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Plus que jamais, les diamants sont éternels à Genève

Deborah et Roberta Fleurs or serties de diamants Papillons or sertis de diamants Ear cuffs or serties de diamants Ear cuffs or serties de saphirs Ear cuffs or serties de rubis Bague modulable or serties de diamants blancs et noirs
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Bague modulable or serties de diamants blancs et noirs

A l’heure des success stories liées à la mise en avant de l’entreprenariat, on constate que de plus en plus de femmes se lancent dans l’aventure. Services à la personne, restauration, édition, cosmétiques, prêt-à-porter ou encore joaillerie, les domaines sont multiples et les concepts florissants. De plus, la cité de Calvin, en constante mutation économique, offre à ces ambitieuses des démarches plus simples ainsi qu’une aide plus prononcée. Ces dernières sont des femmes indépendantes qui n’ont pas froid aux yeux et dont les idées fusent aussi vite que leur envie d’entreprendre. En ce début d’année, laissez-moi vous présenter deux suissesses au visage de poupée et au sourire ravageur, Roberta Belfer et Deborah Peress, ainsi que leur bijoux de société : Baoshi Jewellery…

Comment êtes vous arrivées jusqu’ici ? Quelle est votre formation ?

Deborah : Moi, je suis architecte à la base et j’ai fait plusieurs cours de gemmologie, des modules. Ma formation de base n’est certes pas dans la bijouterie mais je pense que entre l’architecture et ces modules, j’ai un bon bagage pour tout ce qui touche au design et à la création.
Roberta : J’ai fait le GIA à New York (ndlr : Gemological Institute of America), il y a de cela 8 ans. J’y ai étudié tous les diamants, les pierres précieuses ou encore les perles. C’est un endroit très connu et reconnu pour se spécialiser dans les gemmes ; notamment avec le certificat de diamants. C’est avec ce diplôme que je me suis tournée vers la joaillerie.

Quand est-ce que vous est venue l’idée de créer votre propre entreprise ?

Deborah : On a commencé il y a peu, en décembre 2015 mais on l’a vraiment lancé en avril.
Roberta : En avril, c’était le premier événement pour lancer les produits. C’est à ce moment là que nous avons montré notre première ligne créée et donc notre marque au public, aux potentiels clients de Baoshi.

Pourquoi “Baoshi” ? Cela a une signification particulière ?

Deborah : Baoshi veut dire “pierres précieuses” en chinois.

Donc si j’ai bien compris, vous créez, vous faites sur-mesure…?

Deborah : Alors on a commencé avec un concept particulier, on a voulu créer une grande diversité de produits pour tous les âges en fait, c’était vraiment ça l’idée : toucher toutes les classes d’âges et voir ensuite les tendances et les goûts de chacune pour créer.
Roberta : On voulait de la diversité et non pas fixer une tendance unique.
Deborah : Au Brésil en fait, il y a beaucoup ce concept de femmes qui font des bureaux pour pouvoir recevoir leurs clients et clientes – on a pas cette formalité de rentrer dans un magasin, on voulait quelque chose de plus cosy dans nos bureaux. On se déplace également chez nos clientes et cela arrive même qu’on leur laisse quelques pièces deux trois jours pour qu’elles réfléchissent et qu’elles puissent voir le bijoux sous toutes ses coutures. Notre concept, au-delà de créer des bijoux, est de proposer plus de flexibilité aux clients que ce soit dans les déplacements et dans les créations sur-mesure.

Est-ce vous qui dessinez les bijoux de votre collection ?

Deborah : Pour les dessins techniques de bijoux, nous ne sommes pas les plus expertes. Donc ce que l’on fait c’est que l’on dessine le bijoux en gros et ensuite nous envoyons le dessin chez un intermédiaire à Anvers qui lui est très méticuleux.
Roberta : Pour réaliser parfaitement le prototype du bijoux “en dessin” si je puis dire, il faut un logiciel spécifique qui prend du temps à maîtriser ; de la modélisation en somme qui comprend les mesures, les trous pour le sertissage…
Deborah : Pour la création matérielle, c’est soit par notre intermédiaire, soit par un autre de nos ateliers à Hong Kong ou en Italie.

Quelles sont vos inspirations qui ressortent dans vos collections ?

Roberta : Sur la dernière collection, on a beaucoup travaillé sur le thème de la nature. On avait beaucoup de papillons, de fleurs…
Deborah : De fleurs très colorées. On a amené beaucoup de couleurs dans des formes organiques. Et maintenant, ce sur quoi on travaille pour la prochaine collection, c’est les formes géométriques et les symboles spirituels.
Roberta : On aimerait faire de Baoshi un concept trendy, que l’on puisse reconnaître la marque d’un seul coup d’oeil et se dire : ah ça c’est du Baoshi. Il nous faudra peut être mettre en avant moins de diversité par la suite pour pouvoir miser sur la touche Baoshi.

La touche Baoshi ? Avez-vous une pièce qui vous représente parfaitement ?

Deborah : Sur les dernières ventes, je pense que l’on peut facilement dire que ce qui fait Baoshi sont les “ear cuffs” (ndlr : boucles d’oreilles clous qui remontent sur le lobe de l’oreille) et les papillons.
Roberta : Les diamants blancs marchent très bien à Genève, ceux sertis en baguette. Nous avons donc décidé de nous baser sur cette tendance pour la prochaine collection.

Il y a-t-il des pierres précieuses qui marchent plus que d’autres mis à part le diamant ?

Deborah : On voit que le saphir est très populaire au détriment du rubis et de l’émeraude, peu importe la saison.
Roberta : On a constaté aussi que le diamant noir revenait sur le devant de la scène. On adore ! C’est plus fashion, moins classique. Il y a aussi des coûts moins élevés lorsque l’on fabrique un bijoux avec des diamants noirs donc le prix de vente devient plus attractif pour les clientes. Le diamant champagne commence aussi à s’imposer…
Deborah : A Genève, surtout et en ce qui concerne les diamants, la tendance va être sur ces trois couleurs : brun, blanc et noir. Mais pour les autres couleurs, notamment des autres pierres précieuses, les gens ont du mal et préfèrent rester dans le classique.

Vos pièces sont “modulables”, un concept d’ailleurs assez original dans la joaillerie, parlez-nous en…

Roberta : On aime beaucoup ce concept de changer, par exemple passer d’une paire un moins habillée pour la journée à une paire habillée pour le soir et ceci juste en ajoutant une perle sur la boucle d’oreille. C’est un concept qui marche très bien au Brésil, toutes les générations portent ce type de bijoux modulables.
Deborah : Ce concept est présent dans toutes nos pièces. Une même pièce, comme par exemple une bague, peut devenir une broche en détachant le motif de l’anneau ; on aime beaucoup jouer sur l’originalité.

Quel est votre ressenti après quelques mois à la tête d’une jeune entreprise ?

Roberta : On veut travailler de plus en plus pour que l’on puisse réaliser pleinement notre rêve, continuer à faire grandir la marque, créer des collections réalisées par nos soins à 100% ; bien sûr ! Pour la prochaine collection, on sait ce qu’on va faire et cela nous motive beaucoup de voir si cela va prendre !
Deborah : Je pense surtout que l’on a beaucoup appris sur le terrain, parce que mine de rien cela ne fait pas très longtemps que nous sommes dans le monde et de la joaillerie et de l’entreprenariat. Lorsque l’on sait où l’on va, on peut faire de belles choses. Les gens autour de nous nous apportent aussi beaucoup et nous leur sommes très reconnaissantes !

Exposition au Salon International de la Bijouterie à Paris, ouverture prochaine d’un e-commerce sur leur site, 2017 n’est que le début d’une fièvre créatrice qui semble avoir touchée de plein fouet nos deux entrepreneures. Et comme l’a si bien dit Roberta en fin d’interview, “le ciel est la limite” !

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Photo du profil de Sivanah Lachavanne
Franco-suisse de 24 ans ou ferneysienne-genevoise mais surtout fière de pouvoir combiner ces deux entités au niveau culturel, politique et économique.
Etudiante en Master Science du Langage et Histoire moderne
La micro-actualité n'est pas le sous-domaine de l'actualité, au contraire !
Ouvrons nos yeux et nos esprits à la ville, pour une information accessible.

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