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Maison Perruche : le projet mode original, écolo et participatif d’une artiste genevoise

Première Création Collection Louve,  © Nicolas Lieber, 2017 Céline Peruzzo portant du Louve by Maison Perruche, © Nicolas Lieber, 2017
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Céline Peruzzo portant du Louve by Maison Perruche, © Nicolas Lieber, 2017

9 avril. 35 jours. C’est le temps qu’il reste à Céline Peruzzo pour financer la première collection de la maison de couture Maison Perruche qu’elle vient de créer. A l’instar d’autres entrepreneurs de sa génération, cette artiste des Pâquis à Genève a en effet décidé d’inscrire en ligne son dessein créatif sur une plateforme de « crowdfunding ». Le procédé est simple : Céline a des idées et vous, vous avez peut-être les sous qui lui manquent pour mener son projet à bien. Quarante jours pour lever des fonds en ligne et si le plan se réalise, l’initiateur rétrocède certains avantages à ceux qui ont bien voulu l’aider. Tel est le principe.

Mode écolo

Le projet justement ? Retoucher de vieux manteaux de fourrure qui dépérissent dans les placards de nos grand-mères depuis que les campagnes publicitaires nous ont ordonné de jeter la fourrure aux oubliettes, éthique oblige. « L’idée n’est pas de publiciser le port de nouvelles fourrures, l’élevage d’animaux dans le seul but de leur arracher la peau est intolérable » rappelle cette jeune trentenaire. Diplômée de la Haute Ecole d’art et de design de Genève, Céline Peruzzo est une artiste aux penchants pour la mode, mais pas n’importe quelle mode. « On fabrique beaucoup trop de vêtements en masse dans des usines délocalisées alors que nos armoires sont remplies d’habits qui n’attendent que d’être réutilisés ». Voilà le constat sévère qu’elle dresse sur l’industrie de la mode et qui est à l’origine de ce projet novateur aux accents écologiques.

Louve by Maison Perruche, du Swiss made revisité à Belgrade

Pour lancer sa première collection qu’elle a baptisée Louve, Céline a déjà recueilli en chinant une dizaine de manteaux de fourrure qu’elle a redessinés pour en faire des créations. Des modèles exclusifs qu’elle entend ensuite présenter aux potentiels acheteurs lors d‘un l’évènement-vernissage qui se tiendra à Zürich l’hiver prochain.  « Ce sont des manteaux produits en Suisse il y a 50 ans et plus. Il y a du vison, du renard blanc, du chat sauvage » détaille notre créatrice en devenir. Actuellement à Belgrade, les pèlerines n’attendent plus que les coups de ciseaux de couturiers experts pour être transformés en vêtements vintage. Pourquoi Belgrade ? « C’est ma ville de cœur » répond l’artiste en souriant, elle qui s’y rend régulièrement. Au-delà de l’avantage économique indéniable que lui procure la main d’œuvre serbe, Céline a en effet trouvé chez les artisans de Belgrade une main sûre et experte, habituée à travailler les peaux. « Il y a bien-sûr un mouvement anti-fourrure dans ce pays comme partout ailleurs, mais les hivers à Belgrade sont rudes et les gens continuent à en porter. Culturellement l’idée est mieux acceptée, explique-t-elle et les tailleurs là-bas ont un savoir-faire en la matière ».

Un projet participatif

Résumons. Des idées, Céline en a. Les fourrures et le savoir-faire, elle a déjà trouvé. Ce qui lui manque maintenant c’est le petit coup de pouce financier pour mener son projet à terme. Le temps presse mais les donateurs sont néanmoins au rendez-vous. En une semaine, l’initiatrice du projet a déjà mobilisé une quinzaine de contributeurs et recueilli près de CHF 4’500.— sur les CHF 11’000.— du budget dont elle a besoin. Suivant les apports (allant de CHF 50.— à  CHF 2’400.—), Maison Perruche s’engage à remercier ses soutiens en leur offrant des photos de ses pièces uniques, des invitations gratuites à l’évènement-vernissage, mais aussi un billet d’avion pour Belgrade ou encore des objets vintage en fourrure aux noms très… décapants. Du bikini « tous à poils » aux moufles d’hiver « un poil dans la main », on peut dire que notre Pâquisarde ne manque pas d’humour ! Si le budget n’est pas atteint, tout le monde sera remboursé. Mais dans le cas contraire, « les modèles existeront et prouveront que le recyclage de vêtements d’exception doit continuer ! » conclut notre créatrice. Amateurs d’art ou de mode, écolos ou simples curieux sont désormais avisés. A vos claviers !

Louve by Maison Perruche, le projet en vidéo : https://vimeo.com/210498638
Louve by Maison Perruche, crowdfunding : https://wemakeit.com/projects/louve-by-maison-perruche
Céline Peruzzo : https://celineperuzzo.myportfolio.com

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