Journée portes ouvertes à la brocante Caecilia de la paroisse Saint-Antoine de Padoue
En ces temps si particuliers de la pandémie, il n’est pas facile de faire tout ce que l’on voudrait faire pour rendre service, aider sa paroisse, son prochain, ses voisins, ou même s’aider soi-même à se sentir utile !
Heureusement, il y a un peu partout quantité de gens prêts à rendre service et à s’investir pour que la vie de certains devienne plus agréable, moins ardue. J’ai récemment eu grand plaisir à faire la connaissance d’une poignée de bénévoles. Tiens, je n’ai vu que des femmes, ce qui ne m’étonne qu’à moitié, mais on me demande gentiment de ne pas le faire remarquer ! Ces dames ne m’en voudront pas de le mentionner tout de même ! Il ne faut pas que je dérange, on travaille, on plie, on classe, on empile, on fait de la place, on prépare la reprise. Alors je laisse Catherine, Patricia et Carmen se concentrer sur leurs tâches et je vais bavarder à l’écart avec Dina Nicolier, ancienne guide au Musée de la Croix-Rouge, qui fait office de relation publique et Lisca Rossel, ancienne bibliothécaire à la Servette, qui me fait découvrir les richesses, en toutes langues ou presque, qui squattent les rayons d’une salle pleine à craquer. Pour attirer le chaland, il faut tenir compte d’un choix diversifié entre livres moins récents mais pouvant toujours intéresser une clientèle d’amateurs, et bien sûr, les nouveautés du marché du livre.
Après plus d’une année de panne due aux interdictions et autres mesures de distanciation sociale, l’espoir renaît de rouvrir la brocante. Pendant le semi-confinement, un seul pan de l’activité a fonctionné, celui des apports ! Des sacs d’habits, de bibelots, de livres, de disques, de jouets se sont accumulés devant la porte du 16, rue Schaub. Des sacs de plastique et des cartons remplis à ras bord ont squatté le trottoir. On a bien trié, classé et entreposé les dons en bon état. On a envoyé les meubles, télévisions et autres objets trop encombrants vers diverses associations bénévoles, telles que Carte Blanche à Meyrin. Mais l’interdiction d’ouvrir la salle Caecilia aux acheteurs potentiels a fait grossir les stocks et supprimé les rentrées de liquidités dont a besoin la paroisse pour régler ses obligations financières. Alors, la joie d’une prochaine réouverture motive et c’est tout juste si on prend le temps d’avaler un café avec une viennoiserie pour se requinquer.
Les clients traditionnels de la brocante peuvent se réjouir à leur tour. Ce sont principalement des étudiants, des jeunes qui se mettent en appartement, des retraités, des femmes cheffes de famille aux revenus limités. Ils pourront bientôt descendre les quelques marches d’escalier qui mènent aux quatre pièces sous-terraines bien achalandées recelant les trucs recherchés et très bon marché, vêtements pour tous âges, ustensiles de cuisine, bibelots, lampes et tout et tout ! Dommage, toutefois que l’accès aux trésors présentés ne soit pas accessible aux personnes en chaise roulante car une rampe d’escaliers assez raide et étroite y mène.
Le samedi 12 juin, dès 10h00 et jusqu’à 16h00, les bénévoles de la brocante de Saint-Antoine se réjouissent d’accueillir sans tambour ni trompette, mais avec le sourire et quelques amuses-bouches, les habitants du quartier et de toute la région pour une journée portes ouvertes à cœurs ouverts.
Ensuite, la brocante Caecilia ouvrira ses portes le lundi et le jeudi de 14h00 à 18h00.