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Périphérie | Société

Quatre jeunes Chênois redonnent des couleurs à un abribus

Quatre jeunes Chênois redonnent des couleurs à un abribus

Apprendre aux jeunes à utiliser une bombe de peinture pour faire autre chose que taguer. Tel est le challenge que se sont fixés les travailleurs sociaux hors murs (TSHM) des Trois-Chêne. Cette expérience s’est traduite par la réalisation d’un graffiti sur l’abribus de l’arrêt Petit Bel-Air, à Chêne-Bourg, au mois d’avril dernier. On ne peut pas dire que cet abri en béton massif se fondait particulièrement bien dans le décor. Dorénavant, c’est un couvert coloré qui abrite les voyageurs des TPG. Rouge, bleu, vert: on y découvre un horizon de buildings à l’américaine.

Cette œuvre a été réalisée par quatre jeunes de la commune, avec l’aide de Sandrine Queiroga, la coordinatrice de l’équipe des TSHM des Trois-Chêne. Deux des adolescents, âgés de 13 ans, sont des élèves du cycle de la Seymaz. Les deux autres ont dix-sept ans et ne sont pas scolarisés. Au total, il leur a fallu trois jours pour réaliser l’œuvre proposée par un graffeur professionnel. Et l’expérience est concluante. «Il y a eu une très bonne dynamique de groupe», raconte Sandrine Queiroga. «C’était drôle parce que les plus âgés faisaient attention à leur vocabulaire quand ils étaient en présence des plus jeunes.» Et les retours positifs ne se font pas attendre: «A la rentrée, les professeurs du cycle étaient bluffés», relève-t-elle. Forts de ce succès, les deux plus jeunes participants sont d’ailleurs à la recherche d’un centre pour graffer et exercer leur nouvelle passion.

D’autres projets sur les Trois-Chêne

Seul point noir au tableau: des tags se sont déjà accumulés sur l’abribus. Ce qui agace particulièrement l’éducatrice mais ne l’étonne qu’à moitié: «Il y a beaucoup de transit par cet arrêt. Je vais essayer de voir avec le graffeur comment on peut rattraper ça, mais je ne me fais pas trop d’illusions.»

Ce n’est pas la première fois que les TSHM pratiquent l’art des graffitis sur des bâtiments communaux; les toilettes du parc Mirany avaient été transformées de la même manière il y a quelques années. Et ce ne sera probablement pas la dernière fois, selon l’éducatrice. Ils espèrent pouvoir mener leur prochain projet au centre sportif de Sous-Moulin: «Il y a un énorme mur où on aimerait faire un graff bientôt. Pour le moment, on attend encore les propositions du graffeur.»

 

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5 commentaires

  1. Quelle belle initiative ! Pouvez vous me communiquer leurs coordonnées ? Mon fils se marie à Charlotte bientôt je voudrai une décoration originale de ma maison, je pense que ces jeunes feront plus que l’affaire !
    Merci pour vos articles très frais, je me réjouis de lire le prochain !

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  2. Cela fait des années et des années que l’on discute de pouvoir offrir aux jeunes artistes des panneaux ou autres murs, afin qu’ils puissent s’exprimer. Bravo pour cette initiative et offrez encore d’autres possibilités pour la jeunesse.

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  3. quelle bonne idée ! Bravo les TSHM et les artistes ! Il faudrait que chaque commune fasse de même.

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  4. Tout ce qui est susceptible d’embellir le mobilier urbain, généralement d’une anonyme monotonie consternante, est bon à prendre.

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  5. Ben oui, c’est marrant de voir des tags « officiels » a Chêne, et pourquoi pas à Cologny ou Vandoeuvres?

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