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Les peintres genevois: Jacques-Laurent Agasse

Les peintres genevois: Jacques-Laurent Agasse

Après avoir présenté Toepffer et Massot dans les articles précédents, l’article d’aujourd’hui est quant à lui consacré à l’un de leurs amis les plus célèbres : Jacques-Laurent Agasse.

Contrairement aux deux autres, Agasse, malgré son talent indéniable, voire supérieur aux deux autres selon certains commentateurs, a vécu une existence relativement difficile, presque misérable. Sa réputation en tant que peintre de qualité n’a été établie qu’après sa mort, ce qui nous confirme qu’il n’a pas vraiment vécu de son art.

Notre artiste, d’origine familiale française, est né à Genève le 29 mars 1767. Son goût pour le dessin s’est développé relativement tôt et en 1786 il intégra l’atelier du très célèbre David, à Paris. Ses parents, des aristocrates ambitieux, ont désiré de lui qu’il fasse des études d’anatomie, d’ostéologie, de dissection et de médecine vétérinaire, en plus de ses études artistiques. Pourtant, Agasse, homme d’un naturel simple, semblait ne se soucier que de sa pratique picturale ainsi que des animaux. Faisant fi de diverses conventions sociales malgré ses origines patriciennes, voilà ce que nous dit une lettre de Mme Gosse : «A Paris, écrit sa tante, on ne l’appelait que le Savoyard et lorsque nous le conduisîmes avec la tante-marraine et ton oncle, en 1786, nous ne pouvions le présenter dans les bonnes compagnies parce qu’il ne voulait point porter les bas de soie et une épée. »

Jacques-Laurent Agasse part à Londres durant la révolution, mais revient rapidement. On a conservé de lui, à son retour, divers études d’animaux : chevaux, chiens, chèvres, vaches, tigres ou encore renards, ces tableaux montrent son intérêt pour la faune. Il fit également des portraits d’hommes et de femmes.

La révolution ayant ruiné ses projets, il décida de partir à nouveau pour Londres pour tenter de vivre de son art. Il tenta cela de mieux qu’il put, mais malgré quelques expositions comme celle à la Royal Academy en 1901, il ne rencontra jamais un succès retentissant. Cela l’empêcha bien évidemment de vivre aussi bien qu’il le voulait.

Sa vie fut difficile certes malheureusement, mais son art lui à certainement donné quelques jouissances. Ces jouissances à travers la peinture l’ont sûrement aidé à tenir le coup. Il mourut en 1849 et plusieurs de ses peintures furent vendues à bas prix.

Ce fut avant tout un homme d’idées qui suivit son rêve d’indépendance, sans que l’on sache si la crédulité de ses contemporains lui mire le doute. Ce n’est qu’environ demi-siècle après sa mort qu’on lui rendit convenablement justice. C’était malheureusement trop tard pour réaliser son rêve de vivre bien de son art.

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