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Histoire régionale : Parution du livre Les Échos Saléviens n° 27

Depuis sa création en 1984, l’association La Salévienne, société d’histoire régionale a édité seule ou en coédition plus d’une soixantaine d’ouvrages : des biographies, monographies de villes et de villages, des atlas du pays historique de Genève, des témoignages…. Elle publie une revue annuelle de 100 à 200 pages qui se nomme « Les Échos Saléviens ». Le 27ème numéro vient de paraître en ce mois d’août 2020. Il regroupe les études inédites de l’historien Philippe Duret (1954-2017), concernant la région de la Haute-Savoie, Genève, le Vuache et l’un des ministres haut-savoyard des plus influents Fernand David. Au sommaire : – L’histoire du Rhône, de Genève à Seyssel Philippe Duret raconte le fleuve à travers les sièc...

Le Léopard et autres cités « ouvrières »

Une très belle calligraphie orne un immeuble muré, en attendant sa démolition, de la rue des Maraîchers à la Jonction : « « Sam’ suffit » aurait pu être le nom de ces logements »… Dans les années 50 et 60, on a beaucoup bâti à Genève des cités ouvrières, soit des logements bon marché, mais très bien conçus. J’ai passé mon enfance dans une « Cité Familia », qui existe toujours avenue de la Concorde. Un ensemble de 8 maisons comprenant chacune 6 appartements de deux étages encerclant un grand terrain de jeux pour les enfants. Tous le monde se connaissait et chaque famille se sentait responsables de tous les enfants. Ces logements nous suffisaient, nous avions l’eau courante chaude ou froide, une salle de bains-WC, des petits balcons ornés de plantes, les chambres papa-maman et les chambres d...

Cassadre Hallucinée

Direction artistique Gabriel Alvarez Jeu Justine Ruchat Écriture et texte : Justine Ruchat en collaboration avec Gabriel Alvarez Lumières et scénographie : SAT Costumes Toni Texeira Administration Laure Chapel Elle parle … Parle sans cesse … A l’écart de tous. Elle parle et cela ne sert à rien. Elle dit ce qui surgit, mais cela ne sert à rien à ce qui surgit, Elle est celle qui dit … Qui prédit En vérité mais en vain … Vérité vaine. Elle est celle qui parle et qui pourtant ne parle pas. Celle dont la parole est dite, prononcée et entendue, mais jamais comprise. Celle dont la parole est toujours entendue comme insensée et vertigineuse Le langage tout à coup montre son surplus. Un trop plein qui, finalement, n’est plus rien… Que le vide. Le vide du langage… C’est là qu’elle se tient. Elle es...

L’autoportrait du confinement

Enfermement, solitude, redécouverte, plaisir d’être chez soi, chacun à vécu le confinement différemment. La photographe Audrey Leclerc a décidé d’immortaliser cette période à travers une série d’autoportraits. Alors que ses mandats s’annulent les uns après les autres, la photographe Audrey Leclerc prend la décision de se confiner. S’isolant seule dans son appartement carougeois le 12 mars 2020, progressivement elle commence à se mettre en scène dans ses 43 mètres carrés. Se dénudant partiellement devant son objectif, elle utilise des gants, des masques et autres accessoires qu’elle trouve pour exprimer ses sentiments face à la pandémie. Ces autoportraits se transforment alors en une collection de 44 clichés, appelée Quarantaine. Rencontre avec Audrey Leclerc. Signé Genève : Comment avez-vo...

Retraite en vue pour Monsieur Buhler

À Carouge, entre la place de l’Octroi et la rue Saint-Joseph, on trouve une petite enseigne au nom de Buhler, motos scooters. L’atelier de mécanique et de réparation est tenu par une figure carougeoise, un dénommé Serge Buhler qui manie la clé à molette et le marteau avec la même aisance que le tournevis ou la pince coupante. Voilà dix-sept ans que le mécanicien fait office au 9, rue du Pont-Neuf. Bien longtemps aussi que scooters, vélomoteurs ou vélos n’ont plus aucun secret pour lui. Du pneu crevé au carburateur bouché, des plaquettes de frein usées au pot d’échappement troué qu’il faut souder, Serge Buhler sait tout faire et son art de la réparation s’applaudit de bien plus loin que la Cité sarde. Mais voilà, l’heure de la retraite a sonné pour le mécano: «Après cinquante ans de métier,...

Deux personnalités carougeoises ont disparu

Carouge, petite ville tellement ouverte et conviviale, sort d’un confinement pénible qui a été filmé par la Télévision Suisse romande dans l’émission « Temps présent » du 7 mai. Emission bouleversante, relatant notamment le décès, le 25 mars, de Michel Messiaux, atteint par le Corona Virus, et son culte d’adieu au temple, très intime, alors que toute la commune perdait un ami précieux, Michel le marguiller du temple et l’animateur infatigable de la paroisse protestante de Carouge, des intérêts de Carouge, du Conseil municipal, de multiples sociétés, de la Vogue, d’innombrables fêtes, et finalement du Club des Aîné-e-s, où sa bonhommie faisait merveille. Son sourire malicieux, sa casquette de capitaine, son blouson tout terrain, son vélo reconnaissables de loin. Un hyperactif de la solidari...

Interview de Valérie Glasson: entre nature et poésie!

Valérie Glasson, pourriez-vous brièvement vous présenter pour nos lecteurs.trices qui ne vous connaissent pas encore ? Je suis une artiste peintre franco-suisse qui vit et travaille à Genève. J’ai fais des études de Lettres et d’Histoire de l’Art mais ma pratique de la peinture est entièrement autodidacte. Cela fait maintenant dix ans que je vis entièrement de mon travail artistique. Les animaux, la nature et la poésie sont souvent des composants essentiels de vos toiles. Est-ce toujours le cas dans cette exposition? La nature est en effet mon sujet de prédilection : elle ne cesse de m’inspirer et depuis quelques années, mon travail animalier se veut un cri d’alarme contre la disparition de la biodiversité. L’exposition actuelle réunit deux séries sur lesquelles j’ai récemment travaillé : ...

Cowboy Kurt nous a quitté….

Figure emblématique des Pâquis, Cowboy Kurt a tiré sa révérence le 7 juin 2020. Une foule nombreuse était venue l’accompagner dans sa dernière demeure. Au vu des distances sociales, la petite Eglise de la Colombière de Nyon était pleine.  Afin que ceux restés sur le parvis puissent aussi suivre l’office, une sonorisation avait été installée. Durant la messe, ses amis musiciens, Paul McBonvin et Francesco Saraceno ont chanté des chansons que Cowboy Kurt aimait. En fin de cérémonie, le refuge Darwyn avait préparé une haie d’honneur et les chevaux ont ainsi accompagné le cercueil. Puis ce fut le tour aux « bikers » de prendre la relève et ainsi escorter le corbillard. Cet homme plein d’énergie avait une gouaille qui n’appartenait qu’à lui. Ce Suisse-allemand du bout du lac qui mélangeait son ...

Alexandra Briffaz, prof de yoga

Il y a quelques années, j’ai décidé de me bouger. La mairie m’a indiqué les possibilités qui existent à Perly, j’ai choisi le yoga, la séance du mardi à 16h15, une heure et quart de concentration, de postures et de moments de repos. J’en ressors détendue et sereine. C’est Alexandra Briffaz qui nous guide, de ses formules magiques en sanscrit. Nous sommes une dizaine de dames d’un âge certain. Mais les séances ont été interrompues mi-mars à cause du coronavirus. L’interview a lieu par téléphone. Alexandra, peux-tu me dire quelle est ta formation ? Au début, j’étais employée de commerce et travaillais à mi-temps tout en m’occupant de mes enfants. Lorsque nous avons déménagé à Sion, avec mon mari, j’ai entrepris une formation Bansuri (qui signifie la flûte de Krishna en sanscrit), de 600 heur...

Alvise Pinton, chef de la Chanson du Val de l’Aire, Perly

Je connaissais le chœur de Perly pour lui avoir écrit le livret d’une chanson composée par Bernard Schulé lors du concours l’Etoile d’or 1981. En 2001, lorsque j’ai pris ma retraite, j’ai appelé Alvise Pinton, son chef. Depuis, je fais partie des altos et me rends tous les jeudis soir aux répétitions. Nous sommes une septantaine de choristes, qui avons du plaisir à nous retrouver, et donnons deux concerts début juin. Nous présentons alternativement une messe et des chants sur un thème donné. Alvise Pinton était instituteur, il a enseigné dans plusieurs écoles, avant d’entrer en 2000 dans une des classes du château de Dardagny, ouvert en 1932 après 6 campagnes de rénovation, d’où il prit sa retraite en 2017. Il a même été homme au foyer pendant 4,5 ans. La musique est un de ses hobbys, il a...

Le Cimetière des Rois, peste, peine de mort et droit à la vie

Ce temps de confinement a été idéal pour lire ou relire « La Peste » d’Albert Camus, paru en 1947. Il y décrit une ville assaillie par une épidémie mortelle, d’abord mystérieuse puis diagnostiquée comme peste. Les autorités choisissent la fermeture de la ville, coupée du reste du monde, pas vraiment le confinement que nous connaissons. Les gens enfermés dans leur ville peuvent toutefois continuer à se rencontrer, à travailler et à fréquenter restaurants et spectacles. Evidemment, nous sommes dans une fiction, mais de nombreux éléments de ce roman philosophique nous frappent par leur actualité brûlante. Un des personnages principaux, qui mourra de la maladie le jour du déconfinement, dans les cris de joie de la population, explique que pour lui la peste, c’est de donner la mort, sciemment, ...

Les 15 projets finalistes du Prix IDDEA 2020 sont connus !

Les 15 nouveaux projets sélectionnés pour participer au Prix IDDEA 2020 ont été dévoilés lundi soir au public depuis le plateau de Léman Bleu. C’est dans le contexte très particulier du Covid-19 que s’est déroulé le processus de sélection du prix IDDEA 2020. C’est donc depuis le plateau de Léman Bleu et sans public que les 15 porteurs et porteuses de projets retenu-e-s ont présenté leurs idées, lundi 18 mai 2020. Dès fin mai, les heureux-ses sélectionné-e-s entameront alors officiellement le parcours de formation qui les amènera à la concrétisation d’un plan d’affaire. Le prochain rendez-vous est fixé en novembre pour la soirée de clôture lors de laquelle les heureux gagnants se verront remettre leur prix. D’ici là ne manquez pas de suivre le Prix IDDEA sur ses réseaux pour rester au...

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