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Quand un virus éteint les lampions d’un haut lieu de culture

Avec le confinement, les rideaux sont définitivement tombés sur l’ensemble des spectacles programmés cette année. Pour le responsable du service culturel des Spectacles onésiens, l’impact social et culturel est important. Jérémie Decroux s’arme de courage avec son équipe pour lancer avec succès la saison 2020-2021 en septembre prochain. Il s’est prêté à nos questions. Signé Genève : Quel est l’impact du coronavirus sur les activités des Spectacles onésiens ? Jérémie Decroux : On a dû annuler plusieurs représentations à cause du confinement. Ça fait mal au cœur de voir que les enfants ne peuvent pas avoir accès à nos propositions, de même que d’autres spectateurs car on devait aussi avoir Yann Lambiel les 6, 7, et 8 mai. Il y avait aussi une représentation de Véronique Gallo, qu’on avait dé...

Le Covid-19 brise la vie de la ville d’Onex

Onex est connue pour sa tranquillité mais avec l’instauration des mesures barrières, la ville de 17 mille habitants a presque perdu sa vie. Nous avons pris la température des parcs, aires de jeux, lieux de cultures etc..Le diagnostic est alarmant. Si vous écoutez le dernier single des Rolling Stones intitulé « Living In A Gohst Town » vous vous ferez certainement une meilleure image de ce qu’est devenu Onex depuis le 15 mars dernier. La chanson parle d’un endroit auparavant plein de vie et se retrouve sans vie. Malgré les premiers rayons de soleil de ce début de printemps, les rues sont désertes. Le parc des Evaux quant à lui, est presque totalement vide. D’habitude en cette période de l’année, les piqueniqueurs prennent d’assaut ce parc naturel, mais aujourd’hui, pas de barbecue, pas de b...

Cheveux crépus

Le 25 mars, pour conjurer le confinement, elle a chanté d’une voix éclatante, seule au milieu de notre cour : « Je vois la vie en rose ! » Et quelques jours plus tard, la Coopérative de l’habitat associatif nous a envoyé un message : Léticia Andris était engagée comme deuxième coordinatrice de notre immeuble de l’Ecojonx, chargée de régler les problèmes techniques et de prévenir, par une bonne communication, les éventuels problèmes relationnels. La trentenaire, mère d’un fils de deux ans, a déjà une carrière de compositrice et de chanteuse de jazz avec trois disques, et commence celle d’écrivaine, sous le pseudonyme de Licia Chery. Juste avant l’arrivée du virus, la librairie Payot avait organisé une tournée de dédicaces dans les magasins de Suisse romande pour promouvoir son livre pour en...

Des paniers de légumes à profusion

À Perly, Carouge et depuis peu au centre-ville, l’Union maraîchère genevoise vend ses légumes avec un succès certain, pandémie aidant En cette période un peu particulière, qui réclame rigueur et confinement, chaque sortie de chez soi requiert une pesée des intérêts. Le virus rôde, et avec lui le risque de tomber malade. Mais il faut se soigner, il faut se nourrir, aussi. Et si possible à bons prix. Les frontières étant closes, certains Genevois se retrouvent ainsi contraints à se fournir en nourriture sur le sol genevois. La campagne genevoise l’a bien compris, ouvrant à tour de bras des lieux de vente directe ou les réorganisant en prenant soin des directives fédérales en matière de santé. Depuis quinze ans, à Carouge et cinq à Perly, l’Union maraîchère genevoise (UMG) a ouvert deux...

À cause du ‘Covid19’ les enterrements sont aussi « chamboulés »

L’épidémie de Covid-19 et les mesures d’urgence prises par la Confédération pour l’endiguer bousculent la vie quotidienne de la population, jusque dans son rapport à la mort. Effectivement, lorsqu’on lit les avis mortuaires dans notre Tribune de Genève ces dernières semaines, on constate qu’il est mentionné : « en raison de la pandémie, la cérémonie d’Adieu sera célébrée dans la stricte intimité de la famille ». Et aussi parfois : « une cérémonie du souvenir aura lieu quand les circonstances le permettront ». On remarque aussi malheureusement quelquefois : « décès dû au coronavirus » ou plus tragique encore, comme dans le cas de ce couple âgé résident d’un EMS : « enlevés tous deux à quelques heures d’intervalle à la tendre affection de leur famille, emportés par le Covid19 ». La perte d’u...

Des balcons en or !

Dans ce temps de confinement, quel soulagement de pouvoir respirer sur son balcon ! Je pense très fort aux personnes qui en sont privées, particulièrement aux 700 personnes qui ont signé une pétition à Carouge pour que les immeubles de la Fondation Emma Kammacher, l’ancienne Cité Familia en face de la piscine, en soient pourvus. La pétition, lancée au printemps 18, a abouti ! La commission Grand-Conseil l’a acceptée ainsi que le conseil de la Fondation Kammacher, sous la présidence de Carole-Anne Kast, qui en a accepté le principe. Le coût des balcons, important, restera confidentiel, mais si le financement recherché aboutit, la réalisation n’aura aucun impact sur les loyers ! Deuxième bonne nouvelle. Actuellement la procédure pour obtenir les autorisations est en cours, ainsi que l’appel ...

Il y a de la vie à Clair Bois!

La Fondation Clair Bois s’occupe de personnes en situation de poly-handicap. Elle dispose de cinq foyers ayant chacun sa spécificité. Chambésy pour les enfants, Lancy pour les adolescents, La Gradelle, Pinchat et les Minoteries pour les adultes. Le directeur général, Pierre Coucourde m’a reçu pour me présenter sa formidable Fondation. S’occuper de polyhandicapés, leur permettre le développement le meilleur possible requiert un personnel très compétent et doué d’une patience au-dessus de la moyenne. Chaque personne en situation de handicap a un programme personnalisé, auquel sa famille est associée. Une partie des personnes à motricité très réduite sont résidents des lieux pour adultes. D’autres ont leur propre logement, le plus souvent à proximité, ou habitent...

Les métiers d’art à la Jonction

  Les journées européennes des métiers d’art devaient se dérouler à Genève du 3 au 5 avril. Nous aurions dû visiter des ateliers particuliers ou  les centres de création du Grand-Théâtre.  Dans mon immeuble de l’Ecoquartier où vivent plein d’artistes (comédiens,  peintres, musiciens, scénaristes, réalisatrices, designers, et autres) qui enchantent notre confinement, il y a aussi deux artisans, rappels du passé de la Jonction. Comment différencier artistes et artisans ? Difficile de trancher ! « j’exerce un métier d’art » devraient-ils plutôt dire.   Levan Sikharulidze est graveur en horlogerie. Un métier traditionnellement genevois, puisque Jean-Jacques Rousseau avait commencé un apprentissage en 1725, à l’âge de 13 ans (voir la plaque commémorative rue des Etuves). Après un essai abh...

L’appel du cœur de Jessie’s Genève

En ces temps d’incertitudes, l’entreprise philanthropique de boxes beauté Jessie’s, a choisi de tendre la main aux entreprises et associations en proposant à ses clientes des coffrets sur mesure. « Activités pour la famille, décoration, gourmandises, vin, thés, accessoires, bijoux, doudous, soins… la liste est longue et non exhaustive ! » précise dans son texte, l’édition spéciale composée d’articles fabriqués par des petites et des moyennes entreprises. Jessie’s offre à chaque bourse la possibilité d’agir, dès CHF 10.- et de choisir ses produits préférés par le biais d’un formulaire. L’équipe tient en amont à préciser que « pour cette édition spéciale, nous ne demanderons aucun rabais aux entreprises », aussi, si vous souhaitez f...

Le confinement quand on est cuisinière

Comment vivez-vous ce confinement ? Cristelle Teinturier a répondu à nos questions. La jeune cuisinière de 20 ans nous a parlé de ce moment de confinement et de son métier dont elle hérite de son père. Signé Genève : Est-ce suite aux renforcements des mesures de lutte contre le coronavirus que votre hôtel a fermé ses portes ? Cristelle Teinturier : Oui, du coup, je ne vais plus au travail.Je suis en confinement chez moi. S.G : Comment vivez-vous ce confinement ? C.T : Pour m’occuper je fais à manger à la maison. Je trie un peu mes affaires et je regarde des films. S.G : Que pensez-vous du coronavirus C.T : Je pense que certaines personnes ne prennent pas assez au sérieux ce virus. J’aimerais que tout le monde se rende compte que c’est une réelle crise, que ce n’est ...

L’insoutenable légèreté de l’être, le parfum, portrait d’un alchimiste

Moi monsieur, si j’avais un tel nez, il faudrait que je me l’amputasse!Cyrano de Bergerac : c’est un roc !..c’est un pic…c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ?…c’est une péninsule !. Vous avez certainement déjà entendu ces fameuses tirades sorties de l’une des pièces les plus populaires du théâtre français et la plus célèbre de son auteur Edmond Rostand. C’est ainsi que Cyrano de Bergerac célèbre son nez.Mais pas besoin d’avoir un grand nez pour mieux sentir, d’être un Cyrano pour être un « nez » ! Car être « nez » est un métier. Une personne qui met au point des parfums, un parfumeur créateur qui crée des fragrances. Musc, ambre, jasmin, rose ou muguet : au royaume des odeurs, le parfumeur est roi. Il connaît...

La poste veut fermer le bureau de Perly-Certoux

Il était une fois… un service public. Je me souviens d’un film qu’on nous avait passé en classe, il montrait le parcours d’une lettre, envoyée d’une ville et qui, après bien des pérégrinations, parvenait à une vieille montagnarde, aux confins du pays. La poste était présentée comme un magnifique service donné à la population. Mon grand-père paternel, chez qui je passais toutes mes vacances à Neuchâtel, avait voué sa vie à la poste. Il me parlait avec enthousiasme des « ambulants », le tri qui se faisait dans des wagons postaux, et il était capable de me réciter le nom des gares de toute la Suisse. Puis il travailla dans les bureaux, jusqu’à sa retraite. Pour lui, le service public touchait au sacré. Il m’expliquait que la poste était déficitaire, ce qui, visiblement, lui faisait de la pein...

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