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De l’entreprise de décoration à l’école d’art, il n’y a qu’un pas !

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Ce mardi, c’est d’un pas décidé que je me dirige à la rue Maunoir, dans le quartier des Eaux-Vives. Arrivée à destination, une vitrine se dresse devant moi. Des sculptures, une enseigne et me voici à l’intérieur. Plongée au coeur du XVIe siècle florentin, dans un couloir de chevalets, se tiennent diverses créations classiques. Puis, un canapé couché devant un mur de couleur profondes et une table avec différents éléments blancs, ornent le fond de la salle de cours. Ce décors historique, nous le devons à deux hommes passionnés : l’artisan – comme il aime qu’on l’appelle – Alin-Victor et son associé Davide. Déclinant un café quoique bien tentée, je me laisse tout d’abord porter par le flot de questions qui me submerge dans cet artistique endroit.

Sivanah : Parlez-moi de votre entreprise, Deco4all, qu’est-ce qui fait sa particularité ?

Alin-Victor : Nous sommes une entreprise de décoration, d’artisanat. On développe que des produits qui n’existent pas en tant que tels, que les autres entreprises ne font pas. A la base, on voulait développer quelque chose qui est à nous, surtout au niveau du revêtement. La feuille d’or par exemple, ça se fait beaucoup par contre tout ce qui est revêtement tridimensionnel, ça se trouve plus difficilement. Je travaille souvent pour des clients qui veulent des choses spéciales, uniques que nous réalisons soit en atelier, soit directement sur place chez le client.

Sivanah : Quels sont les types de clients que vous avez ?

Alin-Victor : Je travaille avec plusieurs entreprises dont une en particulier, Pelosi, avec qui je suis en partenariat. Mais souvent ce sont des particuliers qui ont un certain niveau de vie. On a par exemple travaillé avec une grande fortune des pays de l’est, qui nous a demandé de recouvrir leurs murs d’or ou encore avec une milliardaire chinoise, qui elle a choisi un revêtement avec une impression de tissus… On veut donc surtout développer ces enduits et ces choses décoratives, maintenant, on est plus tellement à la mode des tableaux – mais ça va revenir, j’espère (rires) – donc ce que les clients recherchent c’est avant tout ces enduits prestigieux sur les murs.

Sivanah : Au niveau des matériaux, sont-ce les clients qui les demandent ou vous qui les proposez ?

Alin-Victor : ça dépend ! Quand on démarche des clients on va tout d’abord présenter ce que l’on fait et après oui, il y en a qui ont déjà certaines idées. Certains veulent aussi simplement remettre à leur sauce ce qu’ils ont pu voir par exemple en Italie. On nous a demandé des choses atypiques, ce qui ne se fait plus du tout comme des vitraux ou des fresques à ’ancienne. On vient d’ailleurs de faire une fresque à l’Église Saint-Joseph, d’une vingtaine de mètres carrés, quelque chose de très classique et renaissantiste. Au final, beaucoup d’entreprises font de la décoration mais on fait appel à nous lorsqu’il y a des projets de restauration, ou un travail nécessitant des techniques particulières.

 

Monter une entreprise, c’est déjà un défi mais y associer à une école, c’est un pari fou! Et c’est justement ce pari qu’ont l’intention de relever nos deux protagonistes. Beaucoup de paperasse ont passé, passent et passeront sous l’oeil avisé de Davide, le directeur commercial. S’occupant du réseautage, indispensable dans le domaine de l’art et de la culture, il mène des journées aussi harassantes que son ami-associé. Alin quant à lui continue ses créations, sur mandat et travaille actuellement sur le programme de son école : “j’ai préparé mes cours, voyez tous ces classeurs !” me dit-il fier, bien qu’il connaisse déjà parfaitement la tâche.

Sivanah : Qu’est-ce que vous proposez concrètement avec votre École Art Décors ?

Alin-Victor : Ce sont principalement des cours à la carte que l’on propose. Il n’y a plus de formations à plein temps avec diplôme et tout ça comme j’ai pu en donner il y a quelques nnées ; déjà parce que je préfère être sur le terrain, j’aime travailler et créer des choses mais aussi parce que ces cours à la carte sont le moyen de laisser les gens s’exprimer, de leur donner libre court à leur imagination. On veut conserver cette lignée, alors oui c’est des cours du soir et oui, c’est pour les gens qui travaillent mais dans le but d’avoir des résultats.

Sivanah : Il y a des thématiques pour chaque cours ?

Alin-Victor : Oui, enfin tout ce qui est technique décorative. Pour le dessin d’observation par exemple, on commence par les basiques notamment en observant les structures, appréhender la géométrie et au fur et à mesure on évolue vers des sujets plus complexes. On a un cours de peinture et de dessin libre pour ceux qui veulent qu’on les accompagne dans leurs créations.
Tout le reste est encadré. Il y a 10 règles en dessin, si on les maîtrise alors on peut tout faire ! C’est ce qu’on essaie de faire passer aux élèves. Et c’est aussi pour cela que je me considère comme artisan parce que je ne suis pas du tout dans cette optique élitiste attachée aux artistes. On peut tous être artiste, on a tous de l’imagination !

Sivanah : Est-ce que vous recommandez aux élèves d’acheter des fournitures, d’avoir leur propre matériel ?

Alin-Victor : Bien sûr, parce qu’on ne peut pas juste pratiquer pendant deux heures par semaine ! C’est un hobby assez contraignant mais si on s’y met à fond, on atteint très vite des résultats et une véritable satisfaction personnelle. Apprendre, ça nécessite du temps, de la volonté et de la rigueur. D’ailleurs je donne à mes élèves des sortes de devoirs, à faire à la maison, afin que l’apprentissage ne s’arrête pas à la porte de l’école.

Sivanah : La durée des cours varie-t-elle selon les techniques ?

Alin-Victor : La durée des cours est toujours de 2 heures minimum mais il y a clairement des cours où on recommande de faire plusieurs heures par semaine comme pour le trompe l’oeil. On travaille sur différents matériaux, on fait de la sculpture directement dans la cire (d’abeille), qui permet d’acquérir entre autre des techniques de moulage. Notre plus en tant qu’école est que nous suivons de près les élèves et que comme eux pendant le cours, je n’hésite pas à faire moi aussi l’exercice pour qu’ils aient un visuel concret en face d’eux.

Entreprise de décoration, école d’art et multiples projets, nous n’avons pas fini d’entendre parler de ces deux messieurs ! Et si la curiosité vous pique un brin, n’hésitez pas à aller à leur rencontre car l’atmosphère de ce lieu, remplit d’allégresse, ne manquera pas de vous redonner le goût de l’apprentissage ! Nos deux acolytes seront également présents aux Automnales du 11 au 20 novembre au stand K41 avec au programme : un trompe l’oeil réalisé devant vos yeux par l’artisan Alin-Victor, la possibilité de commander un portrait tout en bénéficiant d’un rabais de 15% et, le meilleur pour la fin, un tirage au sort afin de gagner un mois de cours !

Deco4all, Rue Maunoir 14
1207 genève
https://ecoleartdecors.ch/deco4all/

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Photo du profil de Sivanah Lachavanne
Franco-suisse de 24 ans ou ferneysienne-genevoise mais surtout fière de pouvoir combiner ces deux entités au niveau culturel, politique et économique.
Etudiante en Master Science du Langage et Histoire moderne
La micro-actualité n'est pas le sous-domaine de l'actualité, au contraire !
Ouvrons nos yeux et nos esprits à la ville, pour une information accessible.

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