellement de murs, dominé notamment par celui des Réformateurs, et équipé de lourdes grilles et de portails en métal qui évitent toute une installation additionnelle, une « fortification » temporaire plutôt laide et inquiétante, ne suscitant pas particulièrement une ambiance de l’Avent et de Noël.

Il n’est pas trop tard pour que nos autorités municipales et cantonales revoient leur copie, la population genevoise ayant en effet adopté la version magique et enchanteresse du Marché de Noël dans un des plus beaux parcs de Genève. Le magistrat Guillaume Barazzone, l’un des instigateurs du projet, déclarait d’ailleurs en son temps que « le parc des Bastions est le lieu parfait, le rôle de la Ville de Genève était de permettre les conditions-cadres, le contrat est rempli ». La manifestation, qui se tenait pour la première fois en 2018, et sans subventions, aurait drainé les quelque 250 000 visiteurs attendus.

A moins que d’ici-là la situation sanitaire se péjore davantage et aie raison également du Marché de Noël, indépendamment de son emplacement ? Mais si tel est le cas, les habituels marchés aux légumes ou aux Puces risquent-ils eux aussi d’être à nouveaux inquiétés. On se croise les doigts !

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Photo du profil de Jean-Pierre TAUXE
Décorateur de premier métier ; une expérience d'une année dans les coulisses du Cirque Knie pour écrire un premier livre ; formation d'éducateur sport et loisirs pour personnes en situation de handicap ou en difficulté d’adaptation, puis de maître socio-professionnel à l'EESP de Lausanne.

Il reprend plus tard la responsabilité de l'Atelier d'Animation à l’Hôpital Beau-Séjour. En août 2013, il partait en préretraite après 23 ans de "bons et loyaux services". L’Atelier qu'il animait, cher aux patients hospitalisés qui bénéficiaient ainsi d'instants de loisirs et de moments de répit bénéfiques à leur moral, a été maintenu à 50% durant une année après son départ. Menacé de fermeture à cause de "projets institutionnels" et "mesures d'économies" aux HUG, ce centre a pourtant disparu en juillet 2014, avec le départ du second animateur à temps partiel. Les premiers articles de cette rubrique (numérotés) abordent le sujet.

Jean-Pierre Tauxe a alors publié un autre ouvrage, qui retrace ses deux décennies à la tête de l'espace de loisirs de Beau-Séjour : rétrospective d'événements exceptionnels, organisations socioculturelles originales, récits et anecdotes et également nombre de témoignages de patients.

Ce livre peut être commandé en laissant les cordonnées sur le site  http://jean-pierretauxe.wixsite.com/atelierdanimation  rubrique en bas de page "Plus d'Info".

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