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La Gradelle, un quartier en pleine mutation

La Gradelle, un quartier en pleine mutation

Qui ose dire que Genève ne construit pas de logements ?

Le long de la route de la Gradelle, les chantiers se succèdent à vitesse grand V. Alors que le nouveau quartier de la Tulette est sur le point de se terminer, un nouveau projet est sorti de terre début avril 2014.

Le nouveau chantier occupe une magnifique parcelle de plus de 15’000m2, entre la route de la Gradelle et du Pré-du-Couvent. A l’abandon depuis de nombreuses années, le terrain est actuellement en friche avec sa vieille piscine servant de pataugeoire aux grenouilles du quartier, son court de tennis en totale décomposition et ses bâtiments à l’abandon, délabrés et truffés d’amiante.

Ce projet est situé aux portes de la ville et à deux pas de la campagne. Desservi par trois lignes de bus et à deux pas de la future gare du CEVA, on ne peut pas mieux faire en terme de mobilité.

Baptisé « Pré-du-Couvent », le nouveau complexe comportera trois bâtiments pour un total de 175 appartements (110 appartements en PPE et 65 en HM, dont une majorité de 4 et pièces) ainsi que des surfaces commerciales.

Erigé en zone de développement, ce nouveau projet permettra au Genevois de classe moyenne d’accéder à la propriété à des prix très concurrentiels, soit environ CHF 5’700.- le m2.

Espérons que la nouvelle loi genevoise sur la propriété par étage votée les députés en mars 2014 évitera un nouveau scandale immobilier. Pour rappel, à l’automne dernier, le conseiller d’Etat François Longchamp, responsable du logement, avait dénoncé l’abus de certains promoteurs ainsi que de leurs amis qui achètent des appartements en PPE (propriété par étage) mais qui ne les habitent pas. Une famille s’est ainsi retrouvée l’heureuse propriétaire de 29 appartements ! Cherchez l’erreur…

Le hasard veut que c’est le projet des Cèdres, chapeauté par le promoteur Abdallah Chatila qui avait mis le feu aux poudres et provoqués des débats houleux au sein du Grand Conseil genevois. Cette promotion, fait partie du nouveau quartier de la Tulette qui se situe juste en face du nouveau projet du Pré-du-Couvent…

Le quartier de la Gradelle poursuivra sa mutation avec la construction de la nouvelle école de commerce de Frontenex ainsi que d’un P+R. Cette nouvelle construction est prévue au croisement du chemin de la Gradelle et du chemin de Grange-Canal, emplacement actuel d’un stade de football, d’une piste d’automodélisme ainsi que d’un chalet voué à la démolition.

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Photo du profil de Olivier Micheli
Ayant reçu son premier appareil photo instamatic à la veille de ses 11 ans lors d’un voyage avec son grand-père au Maroc, Olivier Micheli a très vite compris que la photographie allait devenir une addiction. Malgré sa passion pour les voyages et par la découverte de nouvelles contrées, Olivier garde toujours un oeil averti (voir les deux !) pour trouver des sujets originaux et surtout photogéniques dans son canton d’origine. Ayant rejoint l’équipe de Signé Genève en janvier 2014, Olivier est actuellement actif dans le vaste monde de l’Internet, monde dans lequel il a su lier ses deux passions: photographie et nouvelles technologies.

13 commentaires

  1. @ Anne.Je peux concevoir que Genève et la Gradelle change un peu mais de là à dire rapidement,il ne faut pas pousser le bouchon trop loin tout de même.Des chantiers vieux de 20-30 ans sont seulement entrain d’aboutir.De plus, votre vision de la ville est très campagnarde!Etes-vous sûr que Genève,la Gradelle et l’agglomération genevoise sont les meilleurs endroits pour vivre dans le crottin de cheval et porter constamment des bottes en caoutchouc?Finalement, si cela est votre souhait le plus tendre,que diable la campagne genevoise représente près de 70% de tout le territoire du canton sans compter les centaines de kilomètres de verdure dans le canton de Vaud et le Genevois français.Bref, après les nouvelles constructions prévues dans les 30 ans à venir,la campagne sera toujours à bout de bras à la Gradelle pour ceux qui veulent bien faire 5 minutes à pieds pour s’y rendre.Quant à nous, nous adorons la campagne mais sommes très contents de voir Genève palier enfin au manque d’infrastructures contemporaines si attendues depuis des lustres par une très grande majorité de ses habitants.Genève se prépare, ainsi,un futur prospère,les pieds bien ancrés dans le 21ème siècle.Les générations à venir en seront très reconnaissantes comme nous l’avons été en notre temps envers nos ainés visionnaires et parfois décriés par quelques uns.

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    • @Valérie. Le quartier de la Gradelle a tellement changé… mais il fallait impérativement répondre à cette effroyable crise du logement, permettre à ces familles de Genève vivant dans la promiscuité et l’insalubrité de trouver le bel appartement auquel elles ont droit … chacun sa chambre, sa salle de bain, sa place de parking… Je regrette infiniment la disparition de l’environnement exceptionnel autour des immeubles et maisons de La Gradelle des années 60 à 95. Quel bonheur, je m’y suis tellement amusée, nous étions tout le temps dehors, on avait tellement d’imagination et toujours bonne mine, même si on partageait sa chambre avec la grande sœur, la cuisine n’avait pas de fenêtre et nous étions 35 élèves par classe ! J’aurais tellement souhaité que les enfants qui emménagent dans le quartier puissent connaitre la « campagne en bas de chez soi » comme ma génération a eu le privilège de la connaitre. Mais non, il FAUT construire car les gens ont le DROIT … les places de parc pour la mini de Madame et le 4×4 de Monsieur ont bétonné les terrains sur lesquels on décomptait les vers de terre et observait les hérissons.
      Des chantiers vieux de 20-30 ans ? Non je ne vois vraiment pas, pourtant j’y étais ! Cela fait 4-5 ans que les constructions massives ont démarré. Les m2 disponibles par habitant ont tellement augmenté et le standard de confort minimum genevois est (à mes yeux) devenu indécent. Je ne suis pas nostalgique, j’ai eu une enfance joyeuse et libre à La Gradelle. Un peu triste quand même que la génération actuelle considère que vivre à 3 dans 100m2 soit un minimum, le four micro-onde, la colonne lavage-séchage un droit, et les courses en famille au supermarché un loisir suprême. J’ai été privilégiée et le suis probablement encore … à La Gradelle !

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      • @ Anne.Il est vrai que les Suisses veulent des appartements plus grands en comparaison des années 60/70/80/90,période à laquelle on a souvent construit en majorité des cages à lapin.De plus, beaucoup de gens vivent seuls ou à deux dans de trop grands appartements après le départ des enfants.S’agit-il d’un luxe?Sûrement mais nous sommes en Suisse,n’est-ce-pas?Pays qui occupe le plus d’espace par habitant pour le logement en comparaison mondiale donc aussi européenne.De plus, les villas sont très gourmandes en territoire et pullulent sur Genève,Vaud et le Genevois français.Quant aux chantiers actuels,ils sont le fruits d’une réflexion menée voilà des décennies et se réalisent seulement aujourd’hui après d’innombrables blocages.Genève construit aujourd’hui seulement pour rattraper son retard des 20 dernières années dans les infrastructures,oppositions obligent: Logements ou autres.Toutefois, les nouveaux projets actuels montrent bien que l’on peut construire beau,plus dense et plus haut avec une très grande qualité de réalisation et la cerise sur le gâteau d’une manière durable(Minergie ect…).

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  2. Le quartier a changé, il a changé tellement vite… de beaux appartements spacieux et lumineux, avec cuisine équipée, deux salles de bain (au minimum !), une chambre pour chaque enfants, des places de parc pour les véhicules de Monsieur et Madame, le local de stockage pour les skis, le matériel de squash et d’escalade indoor, les vélos et … le porte-vélo de la voiture, des aires de jeux sécurisées, des codes aux entrées principales et de la vidéo surveillance.
    Il est enfin devenu propre, aseptisé comme il se doit, certifié par le sceau de la mobilité grâce à la proximité du CEVA , habité par des familles standardisées et des gens bien propre sur eux. La magie du droit au logement pile dans les standards minimaux à Genève !
    Les bottes de paille carrées sur les champs avec lesquelles on pouvait construire des labyrinthes, les chênes, marronniers et saules pleureurs aux troncs solides qui invitaient à l’escalade, les chevaux du manège de Grange-Falquet, leur crottin et les sentiers parsemés des empreintes de leurs sabots, quelques poulaillers le long de chemin qui illuminaient les balades de mon chien, des étangs éphémères mais naturels, du têtard à la grenouille survivante. Les bottes de pluie boueuses, de la terre sous les ongles et les cheveux englués par de la sève.
    Le laitier qui déposait les bouteilles le matin, l’épicerie du quartier avec le patron qui servait les fruits et le boucher qui préparait à l’avance les morceaux pour une clientèle fidèle. C’était moins rapide, moins pratique, moins diversifié. Les maisons et appartement étaient moins chauffés, plus petits, les trajets longs, transports publics peu fréquents.
    Enfin des logements, des commerces en self-service, des écoles aux salles de classe à l’air rafraîchi, des centres de loisirs avec animateurs syndiqués, des enfants bien encadrés à la fantaisie aussi lisse que le bitume et programmés pour … s’ennuyer !

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  3. C’était le centre de loisirs de l’UBS et on a passé les plus beaux étés de notre vie quand on était gamin…
    Quel dommage de voir cela ….

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    • @Carly.Il y aura d’autres très beaux étés pour d’autres personnes et d’autres générations.A chacun son tour.On se réjouit aussi de voir cela et de pouvoir enfin se mouvoir librement à travers de nouveaux et superbes espaces publics ouvert à tous.Auparavant,cet endroit était un lieu sportif réservé aux employés de l’UBS à la grande époque de cette banque.L’endroit était abandonné depuis de très nombreuses années…C’est bien de le voir revivre après une si longue absence, pour la joie du plus grand nombre et sous une forme contemporaine.Le monde change depuis que le monde est monde et il faut savoir s’adapter sans plonger constamment dans le passéisme et la nostalgie.

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  4. Il serait peut-être bien d’indiquer dans votre article que les les 175 appartements ont déjà été vendus depuis bien longtemps. La classe moyenne de Genève peut donc continuer encore un moment à rêver avant de devenir propriétaire…

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  5. Enfin après des années d’errance on commence enfin à construire un peu plus.Cela est loin d’être suffisant mais mieux que rien.De plus, ces immeubles semblent vraiment être une réussite architecturale.Ceci permettra à notre cité malgré que cela ne soit pas vraiment au centre de la ville de paraître moins vieillote.2 grands projets ont aussi commencé: Les Vergers à Meyrin et la Chapelle les Sciers.Cependant,malgré la crise aïgue du logement, il aura fallu près de 15 ou 20 ans pour commencer les chantiers et blablater et il faudra encore presque 10 ans pour les réaliser en entier.On ne peut pas appeler cela de la rapidité.Les 3 nouveaux immeubles de la Gradelle donneront un tout petit peu d’air.Une toute petite goutte dans un océan de paresse.

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