Actu

Le canari de la chorale

Lors de l’article du 10 juin, j’avais laissé notre chef de chœur Alvise Pinton attristé par la situation due au Covid-19. Il avait été malade, s’en était bien sorti, mais avait dû interrompre les répétitions et annuler le concert prévu début juin. Il espérait retrouver ses choristes après l’été. Effectivement, le 2 septembre, il nous a envoyé un courriel d’informations, terminé par « Désolé beaucoup je suis ! Bisatous. » Afin de respecter les mesures dues au Covid-19, il a constitué 3 groupes : l’ensemble des ténors et basses et 2 groupes d’une quinzaine de sopranos et altos. Je fais partie du n°2. Certain-e-s choristes ont renoncé à participer à cause du virus. Selon le planning, chaque jeudi, deux groupes sont convoqués, l’un de 19h30 à 20h30, l’autre de 20h45 à 21h45 (avant, nous répéti...

« Mission Roosevelt » à la Jonction

Durant la Fête du théâtre, le quartier de la Jonction a été plusieurs fois envahi par une horde de fauteuils roulants, sous la haute direction d’une femme autoritaire, Madame Roosevelt, tout de rouge vêtue et au regard caché par des lunettes noires cerclées de rouge, secondée par son acolyte, Monsieur Roosevelt. Cette action est à la fois un jeu théâtral et une sensibilisation au handicap moteur, nommée « Mission Roosevelt » en hommage au démocrate Franklin Roosevelt, élu quatre fois président des Etats-Unis malgré une grave paralysie, modèle de courage et d’optimisme. Elle a été lancée par la troupe américano-franco-italienne « Tony Clifton Circus » en 2012 et jouée par Diane Bonnot et Iacopo Fulgi et leurs assistants techniques en Italie, en France, au Liban, en Egypte et même en Corée. ...

Le P’tit Music’Hohl présente sa nouvelle Revue: Corona Circus de Thierry Meury

« Avec ce titre, la Revue du P’tit Music’Hohl ne laisse pas de doute quant au thème central de son nouveau spectacle. Mais était-il possible de faire autrement dans une revue d’actualité ? Assurément, non. Car que l’on parle de politique avec les élections municipales du printemps dernier, du Conseil d’État, d’économie, de social, d’écologie, de pistes cyclables, de féminisation des noms de rue, de Salon de l’Auto et on en passe, absolument tout a un rapport avec le coronavirus, de près ou de loin (de loin est plus raisonnable). Voilà pourquoi après des mois d’une interminable crise sanitaire, la Revue du P’tit Music’Hohl invite les Genevois à venir rire (même masqués) de cette malédiction contemporaine. La meilleure façon de lui faire un bras d’honneur! » Alors venez...

Regards croisés sur la fête du théâtre

Le grand raout du théâtre genevois aura lieu du vendredi 9 au dimanche 11 octobre malgré la crise sanitaire Trois jours de folie attendent les Genevois en octobre. Du vendredi 9 au dimanche 11 aura lieu la Fête du théâtre. Un événement reconduit pour la huitième année, déjà. Signe d’un succès toujours grandissant auprès d’un public Genevois, très au fait de la chose théâtrale grand amateur de scène et de sorties culturelles. Répondant aux diverses fêtes de la musique ou du cinéma, l’événement a vu le jour en 2012, initié par deux figures dans le domaine: Margarita Gingins et Imanol Atorrasagasti. “Étonnamment, il n’y avait pas de fête du théâtre à Genève, dit la première, codirectrice. En 2012, on s’est dit que c’était le moment. À l’origine, nous avons misé sur l’importance de la découver...

« Le Vieux Carouge », vu par Ariel et Alex

Ariel Haemmerlé guide depuis presque 20 ans des visites de Carouge, savoureuses et intéressantes. Les touristes venu-e-s du monde entier ou les ami-e-s du patrimoine le choisissent en priorité (via Genève-Tourisme ou Illico Carouge), pour son humour, son érudition et pour ses quantités polyglottes (français, anglais, allemand et schwytzerdütsch) . Un jour de 2018, c’est le président du Lion’s Club qui demande une visite à Ariel. Ce président n’est autre que le photographe Alex Petrachkov, qui tombe sous le charme de Carouge. Il décide de concevoir et de réaliser un livre de photographies commentées par Ariel et publié par les éditions Alma Lux. Les deux compères présentent leur ouvrage à la maire Stéphanie Lammar, conseillère administrative chargée de la culture. Elle s’enthousiasme et déc...

La paroisse de Saint Pie X vient au secours de la chorale de mon quartier

Privés de concerts et de répétitions depuis le mois de mars, les chanteurs de nos chorales se languissent de retrouver leur activité. En fonction de sa nature, un chanteur longtemps confiné devient soliste ou muet… Avec l’arrivée du Covid 19, le printemps a changé notre vie, avec du bon et du moins bon. Pour le meilleur, il nous a permis d’entendre comme rarement, ou comme jadis, la voix des oiseaux, il a fait taire pour un temps les vrombissements des moteurs et cloué les avions au sol, ce qui fut apprécié des uns et maudit des autres. Pour le pire, il a rempli les hôpitaux, vidé quelques EMS, fermé nombre d’entreprises et cloué le bec des choristes ! Plus de répétitions, plus de concerts, plus de fête de la musique. Chanter sous un masque est moins stimulant que danser ...

Interview Sophie Bedoian, directrice des Pompes Funèbres Générales à Genève.

On les surnomme souvent « croque-mort » mais à notre époque ils sont devenus des agents funéraires. Ce sont des hommes et des femmes qui se dévouent pour gérer et adoucir le processus de deuil des familles car un enterrement réussi équivaut à des adieux réussis. Interview avec Madame Sophie Bedoian, directrice des Pompes Funèbres Générales à Genève. Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans ce secteur ? C’est une histoire de famille. Mon père est entré dans la société en tant qu’assistant funéraire en 1987 et il est maintenant Directeur Général. Depuis toute petite, j’ai toujours connu les Pompes Funèbres Générales et l’agence de Carouge. Ma mère l’a rejoint en 2001 comme Directrice Administrative. Pour ma part, je me suis lancée dans cette activité en 2006, après mes études en hôteller...

Une mine d’or pour les fous d’horlogerie

L’horlogerie est un monde de passionnés. Avec les collectionneurs de montres anciennes, sertisseurs, polisseurs ou horlogers spécialisés, on sent toujours le cœur parler. «Dans l’horlogerie, il y a deux aspects: l’assemblage de pièces pour fabriquer une montre ou bien on part de la page blanche et on réalise tout.» À entendre Sébastien Monney, on sent rapidement que ce formateur et horloger est tombé dedans il y a bien longtemps: «Un jour alors que j’étais élève à l’école d’horlogerie du Petit-Lancy, un horloger indépendant qui faisait des remplacements m’a fait voir sa montre. Il m’a dit qu’il l’avait fabriquée lui-même de A à Z. Alors, je me suis dit que moi aussi, un jour, je réaliserais ma montre, comme ce Monsieur.» On ignore si à ce jour c’est chose faite, mais aujourd’hui, Sébastien...

Littérature et confinement

En plein confinement, un article du « Courrier » du 23 avril m’a interpellée : des écrivains suisses, Daniel de Roulet en tête, dénigraient le besoin d’écrire et surtout de publier en cette période troublée. Pourtant, des amateurs à Carouge s’en donnaient à cœur joie et même partageaient en profondeur grâce au groupe d’écriture du Club des Aîné-e-s lancé et animé par Denise Martin et de temps en temps animé à tour de rôle aussi par Gerda Ferrari et Evelyne Monticelli. Le groupe se réunissait chaque vendredi jusqu’à la mi-mars et a fonctionné par courriels durant les trois mois du confinement. Chaque lundi, les participant-e-s recevaient le thème hebdomadaire (exemples : « Enivrez-vous », « Un jour je partirai dans un pays lointain », « Ouf mon poids », « Silence ») et le vendredi partageai...

1960: Béton futile 2020: écritures inutiles

Cette beau graff, qui résume si bien l’histoire des immeubles de la rue des Maraîchers, vient de tomber en poussière… Les ouvriers ont mis en place un impressionnant dispositif pour exécuter la démolition des derniers immeubles ouvriers appartenant à l’Hospice général, et pour protéger le voisinage. Nous avons ainsi assisté en direct à cet anéantissement des demeures. Au moment même où la gueule de la pelleteuse avale un appartement, curieusement, je sens le fumet d’une bonne soupe flotter dans l‘air… 1960 (ou même un peu avant, dans les années 50) : dans le grand enthousiasme de l’après-guerre et de la reprise économique, des habitations ouvrières, bon marché, accessibles à tous, ont été construites en quantités, notamment les « cités Familia », à la Servette, au Petit-Saconnex, aux « fro...

Sans hésitation

Pour un repas convivial à la route de Florissant, n’hesitez pas d’essayer le restaurant pizzeria ‘Indigo’. Une cuisine delicieuse, une equipe super sympa et surtout des prix très raisonable.

Des grains de sable à la Villa Dutoit ?

Des grains de sable à la Villa Dutoit ? On n’en est pas encore sortis, mais il fallait l’écrire aussi vite que possible tout en s’en souvenant aussi longtemps que nécessaire. Au printemps dernier, une kyrielle de poètes ont pris leur confinement en otage pour s’inspirer du manque de tout, mais pas de toux, afin de meubler leur temps libre mais privé de liberté. Terrés dans leur espace clos, poétesses et poètes ont concocté des amuses-bouches parfois sans rimes mais pas sans raison qui ont été choisis et publiés par Huguette Junod et ses Editions des Sables. On croyait alors être arrivés au bout du sujet, mais voilà que le cheminement du virus laisse craindre un nouveau confinement. Profitons de l’intermède accordé par le vilain et sortons masqués pour nous ren...

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