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Révolution silencieuse à Carouge

Devant le Foyer pour requérants d'asile de la Praille.  © Maryelle Budry © Maryelle Budry Le maire de Carouge, Nicolas Walder, inaugure les bacs potagers lancés par les Carottes rouges. © Maryelle Budry Chemin de la Marbrerie sur une friche industrielle.  © Maryelle Budry
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Le maire de Carouge, Nicolas Walder, inaugure les bacs potagers lancés par les Carottes rouges. © Maryelle Budry

En mars, le maire de Carouge nous invitait au cinéma BIO à la projection du film « Révolution silencieuse » de Lila Ribi. Un paysan du Jura bernois, pour être fidèle à ses convictions, vend ses vaches et se lance dans la culture biologique de céréales locales. Il lui faut beaucoup de courage et de confiance pour assumer son choix. Mais la première récolte est prometteuse. Dans le même cinéma, nous avions vu « Wild plants » de Nicolas Humbert, montrant des jardiniers actifs sur les ruines de Détroit, les maraîchers pionniers des Jardins de Cocagne à Genève, et un biologiste activiste qui de nuit parcourt Zurich pour jeter des graines dans les endroits les plus minéralisés. Au printemps, partout dans la ville, les fleurs urbaines s’épanouissent.
A Carouge, malgré les critiques et les railleries, émises notamment lors des safaris verts aux Noirettes (cf www.signegeneve.ch/geneve/centre/jardins-urbainsa-carouge.html) les jardins urbains se multiplient, silencieusement, sans coups d’éclats, et les mentalités acceptent peu à peu le retour de la nature. www.signegeneve.ch/highlight-news/demain-a-carouge.html
Les Carottes rouges, une équipe de jeunes « conseillers en environnement », a été mandatée par la commune pour mettre sur pied les premiers potagers, dans quatre points de la ville, un dans le nouveau quartier de la Vigne-Rouge et trois dans le quartier de la Praille, dont le Square Montfalcon, dit des Pirates, où l’expérience lancée a été fêtée officiellement le 6 avril. Un mois plus tard, rien n’a été vandalisé comme prédit par les naturo-sceptiques. L’arrosoir est toujours attaché et les plantes (fraises, herbes aromatiques, courges) poussent vaille que vaille. Les marraines jardinières vivent au rythme de la météo, comme les paysans, s’inquiètent de la sécheresse, saluent la pluie, redoutent le gel et la grêle, se rencontrent une fois par semaine pour échanger leurs émotions et leurs connaissances et programmer les tours d’arrosage. Cultiver au bas de chez soi, pour manger plus sainement, et aussi pour rencontrer ses voisin-e-s et créer des liens.
Très bien … mais ce n’est pas tout ! Je découvre des affiches pour de nouvelles plantations : « Venez planter votre graine et cultiver, animer, construire » ces prochains samedis de mai au 16 rue des Moraines, sur les parcelles abandonnées par les marbriers…. Justement, j’ai raté la mise en place du jardin en permaculture du chemin de la Marbrerie, dans le cadre du Forum Grosselin, qui prépare entre habitant-e-s un des grands projets du PAV. Il y a plein de projets partout dans le canton, voir le site de Nature en ville http://ge.ch/nature/information-nature/nature-en-ville. Il donne le tournis, tant on découvre de réalisations: on végétalise des toits et des usines, ainsi on sauve les abeilles, les grenouilles, les libellules et même les serpents, les fleurs côtoient les panneaux voltaïques et les pipe-lines… Et les émules du Zurichois Maggi courent les rues…
Enfin, le maire de la Ville de Genève annonce la plantation de 10.000 tournesols, dont 1250 rue de Carouge ! La révolution des plantes avance silencieusement, mais sûrement.

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