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Café ou chocolat ?

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J’ai une amie qui de temps en temps m’appelle, la voix rapide et enjouée : « Tu viens boire un petit café ? », je sens qu’elle veut dans l’urgence me confier un souci ou une joie, me demander un conseil vite fait. Nous passerons un bref moment ensemble, même debout, devant un petit noir à discuter passionnément. D’autres fois, nous sortons ensemble et après un concert ou un film, elle me dit d’une voix rêveuse « : J’ai envie d’un chocolat chaud » et nous nous installons dans un tea-room confortable pour commenter le spectacle et évoquer des souvenirs. Différence d’ambiances selon le breuvage. A Carouge, deux artisanes nous proposent café ou chocolat, confection 100 % maison. Dans sa boutique au 46 rue Ancienne, la torréfactrice Neslihan Grasser virevolte entre la douzaine de cloches de verre recouvrant les différents cafés qu’elle a torréfiés. Elle me les fait humer, tout en me décrivant les nuances des arômes d’Arabica cueillis dans différents pays : l’Ethiopie, le Pérou, le Brésil et d’autres. Venue de Turquie, d’une famille de torréfacteurs, en tant qu’ingénieure chimiste, elle a d’abord travaillé aux USA, puis comme coordinatrice de projets à l’ONU, avant de se lancer dans le retour au travail concret et à la continuation du savoir-faire familial, en tant qu’indépendante. Elle a donné le nom de Valmandin à son entreprise, contraction du nom d’une pierre précieuse grenat, l’almandin, et du mot valeur, honorant sa famille qui lui a transmis ses secrets de fabrication. C’est à Satigny qu’elle officie devant des fourneaux, en grand secret. A Carouge, elle accueille la clientèle avec un sourire craquant, vend et moud les grains et fait déguster ses cafés. On sort de l’échoppe, boosté autant par la gentillesse de Neslishan que par la caféine si divinement répartie. www.valmandin.ch

Secrets de famille

Odile et Yves Gianetti, de la Chocolaterie de l’Arve, viennent de remettre leur arcade de la Place de l’Octroi, après 32 ans de production et de service, à une nouvelle artisane. Celle-ci, discrète, ne veut pas donner un autre nom que celui de sa marque déposée « la Chocolatière ». Par amour du chocolat, elle aussi a arrêté une carrière lucrative pour se mettre aux fourneaux et à suivre un apprentissage à Lausanne, où son maître, un vieil artisan, lui a transmis ses recettes secrètes. En 2016, gagnant le Prix du Rallye du chocolat lausannois, elle est devenue le fournisseur officiel de la Ville de Lausanne. C’est peu après ce succès qu’elle tombait sous le charme de la Chocolaterie de l’Arve et gagnait le cœur des Gianetti. Le cadre cosy et la vendeuse si sympathique qui nous souhaite la bienvenue à peine la porte ouverte demeurent pour le plus grand plaisir des amateurs et amatrices de vrai chocolat artisanal, en pralinés ou en boisson. Et ceet été la petite terrasse sera réaménagée. www.lachocolatiere.ch

Pour parler de ces divins breuvages, il faut une plume de grand talent. Par exemple, celle de Nino Hararischivili dans « La huitième vie », (ed. Pirhana, 2017) : « Son goût était incomparable, sa dégustation tenait d’une expérience supraterrestre, de l’extase spirituelle. On se sentait fondre avec cette substance sucrée et entrer en osmose avec sa découverte exquise, on en oubliait le monde autour de soi et on n’éprouvait plus qu’un seul et unique sentiment de bonheur… »

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