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Chêne-Bougeries vire au bleu

Chêne-Bougeries vire au bleu

Le projet était annoncé depuis plus d’une année, c’est désormais chose faite. Après son voisin Chêne-Bourg, c’est au tour de la commune de Chêne-Bougeries de repeindre ses places de stationnement en bleu. Il n’est désormais plus possible de déposer sa voiture plus d’une heure dans ces espaces, à moins de posséder un macaron, accessibles aux habitants pour la somme de 200 francs par année.

Une transformation qui modifie les habitudes de nombreux automobilistes qui profitaient des nombreuses places présentes dans la commune durant des journées entières. «Nous souhaitons limiter le stationnement de longue, voire très longue durée des pendulaires qui cherchent à se rapprocher du tram ou du bus, souligne Raphaël Gailland, secrétaire général de la mairie de Chêne-Bougeries. Et ainsi libérer le domaine public au profit des habitants de la commune.»

Chênois divisés sur le sujet

L’époque où il était impossible de trouver la moindre place le long de la route Jean-Jacques Rigaud semble révolue. De même que les petits chemins entre la route de Malagnou et la route de Florissant regorgent désormais d’espaces de stationnement. Dans la pratique, la stratégie semble fonctionner. Mais concrètement, qu’en pense la population?

Les avis divergent. Plusieurs se réjouissent de cette mesure. Habitante du chemin de la Montagne, Liliane Heidet considère que l’entrée en vigueur de cette zone macarons: «permet un certain ordre en empêchant aux frontaliers de laisser leur voiture stationnée toute la journée». Un sentiment partagé par un retraité du chemin de Pont-de-Ville: «Lorsque je travaillais encore, je partais à 5h50 le matin et des frontaliers étaient déjà en train de poser leur voiture ici. Cette mesure est une bonne chose, d’autant plus que le macaron ne coûte vraiment pas très cher.»

A l’inverse, quelques-uns ne sont pas franchement ravis du changement. «Les habitants sont furieux!», s’exclame une autre résidante du chemin de la Montagne. Elle regrette les zones blanches notamment lorsqu’elle reçoit des invités à la maison: «Nous n’avons pas de parking visiteurs devant l’immeuble. Lorsque des amis viennent nous voir, nous sommes obligés de libérer notre place privée afin qu’ils puissent stationner.» Sans se montrer aussi virulente, une habitante du chemin de la Fontaine s’interroge sur la pertinence de cette mesure: «Il n’y avait jamais de place disponible avant, mais il n’y en a pas plus aujourd’hui. Je ne sais pas comment font les gens pour se parquer», s’interroge-t-elle, bien heureuse de ne pas posséder de voiture.

Le malaise des places vides

Certains semblent plus mitigés. «Bien sûr que pour moi, en tant qu’habitant, cette zone bleue est bénéfique. Aujourd’hui, je trouve toujours une place devant chez moi, note Michele Monteduro résidant de la route Jean-Jacques Rigaud. Mais au fond, ce qui me dérange c’est que ce sont toujours des mesures qui sont prises en fonction des plaques, à l’encontre des frontaliers. Je me demande bien ce que ferait Genève sans les Français…»

De son côté, Gilbert Bochatay, qui vit au chemin des Amazones, considère qu’il est «normal que les frontaliers utilisent les P+R». Mais il s’attriste des rues aujourd’hui vides. «Dans un sens, c’est un peu grossier. On les envoie se parquer ailleurs, alors que les places existent. Je ne comprends pas pourquoi les frontaliers n’ont pas la possibilité, eux aussi, d’acheter un macaron spécial, à un prix adapté, afin qu’ils puissent quand même profiter ces places qui sont aujourd’hui vides.»

 

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3 commentaires

  1. L’introduction d’une zone bleue « macaron » est une décision purement politique. Elle doit donc tenir compte de tous les usagers, résidents, travailleurs pendulaires, adeptes de la complémentarité entre transports privés et publics, etc.

    Chêne-Bougeries a mal analysé la situation car il fallait faire la différence entre zones d’habitat collectif et zones purement résidentielles. L’habitat collectif justifie la zone bleue avec préférence aux résidents. Les zones villas sont la plupart du temps équipées en garages, couverts, allées ou l’on peut garer une voiture. Donc la zone bleue ne s’y justifie pas (exemple le plateau de Malagnou ou les cases sont vides à longueur de journée).

    Certains (pas tous!) pendulaires qui utilisaient le plateau de Malagnou pour stationner vont maintenant accroître la clientèle du P+R, mais d’autres continuent désormais leur route en ville ce qui n’était certainement le but recherché. Ce fait induit une baisse de fréquentation des TPG, ce qui est un comble!

    La décision de Chêne-Bougeries est certainement bonne mais à revoir en réduisant le nombre de cases bleues qui ne sont là que « pour embêter ».

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  2. Heureusement que le ridicule ne tue pas !! Certains édiles de Chêne-Bougeries et de la fondation des parkings ne seraient plus là !

    1. Nouvelle zone macaron vide c’était prévu et annoncé (villas et petits immeubles avec leur propres parkings)
    2. A 5 mètres de la zone macaron (au-niveau de Grange-Canal) la fondation des parkings me refuse un macaron car « cette zone appartient à la ville et n’a pas de macaron). J’habite Genève (j’y suis même née !), j’y travaille, je paie des impôts et une fondation de droit publique me répond de cette manière !

    3. Zone blanche 30 minutes le long de la route de chêne pour les commerces mais il n’y en a que 2 une boulangerie et une pharmacie ! Et 3o minutes pour les 2 restaurants sont trop court pour ¨manger
    4. Aucune possibilité de laisser une voiture quelques heures pour, par exemple des visites

    5. J’ai trouvé un parking à 150 CHF/mois sur ………….Chênes-Bougeries et à 3 km de chez moi !!
    Cherchez l’erreur ?

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  3. Malheureusement, cela n’améliore pas le stationnement pour les riverains. Et payer pour quelque chose déjà payé dans les nombreuses taxes automobiles est du vol. Et ce n’est pas les amendes qui vont couvrir les frais des agents qui devront être engagés pour faire les contrôle. Ennuyer les citoyens, c’est réussi. Ennuyer les frontaliers, c’est loupé (voir les croisements de places dans ma rue). Et qui a payé les lignes bleues, le panneaux indicateurs, etc.

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