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Un bain de la Mer Morte en ville de Genève

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La plupart d’entre nous apprécient de se baigner en milieu marin. Certes.. mais notre bien aimé Léman a beaucoup de qualité mais le défaut d’un lac alpin… d’eau douce.

Depuis cet été les choses changent non pas que le Léman soit devenu salin mais deux centres de flottaison ont ouvert leurs portes dans la Cité de Calvin.

Deux centres, deux quartiers, deux ambiances.

Quand on parle de flottaison… qu’est-ce-que c’est ?

Ce sont des bains d’eau de mer au sel d’Epsom. On pourrait presque dire un bain de la mer morte.

Namaka fut le premier centre à ouvrir.
Situé dans les anciens locaux de la banque HSBC il est à la fois au cœur des Pâquis et dans une rue au calme.

Antoine Mathys, directeur du centre a répond à quelques questions.

Quand on passe devant votre vitrine on s’attend à un institut de beauté et en franchissant la porte il n’en n’est rien. Vous êtes un lieu de thérapies douces.

Notre communication est effectivement très orientée sur le stress et la relaxation. La beauté part de l’intérieur en étant reposé.
Nous proposons un lieu où les gens peuvent se reposer en profondeur que ce soit physiquement, émotionnellement, cognitivement et mentalement.

Nous proposons trois sortes de moyens de détente : le iyashi dôme (sauna à infrarouge) pour détoxer et regénérer vos cellules, le bol d’air Jacquier qui est une thérapie d’oxygénation des cellules (réoxygéner le métabolisme) et la flottaison.

Quelle était votre formation de base ?
J’ai fait l’école hôtelière de Lausanne et j’ai travaillé dans les hotels et les spas avant de devenir consultant pour aider les gens à ouvrir leurs projets. C’est ainsi que je suis arrivé dans ce projet d’ouverture d’un centre de floating à Genève.

J’ai découvert le floating à Londres il y a 9 ans. J’étais alors consultant en développement hôtelier quand j’ai essayé pour la première fois. Je travaillais énormément tout en vivant à 200 à l’heure. En une heure de flottaison, j’ai été plus reposé que je ne l’avais été depuis des années.
L’idée est venue de là. Je voulais absolument proposer ce service à Genève.
Le hasard à voulu qu’un client m’a démarché deux ans plus tard pour que je l’aide à ouvrir un tel centre à Genève. C’est ainsi que nous sommes devenus associés.

Comment se passe une séance ?

L’immersion se fait dans un bain à la température du corps. Dans cette eau il y a entre 350 à 550 kg de sel d’Epsom (ou sulfate de magnésium). Cela correspond à une densité de sel de la Mer Morte.
Il y a trois éléments clefs qui font que nous allons toucher le mental, le physique et l’émotionnel. La première chose c’est l’eau. Depuis la nuit des temps les gens vont chercher du bien être en allant vers l’eau. Les gens sont allongés cette eau chaude durant une heure. Dans un bain ordinaire, vous allez sortir frippés. Dans un bain au sel d’Epsom, c’est le contraire.
Le second élément clef, c’est le sulfate de magnésium car tout le monde est en carence de magnésium. Inutile de vanter les bienfaits du magnésium nécessaires à 300 échanges biochimiques de notre corps.
Le troisième et dernière élément, c’est l’apesanteur. Depuis la naissance, tout humain a oublié les bienfaits de l’apesanteur.
Ces trois éléments permettent au corps de se reposer profondément.

Qu’est-ce que le sauna iyashi dôme – ou sauna à infrarouge ?

Le principe vient du Japon. Un médecin voulait aider ses patients originaires de Hiroshima et Nagazaki à se détoxer. Evidemment à l’époque c’était une énorme infrastructure médicale mais qui donnait d’excellents résultats.
Les japonais souffrants de radiations avaient pour habitude de se recouvrir du sable des volcans. Tous ces gens disaient qu’ensuite ils se sentaient beaucoup mieux. Il a voulu reproduire ces infrarouges si indispensables à la vie.
Il a ainsi mis au point ce sauna à infrarouge. Cela permet une excellente régénération cellulaire. Ainsi la cellule pourra absorber les nutriments dont elle a besoin. Certains prennent cela pour une cure de rajeunissement. C’est une forme de réveil des cellules. Durant cette séance, certaines personnes perdent jusqu’à 1.2 litre d’eau ou l’équivalent d’un jogging de 20 km. C’est une vraie détox des métaux lourds.

Pour les trois thérapies = 3h30 à 4 h

Pour accompagner les patients sont également à disposition un psychothérapeute et une équipe de masseurs.
Grâce à ces thérapeutes reconnus, le centre reste ouvert durant le confinement.

Changement de quartier, départ vers la rive gauche à Plainpalais.

Pour ce nouveau centre, l’ambiance est très jeune. « Origin float experience » devait ouvrir en avril. Mais notre grand ami Covid a bousculé les plans de tout le monde. Les travaux prenant du retard, l’ouverture était prévue le 2 novembre… Ce nouveau confinement repousse de quelques semaines cette ouverture.

Cette aventure « Origin float experience » est avant tout une histoire d’amitié de longue date. Sur les 4 associés 3 se connaissent depuis l’université. Le 4ème est le compagnon d’une autre amie de l’université. Comme quoi ces amitiés étaient faites pour durer.

Leurs points communs principaux à tous les quatre : le développement personnel et le partage.

Scott Deely, entrepreneur est à l’origine du projet. Cet américano-suisse connaissait le principe du floating très en vogue dans les pays anglo-saxons. Rapidement il a eu envie de faire découvrir ce principe aux genevois. Sophie Hoang, alors directrice marketing d’une agence de communication visuelle cherchait elle aussi à relever un autre challenge. Les deux amis tirent des plans sur la comète et Scott propose alors à Sophie de monter le projet.

Sachant que le financement d’un tel projet nécessiterait du monde ils s’adjoignent les compétences d’un médecin, le Dr Michael Ljuslin et d’une ancienne relation publique d’une marque horlogère, Charlène Kurer, désormais enseignante en commerce.

Depuis plus de deux ans, ces quatre amis travaillent sur cette ouverture.

Comment dans le contexte actuel avez-vous trouvé le financement ?
Sophie Hoang : « Nous avons commencé les démarches en 2018.
Les entreprises qui n’ont pas 3 ans d’activité ne peuvent prétendre à un prêt bancaire. De fait, nous nous sommes tournés vers des Fondations. Nous avons regardé toutes celles qui pourraient nous correspondre et avons sélectionné la Fondetec (fondation de la ville de Genève). Nous avons présenté un dossier que nous avons défendu devant une commission et ils nous ont prêté la somme demandée ».

Aviez-vous une idée précise pour votre local ? Quelle ambiance proposez-vous ?
Charlène Kurer : « Après 8 mois de recherche, nous avons trouvé notre local idéal.
Nous cherchions un lieu chaleureux pour que les clients soient à l’aise. L’idée était de créer un centre différent de ce qui existait à Genève. Nous voulions donner l’idée du voyage, de l’évasion ».

Quelles prestations offrez-vous ?
Sophie Hoang : « Outre les flottaisons, à terme nous allons animer des ateliers ou donner des cours divers dans le thème du mieux-être.
A l’entrée le Yucca Café et une bibliothèque pour se détendre.
La boutique proposera des produits cosmétiques locaux ».

A terme nous organiserons des ateliers ou des conférences données par le Dr Michael Ljuslin ou d’autres intervenants.

Quelles sont les spécialités de vos thérapeutes ?
Sophie Hoang : « nous avons une sophrologue et une thérapeute en shiatsu ».

Quel que soit le centre que vous choisirez, lors de ce bain, cette expérience, vous pourrez soit rester dans le silence et face à vos pensées soit vous laissez porter par une ambiance sonore comme des bruits de la forêt ou le chant des baleines.

Pour prolonger ce moment de bien être, vous aurez peut-être envie d’un thé ou d’un moment de méditation avant de retrouver le bruit de la ville. Quoiqu’il en soit vous n’aurez qu’une seule envie… celle de revenir !

Souhaitons à ces deux jeunes centres le plein succès qu’ils méritent.

Namaka
Rue Alfred Vincent 5
1202 Genève
namakafloat.com/

Origin
Rue du Prévost-Martin 23
1205 Genève
originfloat.ch

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Photo du profil de Nathalie Rendu
Photographe installée à Genève. Si je suis photographe généraliste, je suis plutôt orientée portrait, immobilier, produits (montres et bijoux), la nourriture sans oublier les événements.
Studio photo, Ecole photo, stage photo à l'étranger (Nashville, Venise, New York, safari photo en Afrique, etc...).

www.peintresdelumieres.com

J'anime également une émission de Country Music sur Radio Cité Genève 92.2 "Country in the City".

http://radiocite.ch/chart/country-in-the-city/

J'ai fait le choix d'essentiellement parler de la musique country moderne, celle qu'on entend sur les ondes américaines. Rien à voir avec celle qu'on nous présente en Europe. Evidemment je n'oublie pas de temps à autre de diffuser quelques titres de la country classique des westerns de notre enfance.

J'écris principalement des articles sur les artistes ou l'artisanat genevois (musiciens, comédiens, créateurs).

Comme je ne connais pas tout le monde, les artistes peuvent aussi me contacter pour un coup de projecteur....

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