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Retraite en vue pour Monsieur Buhler

À Carouge, entre la place de l’Octroi et la rue Saint-Joseph, on trouve une petite enseigne au nom de Buhler, motos scooters. L’atelier de mécanique et de réparation est tenu par une figure carougeoise, un dénommé Serge Buhler qui manie la clé à molette et le marteau avec la même aisance que le tournevis ou la pince coupante. Voilà dix-sept ans que le mécanicien fait office au 9, rue du Pont-Neuf. Bien longtemps aussi que scooters, vélomoteurs ou vélos n’ont plus aucun secret pour lui. Du pneu crevé au carburateur bouché, des plaquettes de frein usées au pot d’échappement troué qu’il faut souder, Serge Buhler sait tout faire et son art de la réparation s’applaudit de bien plus loin que la Cité sarde. Mais voilà, l’heure de la retraite a sonné pour le mécano: «Après cinquante ans de métier,...

Ex &CO, la production vidéo de la Fondation Clair Bois

Clair-Bois, Ex & CO, production vidéo. Il y a de la vie à Clair Bois. Du boulot, de la joie, de l’enthousiasme, des marques de courage, des efforts remarquables afin de conquérir de haute lutte la satisfaction de toujours faire de son mieux. Ma présentation de la Fondation, parue dans la TDG du 8 avril se terminait par ces mots : »Il se peut qu’un prochain article décrive le travail d’autres personnes en situation de handicap. Des gens remarquables qui développent leur personnalité dans des registres très différents. » Eh bien nous y voilà ! Je désire vous présenter aujourd’hui la structure « Ex & CO » de la Fondation Clair-Bois. Lire ex-æquo, tous égaux. La formation Aux Minoteries, mais opérant également à Pincha...

Cowboy Kurt nous a quitté….

Figure emblématique des Pâquis, Cowboy Kurt a tiré sa révérence le 7 juin 2020. Une foule nombreuse était venue l’accompagner dans sa dernière demeure. Au vu des distances sociales, la petite Eglise de la Colombière de Nyon était pleine.  Afin que ceux restés sur le parvis puissent aussi suivre l’office, une sonorisation avait été installée. Durant la messe, ses amis musiciens, Paul McBonvin et Francesco Saraceno ont chanté des chansons que Cowboy Kurt aimait. En fin de cérémonie, le refuge Darwyn avait préparé une haie d’honneur et les chevaux ont ainsi accompagné le cercueil. Puis ce fut le tour aux « bikers » de prendre la relève et ainsi escorter le corbillard. Cet homme plein d’énergie avait une gouaille qui n’appartenait qu’à lui. Ce Suisse-allemand du bout du lac qui mélangeait son ...

Le Cimetière des Rois, peste, peine de mort et droit à la vie

Ce temps de confinement a été idéal pour lire ou relire « La Peste » d’Albert Camus, paru en 1947. Il y décrit une ville assaillie par une épidémie mortelle, d’abord mystérieuse puis diagnostiquée comme peste. Les autorités choisissent la fermeture de la ville, coupée du reste du monde, pas vraiment le confinement que nous connaissons. Les gens enfermés dans leur ville peuvent toutefois continuer à se rencontrer, à travailler et à fréquenter restaurants et spectacles. Evidemment, nous sommes dans une fiction, mais de nombreux éléments de ce roman philosophique nous frappent par leur actualité brûlante. Un des personnages principaux, qui mourra de la maladie le jour du déconfinement, dans les cris de joie de la population, explique que pour lui la peste, c’est de donner la mort, sciemment, ...

Histoires de vins, histoires d’amitiés, ….

Si on connait le musicien, on connait moins l’homme de terroir…Philippe Carrupt a déjà vécu plusieurs vies en une. Si depuis peu il est devenu producteur de vins et des huiles d’olives Olvie, il n’en n’a pas toujours été ainsi. Menant de front une carrière de musicien (bassiste), il a surtout gagné sa vie comme directeur logistique dans des multinationales. Après un licenciement il y a deux ans, avec la sécheresse du marché du travail actuel, s’est posée la question de que faire à l’aube de la cinquantaine. Écoutons-le:« Il y a de nombreuses années, j’avais acheté dans le Gard des terrains agricoles comme plan de retraite, sur lesquels j’avais planté des oliviers à l’oliveraie existante. A ces terrains, jouxtait une vigne que j’avais aussi racheté. Lorsque j’ai perdu mon travail, j’ai tout...

Les masques de la mariée

À Carouge, la rue Saint-Victor a été frappée par la crise sanitaire comme partout ailleurs. Les décisions fédérales en la matière ont contraint de nombreux commerces à fermer. C’est par exemple le cas du «Royaume de la mariée», une échoppe vendant des robes de mariées, de soirées et toutes sortes de vêtements. Tous plus chics les uns que les autres. Mais voilà, avec la période de semi-confinement imposée par les autorités fédérales et cantonales, le commerce bat sérieusement de l’aile, en particulier dans ce domaine. «J’ai l’impression que bien des mariages vont être repoussés. Deux robes ont déjà été annulées», regrette Danielle De Giorgi, patronne du «Royaume de la mariée». Qu’à cela ne tienne, la gérante ne perd nullement courage et l’esprit d’initiative reprend aussitôt le dessus: elle...

Les confessions d’une illustratrice confinée

L’imposition du semi-confinement a généré ces derniers temps frustration et incertitudes pour certains et actuellement il faut vivre au jour le jour à cause de ce satané virus qui continue à roder malgré une baisse des infections. Pourtant la situation de la quarantaine s’est présentée comme une opportunité pour Sarah Najjar. Elle a décidé de partager de manière humoristique le confinement. Jour après jour elle notait des anecdotes et les illustrait jusqu’à ce que cela dépasse la centaine de dessins. Son livre « Confessions confinées » devrait être publié d’ici début juin. Rencontre avec cette femme qui livre un témoignage historique amusant de cette période chaotique. Sarah, quel est votre parcours d’illustratrice ? Je suis née à Genève en 1986, ai toujours é...

Quand un virus éteint les lampions d’un haut lieu de culture

Avec le confinement, les rideaux sont définitivement tombés sur l’ensemble des spectacles programmés cette année. Pour le responsable du service culturel des Spectacles onésiens, l’impact social et culturel est important. Jérémie Decroux s’arme de courage avec son équipe pour lancer avec succès la saison 2020-2021 en septembre prochain. Il s’est prêté à nos questions. Signé Genève : Quel est l’impact du coronavirus sur les activités des Spectacles onésiens ? Jérémie Decroux : On a dû annuler plusieurs représentations à cause du confinement. Ça fait mal au cœur de voir que les enfants ne peuvent pas avoir accès à nos propositions, de même que d’autres spectateurs car on devait aussi avoir Yann Lambiel les 6, 7, et 8 mai. Il y avait aussi une représentation de Véronique Gallo, qu’on avait dé...

Des balcons en or !

Dans ce temps de confinement, quel soulagement de pouvoir respirer sur son balcon ! Je pense très fort aux personnes qui en sont privées, particulièrement aux 700 personnes qui ont signé une pétition à Carouge pour que les immeubles de la Fondation Emma Kammacher, l’ancienne Cité Familia en face de la piscine, en soient pourvus. La pétition, lancée au printemps 18, a abouti ! La commission Grand-Conseil l’a acceptée ainsi que le conseil de la Fondation Kammacher, sous la présidence de Carole-Anne Kast, qui en a accepté le principe. Le coût des balcons, important, restera confidentiel, mais si le financement recherché aboutit, la réalisation n’aura aucun impact sur les loyers ! Deuxième bonne nouvelle. Actuellement la procédure pour obtenir les autorisations est en cours, ainsi que l’appel ...

Il y a de la vie à Clair Bois!

La Fondation Clair Bois s’occupe de personnes en situation de poly-handicap. Elle dispose de cinq foyers ayant chacun sa spécificité. Chambésy pour les enfants, Lancy pour les adolescents, La Gradelle, Pinchat et les Minoteries pour les adultes. Le directeur général, Pierre Coucourde m’a reçu pour me présenter sa formidable Fondation. S’occuper de polyhandicapés, leur permettre le développement le meilleur possible requiert un personnel très compétent et doué d’une patience au-dessus de la moyenne. Chaque personne en situation de handicap a un programme personnalisé, auquel sa famille est associée. Une partie des personnes à motricité très réduite sont résidents des lieux pour adultes. D’autres ont leur propre logement, le plus souvent à proximité, ou habitent...

Les métiers d’art à la Jonction

  Les journées européennes des métiers d’art devaient se dérouler à Genève du 3 au 5 avril. Nous aurions dû visiter des ateliers particuliers ou  les centres de création du Grand-Théâtre.  Dans mon immeuble de l’Ecoquartier où vivent plein d’artistes (comédiens,  peintres, musiciens, scénaristes, réalisatrices, designers, et autres) qui enchantent notre confinement, il y a aussi deux artisans, rappels du passé de la Jonction. Comment différencier artistes et artisans ? Difficile de trancher ! « j’exerce un métier d’art » devraient-ils plutôt dire.   Levan Sikharulidze est graveur en horlogerie. Un métier traditionnellement genevois, puisque Jean-Jacques Rousseau avait commencé un apprentissage en 1725, à l’âge de 13 ans (voir la plaque commémorative rue des Etuves). Après un essai abh...

Sous les pavés de la rue du Perron

Au pied de la Vieille-Ville, une bijoutière joaillière tient le pavé dans une charmante boutique atelier. Rencontre À mi-chemin entre le centre et la Vieille-Ville se trouve la rue du Perron. Une de ces ruelles charmantes, qui abondent en Vieille-Ville. Pavée et pentue, elle regorge de plaisantes boutiques. Parmi celles-ci se trouve au numéro 12 un tout petit atelier de bijouterie joaillerie tenu par Marta et Georges: «Sous les pavés». Un lieu qu’on croirait revenu d’un autre temps, où les artisans fourmillaient dans la ville du bout du lac. Mais aujourd’hui à Genève, ils ne sont plus beaucoup, les artisans joailliers, tout au plus une vingtaine d’indépendants. La raison en est bien simple, c’est devenu difficile d’en vivre de nos jours. Pourtant, «Sous les pavés» résiste. Sur place, une b...

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