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Genève pour les plus petits

Emilie Servettaz © Eugénie Rousak Le Guide © Eugénie Rousak Genève en famille © Emilie Servettaz
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Genève en famille © Emilie Servettaz

C’est en devenant maman d’une petite fille, qu’Emilie Servettaz a décidé de lancer son blog, Les Petits Genevois. Se spécialisant sur les endroits kids-friendly à Genève et à l’étranger, elle a rassemblé une multitude d’adresses originales et conviviales à tester en famille. A côté de son blog, Emilie Servettaz s’est également lancé un autre défi : publier un guide bilingue français-anglais retraçant plus de 200 lieux genevois à visiter avec les enfants. Après deux ans de recherches et d’écriture, son livre a été publié au mois d’août et une réimpression est déjà en cours. Signé Genève est allé à sa rencontre pour discuter des origines du blog et de la conception du livre.

Signé Genève : Quel est ton parcours professionnel ? T’a-t-il aidé à te lancer dans l’écriture du blog et du guide Genève en famille ?
Emilie Servettaz : Je suis une vraie genevoise, je suis née et j’ai grandi à Genève. J’ai ensuite déménagé à Paris pour faire des études d’histoire à la Sorbonne, avant de revenir en Suisse pour continuer mon parcours universitaire dans la muséologie. Finalement, j’ai commencé à travailler dans l’édition d’entreprise d’abord dans une banque, puis dans l’horlogerie. Même si je ne m’occupais pas directement de la diffusion, cette expérience m’a permis d’avoir des bases et des outils que j’ai ensuite pu mettre en pratique durant la création de mon guide. Depuis janvier, j’ai pris la décision de me consacrer davantage au blog et au guide, qui a connu un succès auquel je ne m’attendais pas !

SG : Comment est-ce que l’idée du blog Les Petits Genevois est-elle née et depuis quand existe-t-il ?
ES : J’ai commencé le blog en octobre 2015, il y a exactement trois ans, en devenant maman. J’ai remarqué que je passais beaucoup de temps à chercher les bonnes adresses à faire en famille, que cela soit à Genève ou lors de nos vacances à l’étranger. J’ai donc tout simplement voulu partager mes préférées ! Ce principe existait déjà à Paris et j’aimais vraiment l’idée de pouvoir découvrir les bons plans d’un « copain » virtuel. J’ai opté pour le format du blog, car il me permet de partager mon expérience et écrire, l’une de mes grandes passions. Sur Les Petits Genevois je présente ainsi un lieu ou une activité et j’essaye d’apporter une anecdote personnelle.

SG : Pourquoi as-tu décidé d’également écrire un guide ? Est-ce que ce sont les mêmes adresses sur le blog que dans le livre ?
ES : J’ai eu l’idée du guide Genève en famille il y a deux ans et depuis j’y ai travaillé avec des pauses plus ou moins importantes, tout en alimentant mon blog en parallèle. Finalement, cette durée assez longue m’a permis de rajouter et d’enlever des éléments et de l’adapter aux nouveaux endroits. Sur un plan comparatif, le guide est plus complet que le blog. Plus d’adresses sont mises en avant et il est plus orienté sur Genève. Dans le guide j’ai également voulu faire six interviews de six parents de divers horizons, qui ont tous une activité assez particulière à Genève. Ainsi, j’ai décidé de montrer une journée en famille de Julien de Preux, Laurent Berthelot, Magali Bican, Guillaume Mégevand, Nouhad Monpays et Stéphanie Vidonne. Pour préserver leur style et leur personnalité, je leur ai demandé de rédiger eux-mêmes leurs textes, même si je les ai tous rencontrés pour faire les photos. Je pense que ces pages rajoutent un vrai plus au guide, qui est finalement devenu le guide de tout le monde !

SG : Comment as-tu choisi les adresses du guide ? Est-ce que tu as donné des avis négatifs ?
ES : J’ai testé toutes les boutiques et la majeure partie des restaurants. Quelques adresses, notamment en France voisine, ont été approuvées par des amis proches, en l’avis desquels j’ai entièrement confiance. J’ai ensuite contacté les restaurants que je voulais citer dans le guide pour avoir leur accord. En ce qui concerne les avis négatifs, j’ai pris la décision de ne pas en donner. Si un établissement ne me plait pas, je n’en parle pas. N’étant pas journaliste, je ne pense pas avoir la légitimé de dire à quelqu’un qu’il fait mal son travail, surtout si la personne vit de cette activité. Ne se concentrer que sur des avis positifs donne également une dynamique différente au blog et au guide, qui me correspond plus. On dit souvent que les genevois sont râleurs, justement, je veux mettre en avant les bonnes choses qui se passe dans notre ville.

SG : Quelles étaient les étapes nécessaires pour créer ton guide et pourquoi as-tu décidé de l’autoéditer ?
ES : J’ai tout fait à l’inverse! Après avoir eu l’idée du guide, j’ai commencé à contacter les différents éditeurs et une maison d’édition genevoise a accepté le projet. J’ai donc écrit le texte, rajouté les photos et leur ai envoyé la première version. Après quelques suggestions et changements ils ont validé le guide, mais malheureusement un problème de budget a arrêté la progression. J’ai essayé de contacter d’autres éditeurs qui étaient partants pour le projet, mais désiraient un ouvrage qui corresponderait à leur ligne éditoriale. J’ai commencé à croire qu’après deux ans de travail et beaucoup d’énergie investie, mon livre était tombé à l’eau. Lors d’une rencontre de Genuine Women, un réseau d’entrepreneurs dont je fais partie, les autres membres m’ont suggéré de faire un crowdfunding (levée de fonds) pour financer ce guide. L’idée de l’éditer moi-même m’a intriguée et j’ai décidé de me lancer dans cette aventure. Après réflexion, j’ai décidé de me tourner vers la plateforme WeMakeIt, très appréciée pour les projets locaux. Après avoir publié une description de mon projet, la période de levée de fonds a commencé. Ces trente jours ont été très stressants pour moi, je suis passée par tous les stades de l’angoisse et de l’excitation. Finalement, au bout de 25 jours, j’ai récolté la somme nécessaire, qui a permis de financer le travail de l’illustratrice Juliette Haenni, la relecture de la partie anglaise par Fernanda Guerrero et de lancer l’impression. Comme je voulais imprimer mon guide en Europe, j’ai fait appel à un imprimeur milanais, dont je connaissais déjà la qualité. Ensuite est venue la phase de la promotion. Pour être tout à fait honnête, je pensais que la diffusion serait très complexe, mais quand je contactais les librairies, elles se montraient enthousiastes. Petites et grandes, comme Payot par exemple, elles ont accueilli mon guide les bras grands ouverts, alors qu’elles ne me connaissaient pas. J’ai également pu faire mon vernissage à la Librairie de l’Ile.

SG : Quels sont tes projets et plans futurs ?
ES : Le guide a déjà été précommandé par plusieurs librairies, je suis donc en pleine seconde impression. Sur un plan plus personnel, j’attends un heureux événement pour le mois de mars, donc encore plus d’adresses à tester avec ma famille bientôt agrandie. Et pourquoi pas un second volume ?

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Photo du profil de Eugénie Rousak
Passionnée par l’art et les tendances nouvelles, Eugénie Rousak a plus de dix ans d’expérience dans la sphère médiatique. Après avoir vécu quelques années en France et en Allemagne, elle porte un regard nouveau sur les quartiers de Plainpalais et de Versoix et sa campagne. Munie de son bloc-notes et de son reflex, elle est constamment à la recherche des évènements inédits et intrigants de Genève.

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