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Deux personnalités carougeoises ont disparu

Carouge, petite ville tellement ouverte et conviviale, sort d’un confinement pénible qui a été filmé par la Télévision Suisse romande dans l’émission « Temps présent » du 7 mai. Emission bouleversante, relatant notamment le décès, le 25 mars, de Michel Messiaux, atteint par le Corona Virus, et son culte d’adieu au temple, très intime, alors que toute la commune perdait un ami précieux, Michel le marguiller du temple et l’animateur infatigable de la paroisse protestante de Carouge, des intérêts de Carouge, du Conseil municipal, de multiples sociétés, de la Vogue, d’innombrables fêtes, et finalement du Club des Aîné-e-s, où sa bonhommie faisait merveille. Son sourire malicieux, sa casquette de capitaine, son blouson tout terrain, son vélo reconnaissables de loin. Un hyperactif de la solidari...

Interview de Valérie Glasson: entre nature et poésie!

Valérie Glasson, pourriez-vous brièvement vous présenter pour nos lecteurs.trices qui ne vous connaissent pas encore ? Je suis une artiste peintre franco-suisse qui vit et travaille à Genève. J’ai fais des études de Lettres et d’Histoire de l’Art mais ma pratique de la peinture est entièrement autodidacte. Cela fait maintenant dix ans que je vis entièrement de mon travail artistique. Les animaux, la nature et la poésie sont souvent des composants essentiels de vos toiles. Est-ce toujours le cas dans cette exposition? La nature est en effet mon sujet de prédilection : elle ne cesse de m’inspirer et depuis quelques années, mon travail animalier se veut un cri d’alarme contre la disparition de la biodiversité. L’exposition actuelle réunit deux séries sur lesquelles j’ai récemment travaillé : ...

Cowboy Kurt nous a quitté….

Figure emblématique des Pâquis, Cowboy Kurt a tiré sa révérence le 7 juin 2020. Une foule nombreuse était venue l’accompagner dans sa dernière demeure. Au vu des distances sociales, la petite Eglise de la Colombière de Nyon était pleine.  Afin que ceux restés sur le parvis puissent aussi suivre l’office, une sonorisation avait été installée. Durant la messe, ses amis musiciens, Paul McBonvin et Francesco Saraceno ont chanté des chansons que Cowboy Kurt aimait. En fin de cérémonie, le refuge Darwyn avait préparé une haie d’honneur et les chevaux ont ainsi accompagné le cercueil. Puis ce fut le tour aux « bikers » de prendre la relève et ainsi escorter le corbillard. Cet homme plein d’énergie avait une gouaille qui n’appartenait qu’à lui. Ce Suisse-allemand du bout du lac qui mélangeait son ...

Alexandra Briffaz, prof de yoga

Il y a quelques années, j’ai décidé de me bouger. La mairie m’a indiqué les possibilités qui existent à Perly, j’ai choisi le yoga, la séance du mardi à 16h15, une heure et quart de concentration, de postures et de moments de repos. J’en ressors détendue et sereine. C’est Alexandra Briffaz qui nous guide, de ses formules magiques en sanscrit. Nous sommes une dizaine de dames d’un âge certain. Mais les séances ont été interrompues mi-mars à cause du coronavirus. L’interview a lieu par téléphone. Alexandra, peux-tu me dire quelle est ta formation ? Au début, j’étais employée de commerce et travaillais à mi-temps tout en m’occupant de mes enfants. Lorsque nous avons déménagé à Sion, avec mon mari, j’ai entrepris une formation Bansuri (qui signifie la flûte de Krishna en sanscrit), de 600 heur...

Alvise Pinton, chef de la Chanson du Val de l’Aire, Perly

Je connaissais le chœur de Perly pour lui avoir écrit le livret d’une chanson composée par Bernard Schulé lors du concours l’Etoile d’or 1981. En 2001, lorsque j’ai pris ma retraite, j’ai appelé Alvise Pinton, son chef. Depuis, je fais partie des altos et me rends tous les jeudis soir aux répétitions. Nous sommes une septantaine de choristes, qui avons du plaisir à nous retrouver, et donnons deux concerts début juin. Nous présentons alternativement une messe et des chants sur un thème donné. Alvise Pinton était instituteur, il a enseigné dans plusieurs écoles, avant d’entrer en 2000 dans une des classes du château de Dardagny, ouvert en 1932 après 6 campagnes de rénovation, d’où il prit sa retraite en 2017. Il a même été homme au foyer pendant 4,5 ans. La musique est un de ses hobbys, il a...

Le Cimetière des Rois, peste, peine de mort et droit à la vie

Ce temps de confinement a été idéal pour lire ou relire « La Peste » d’Albert Camus, paru en 1947. Il y décrit une ville assaillie par une épidémie mortelle, d’abord mystérieuse puis diagnostiquée comme peste. Les autorités choisissent la fermeture de la ville, coupée du reste du monde, pas vraiment le confinement que nous connaissons. Les gens enfermés dans leur ville peuvent toutefois continuer à se rencontrer, à travailler et à fréquenter restaurants et spectacles. Evidemment, nous sommes dans une fiction, mais de nombreux éléments de ce roman philosophique nous frappent par leur actualité brûlante. Un des personnages principaux, qui mourra de la maladie le jour du déconfinement, dans les cris de joie de la population, explique que pour lui la peste, c’est de donner la mort, sciemment, ...

Les 15 projets finalistes du Prix IDDEA 2020 sont connus !

Les 15 nouveaux projets sélectionnés pour participer au Prix IDDEA 2020 ont été dévoilés lundi soir au public depuis le plateau de Léman Bleu. C’est dans le contexte très particulier du Covid-19 que s’est déroulé le processus de sélection du prix IDDEA 2020. C’est donc depuis le plateau de Léman Bleu et sans public que les 15 porteurs et porteuses de projets retenu-e-s ont présenté leurs idées, lundi 18 mai 2020. Dès fin mai, les heureux-ses sélectionné-e-s entameront alors officiellement le parcours de formation qui les amènera à la concrétisation d’un plan d’affaire. Le prochain rendez-vous est fixé en novembre pour la soirée de clôture lors de laquelle les heureux gagnants se verront remettre leur prix. D’ici là ne manquez pas de suivre le Prix IDDEA sur ses réseaux pour rester au...

Les masques de la mariée

À Carouge, la rue Saint-Victor a été frappée par la crise sanitaire comme partout ailleurs. Les décisions fédérales en la matière ont contraint de nombreux commerces à fermer. C’est par exemple le cas du «Royaume de la mariée», une échoppe vendant des robes de mariées, de soirées et toutes sortes de vêtements. Tous plus chics les uns que les autres. Mais voilà, avec la période de semi-confinement imposée par les autorités fédérales et cantonales, le commerce bat sérieusement de l’aile, en particulier dans ce domaine. «J’ai l’impression que bien des mariages vont être repoussés. Deux robes ont déjà été annulées», regrette Danielle De Giorgi, patronne du «Royaume de la mariée». Qu’à cela ne tienne, la gérante ne perd nullement courage et l’esprit d’initiative reprend aussitôt le dessus: elle...

Les confessions d’une illustratrice confinée

L’imposition du semi-confinement a généré ces derniers temps frustration et incertitudes pour certains et actuellement il faut vivre au jour le jour à cause de ce satané virus qui continue à roder malgré une baisse des infections. Pourtant la situation de la quarantaine s’est présentée comme une opportunité pour Sarah Najjar. Elle a décidé de partager de manière humoristique le confinement. Jour après jour elle notait des anecdotes et les illustrait jusqu’à ce que cela dépasse la centaine de dessins. Son livre « Confessions confinées » devrait être publié d’ici début juin. Rencontre avec cette femme qui livre un témoignage historique amusant de cette période chaotique. Sarah, quel est votre parcours d’illustratrice ? Je suis née à Genève en 1986, ai toujours é...

Radieuse rencontre avec un héron cendré

Au détour d’une balade à vélo le long de l’Aire, un bel héron cendré s’est présenté aux promeneurs samedi dernier, en aval du pont des Marais. Digne et immobile, il scrutait les tourments de l’Aire à la recherche d’un poisson ou d’une grenouille. L’oiseau n’a pas manqué d’attirer à lui marcheurs du dimanche et cyclistes. Le crépitement des appareils photos et téléphones portables ne l’a nullement dérangé: il n’a pas esquissé le moindre mouvement. Ardea Cinerea, c’est son nom, est apparemment un abonné de cet emplacement. “C’est la troisième fois que je le croise là, en une semaine, dit Matilda, une sportive sexagénaire pratiquant le nordic walking, mais je l’ai aussi croisé plus loin en amont”. De là à s’assurer qu’il s’agit bien du même volatile, la sportive explique que c’est bien le cas...

Quand un virus éteint les lampions d’un haut lieu de culture

Avec le confinement, les rideaux sont définitivement tombés sur l’ensemble des spectacles programmés cette année. Pour le responsable du service culturel des Spectacles onésiens, l’impact social et culturel est important. Jérémie Decroux s’arme de courage avec son équipe pour lancer avec succès la saison 2020-2021 en septembre prochain. Il s’est prêté à nos questions. Signé Genève : Quel est l’impact du coronavirus sur les activités des Spectacles onésiens ? Jérémie Decroux : On a dû annuler plusieurs représentations à cause du confinement. Ça fait mal au cœur de voir que les enfants ne peuvent pas avoir accès à nos propositions, de même que d’autres spectateurs car on devait aussi avoir Yann Lambiel les 6, 7, et 8 mai. Il y avait aussi une représentation de Véronique Gallo, qu’on avait dé...

Le Covid-19 brise la vie de la ville d’Onex

Onex est connue pour sa tranquillité mais avec l’instauration des mesures barrières, la ville de 17 mille habitants a presque perdu sa vie. Nous avons pris la température des parcs, aires de jeux, lieux de cultures etc..Le diagnostic est alarmant. Si vous écoutez le dernier single des Rolling Stones intitulé « Living In A Gohst Town » vous vous ferez certainement une meilleure image de ce qu’est devenu Onex depuis le 15 mars dernier. La chanson parle d’un endroit auparavant plein de vie et se retrouve sans vie. Malgré les premiers rayons de soleil de ce début de printemps, les rues sont désertes. Le parc des Evaux quant à lui, est presque totalement vide. D’habitude en cette période de l’année, les piqueniqueurs prennent d’assaut ce parc naturel, mais aujourd’hui, pas de barbecue, pas de b...

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