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Sur ce Grand Théâtre de Fous

Sur ce Grand Théâtre de Fous

Il s’agira d’un Récital-Théâtre (récital: séance artistique donnée par un seul interprète ou consacrée à une seul genre).
Un acteur, des acteurs… un instrument de musique au plus près de la voix humaine, comme un autre acteur: un violoncelle.

Il s’agira d’un récital de Théâtre d’après des œuvres de William Shakespeare : Macbeth, Othello, Le Roi Lear… Non pas des « scènes » mais des moments, des moments musicaux comme il est dit pour les compositeurs de musique; des moments denses, intenses extraits d’œuvres qui ont aussi cette particularité d’avoir été mis en musique, en drame, en opéra. Opéra, œuvre d’art complète, où G.Verdi se confronte à W. Shakespeare; confrontation puissante, riche en sentiments, en émotions, en force poétique. La musique révèle ici plus qu’elle n’illustre ou commente, elle devient le sang même de l’œuvre écrite qui renaît à elle-même. Le texte dramatique en est enrichi de couleurs, de rythmes et le cœur et les passions trouvent leur pleine expressivité.

Alexandre Païta est un acteur du cœur justement : il respire avec lui, de lui. Il n’y a pas de sentimentalisme dans ce cœur mais la recherche éperdue de la précision du sentiment. Son intelligence de jeu vient de cette source élémentaire où se sont les passions des personnages qui l’expriment; il se laisse « prendre » jusqu’à l’instant de la révélation dont le personnage à besoin pour se montrer et vivre par lui, tel quel, devant le spectateur. Nulles fioritures, nulles afféteries – il va tout droit là où ça brûle, ça mord, ça geint, ça grince, ça pleure et ça rit; en un mot où ça vit.

Il est à lui seul sa scène où Théâtre et Opéra se mettent à fusionner.

Tout jeune déjà, assis dans l’ombre tutélaire du père, Carlos Païta, il l’écoute, ce père chef d’orchestre, répéter, enregistrer : les sons, les rythmes, les couleurs entrent en lui sans qu’ils les apprennent ou entreprennent; l’héritage du père au fils se fait là dans cette transfusion charnelle, passionnelle, organique. Ainsi son cœur, son corps, son esprit emportent à tout jamais cet héritage pour de futurs voyages d’art. Sans qu’il en ait conscience, il jouera comme son père dirige. Ne sont-ce pas là les véritables héritages, ceux qui nous mènent, invisibles ?

Maintenant il sait, pour lui, -de science intuitive- ce dont a besoin un acteur: il découvre très vite que les mots sont faits pour vivre tout ce qu’un corps vit jusqu’à la part secrète de l’âme, jusqu’à la fibre des nerfs. Alexandre Païta sait ce qu’il doit au Théâtre: il lui doit ses découvertes incessantes de l’être en devenir d’imaginaire: il lui doit la rencontre unique, toujours bouleversante, bouleversée avec une salle, des spectateurs; il lui doit ses métamorphoses.

C’est de tout cela dont témoignera ce récital de Théâtre : mémoire vivante du père et du fils, de l’acteur et de l’homme, d’un art et de la vie.

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