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Culture

On rêve utopies à la librairie du Boulevard

Ce lundi soir, la librairie du Boulevard joue les prolongations. A 18h45, l’arcade est pleine et on s’agite à l’intérieur. Sur deux petites tables rondes, un apéritif accueille les nouveaux arrivants. C’est ce soir la quatrième rencontre d’un cycle intitulé « Utopies réalisables », aujourd’hui consacré à la ville. L’institution reçoit pour l’occasion deux hommes qui connaissent bien la question, chacun à sa manière : Thierry Paquot, philosophe et urbaniste, auteur de nombreux ouvrages, ainsi que Luca Merlini, architecte et écrivain. Une table ronde animée par Elena Cogata Lanza. Avant le début, certaines personnes peinent à trouver une place. Devant, on se retourne, presque étonné de voir autant de monde : « Ah, tiens, c’est la ville qu...

A Plainpalais, l’homme et la machine…

Dimanche après-midi, je me dirige vers la plaine de Plainpalais pour faire mes provisions de légumes au marché et prendre un petit café au soleil. Je vois au loin un important attroupement. Intriguée, je m’approche : au milieu de quelques centaines de spectateurs, une pelle mécanique et un homme valsent. Au début, la musique classique et la grosse machine paraissent vraiment antagonistes. La pelleteuse, qui d’habitude fonce tout droit avec ses roues aux pneus épais, qui creuse sans délicatesse, le bruit de son moteur et de ses pistons qui sifflent couvrant tout le reste, prend aujourd’hui une toute autre allure. Ici, la musique l’emporte et on se prend au jeu de cet homme, plus tout jeune et élégamment vêtu, qui danse, culbute, se couche dans la pelle, saute au sol,...

A Carouge, le Printemps n’est pas tout à fait terminé…

Il a laissé de beaux restes : les volets et les fontaines crochetées n’ont pas été démontées et elles continuent de jeter des éclairs de couleurs vives, même sous la pluie et la grisaille… dommage que  le bikini de la Venus du 18 boulevard des Promenades ait été enlevé, certainement par un naturiste radical. Juste avant sa disparition, une branche fleurie de cerisier du Japon avait jailli du bikini ! Les broderies urbaines, très discrètes, ajoutent toujours une note de mystère aux grillages de la ville. Le dernier dimanche d’avril, fuyant les rafales de pluie, je me suis réfugiée à ARCOOP, 32 rue des Noirettes, où je n’avais encore jamais mis les pieds. Un bâtiment réunissant sur cinq étages des ateliers d’artisans, d’artistes, de créateurs. Et au centre une grande cour ayant accueilli des...

Mozart s’invite à la Praille

Belle surprise samedi dernier pour les clients du Centre commercial de la Praille ! Un orchestre est annoncé au premier étage du Centre. Entre les enseignes de deux magasins de vêtements et au milieu d’une foule affairée, une quarantaine de jeunes musiciens laissent s’envoler les premières mesures de musique. Des badauds se rassemblent et se serrent autour de cette scène improvisée, quand subitement, de la foule attentive surgissent des chants et que s’avancent six jeunes solistes. Ceux-ci interprètent pour le plus grand plaisir de la foule qui ne cesse de grandir un extrait tiré de l’opéra de Mozart, « Così fan tutte », dans une mise en scène enlevée et humoristique. Cette action – apprendrons-nous à la fin – est le fruit du travail conjoint de l’Orchestre des jeunes mus...

Des clichés exotiques s’affichent au parc Bertrand

Le parc Bertrand, à Champel, accueille, jusqu’au 30 septembre prochain, une exposition de photographies sur le thème de l’exotisme. Les clichés représentés en grand format dans les allées du parc ont été réalisés entre 1860 et 1900 lors de voyages à travers le monde. Comment les Européens de la fin du XIXe siècle voyaient-ils le monde? Comment leur vision du monde influence-t-elle la nôtre? Ces sont quelques-unes des questions que pose cette exposition. La majorité des photographies présentées provient de la collection du riche héritier et explorateur genevois Alfred Bertrand (1856-1924), dont la famille a légué à la ville de Genève le parc qui porte son nom. Aux images de la collection Bertrand s’ajoutent des clichés provenant du Tropenmuseum d’Amsterdam, du Musée ...

L’ECG Henry-Dunant au Kenya: organisation et préparatifs

L’association d’élèves Solférino poursuit un projet solidaire au Kenya entamé en 2011. Construction d’un château d’eau et d’un centre artisanal au programme. Depuis le début de cette année, un groupe d’une vingtaine de participants se retrouve deux fois par mois dans les locaux de l’Ecole de Culture Générale (ECG) Henry-Dunant du quartier des Franchises pour discuter Kenya. L’association d’élèves de l’établissement organise pour la troisième année consécutive un voyage solidaire et humanitaire en collaboration avec l’ONG Rafiki wa maendeleo trust (RWMT) dans l’est du pays, proche du lac Victoria. Et d’ici au départ, ils ont du pain sur la planche. Une caisse des dons qui se remplit peu à peu Au menu : récolte de matériel scolaire, d’habits ou encore de jouets,...

«Derrière la gare Cornavin, il y a du monde!»

Max Jacot milite en affichant des portraits géants des habitants des Grottes. Rencontre dans un quartier insoumis La démarche est militante. Une série de portraits d’habitants et commerçants des Grottes qui s’affichent en grand format sur les murs du quartier. On les retrouve également aux Bains des Pâquis, où l’exposition durera jusqu’au 14 mai. Sur ces clichés, il y a le couturier concentré, l’ado qui ne lâche pas son ballon de foot ou l’employée expansive du pressing. Des tranches de vie, en somme, dans ce coin de Genève dont l’avenir pourrait se décider prochainement. Car à deux pas, il y a la gare, avec ses passagers qui s’entassent et son agrandissement nécessaire. Toquer aux portes Pour résumer, deux visions s’opposent. D’un côté, les CFF, qui prévoient de faire déborder la gare sur...

L’AJAR entre cadavres exquis et lectures

Qu’est-ce que l’AJAR? Une nouvelle section de la police genevoise ? Que non ! Une oie mâle de catégorie A ? Non plus.  Un émule d’Emile Ajar (seul écrivain à avoir reçu deux fois le prix Goncourt)? » Ah ! là, on se rapproche. AJAR, c’est l’acronyme dAssociation des jeunes auteurs romands, une association créée il y a un peu plus d’un an et qui fait preuve d’une belle énergie et de nombreuses activités, dont une lecture ouverte au public à l’Institut National Genevois, le 29 avril prochain. Entretien avec Nicolas Lambert, membre de l’AJAR, auteur et musicien, et Guy Chevalley, président de l’AJAR, habitant de Plan-les-Ouates, auteur et collaborateur d’une maison d’édition pour la jeunesse. Comment est née l’idée de créer une association des jeunes auteurs romands ? Guy Chevalley : Nous avon...

Bettina Stepczynski, l’écrivaine carougeoise qui monte

A Carouge, une jeune mère de famille, écrit assidûment chez elle, lorsque ses enfants sont à l’école. Elle s’est déjà fait modestement connaître  par des nouvelles, plusieurs fois primées et lues en public. Et en ce début d’année, son premier livre paraît aux Editions d’autre part : « Sibylle, une enfant de Silésie », inspiré par l’enfance de sa tante Sibylle, qui à 8 ans a subi la déportation, les humiliations de l’exil et de la pauvreté. La famille maternelle de Bettina originaire de Silésie, à l’est de l’Allemagne (au nord-est de l’actuelle République tchèque), a été chassée du territoire attribué à la Pologne à la fin de la 2ème Guerre mondiale,  et a connu un exil infamant dans son propre pays. Ce drame de la défaite qui a touché plusieurs milliers de personnes a été occulté. Personne...

Réflexion en image à la rue de Carouge

Je passe régulièrement devant une arcade située à la rue de Carouge, n°100. Une vitrine avec ce qui paraît être des oeuvres d’art à l’intérieur, quelque chose d’assez expérimental. Sur la porte d’entrée, des feuilles blanches scotchées annoncent « Fondation Images et société ». Au-dessous, une petite pancarte nous invite : « Visiteurs bienvenus ». Ce n’est pas partout que l’on nous propose si spontanément d’entrer, pour découvrir un lieu qui peut nous paraître étonnant, atypique,… Curieuse, je pousse la porte de la boutique. Dans notre société, on le sait, l’image est partout. Télévision, magazines, panneaux publicitaires,… L’image n’est pas anodine, jamais neutre, souvent longtemps réfléchie et travaillée. La fondatio...

Les Pâquis, décor d’un clip vidéo d’électro dance

C’est au cœur de la Cité de Calvin qu’Aloud Records avait planté son décor pour le tournage du nouveau clip électro dance de Swagg Drivers. Le quartier des Pâquis était en pleine ferveur. Cameraman, chanteurs et danseurs déambulaient dans la rue de Berne. Curieux, badauds et commerçants, tout le monde était intrigué. Pour une fois, les conversations n’avaient rien de négatifs, ne parlaient ni de drogue ni de saleté des rues ou de problèmes de parking. Tous étaient fiers de leur quartier ! Le producteur a aimé l’accueil général et promet de revenir après l’été mais cette fois-ci avec des talents 100 % romands. Il va d’ailleurs bientôt lancer un casting de voix. Chanteuses et chanteuses à fortes voix… à vos maquettes. En attendant, le titre « Ready to Go » (écouter un e...

Connaissez-vous les Peneysans?

Connaissez-vous les Peneysans ? Les Peneysans sont un peu nos gaulois locaux, ils ont encore et toujours résisté à la Réforme. Sur un peu plus d’une année certes, mais résister à la Genève en train de se réformer est tout de même marquant. Ils ne sont gaulois que d’un certain point de vue, du coté de la Genève réformée, ils ont été considérés, après les faits ci-dessous, comme hors-la-loi sur 4 générations! Les Peneysans étaient un parti composé de Genevois pro-catholiques formé en 1534. Suite à une réunion à Bonne, ils décidèrent de prendre les trois châteaux épiscopaux des Mandements dont celui de Peney, centre épiscopal du Mandement de Peney, au nom de l’Evêque de Genève. A Peney, hameau de l’actuelle commune de Satigny, les Peneysans virent leurs rangs s’étoffer...

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