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Lucien Thaon, l’infatigable acrobate

Lucien Thaon, l’infatigable acrobate

D’Onex à Bellevue en passant par Bernex ou Saint-jean, voilà 30 ans qu’il parcourt les scènes, les cirques et les salles de sport pourfaire connaitre sa passion: l’acrobatie.

Pour transmettre ses connaissances, Lucien Thaon n’a pas hésité à créer Acro »Bat » où il encadre plus de 200 jeunes à l’année. Du coup, impossible de faire le portrait de ce «jeune» sportif de 66 ans sans parler de son club.

Lucien Thaon nous donne rendez-vous à la salle de gymnastique d’Onex Parc. Il est 16h, Lucien, en jogging bleu avec un tee-shirt blanc, s’affaire déjà autour  de son matériel de travail, question de s’assurer de la sécurité. Au programme: les cordes et les trapèzes. A l’image du laboureur et ses enfants, il donne les premières instructions. Les jeunes s’exécutent. Deux d’entre eux dirigent en toute indépendance la séance d’échauffement. «Ils sont divisés en 2 groupes d’âge: 5 et 7 ans, 8-10 ans et arrivent parfois à travailler seuls», déclare t-il avec un accent chantant du sud de la France.

Au total, ils sont 220 étudiants habitant Bernex, Confignon, Bellevue, Saint-Jean et Onex. Le moniteur se déplace pour dispenser ses cours. Du monocycle au jonglage, en passant par la corde, la marche sur boule, le trampoline et autres, l’athlète originaire de Nice ne cache rien à ses apprenants. Il ne fait que ça depuis 30 ans. «J’ai été prof de gym dans des écoles privées. Je ne vis que de ça».

Deux champions du monde sortis de son école

Lucien trouve du plaisir à transmettre ses connaissances, mais Acro »Bat » est une école de discipline et de travail. «Pas d’insultes, pas de moqueries, pas de critiques, accepter l’autre tel qu’il est, parce que le gamin qui n’est pas bon au trapèze peut être fort à la corde. Tout le monde a le droit de ne pas être champion».

Entre ses mains sont passées plusieurs générations, mais le technicien d’1m68 nous confie sans orgueil: «J’en ai déjà qui ont monté leurs propres cirques. J’ai deux élèves qui ont été champions du monde de monocycle». Il y en a aussi qui restent fidèles au maître. «Ma plus ancienne monitrice qui a 37 ans est avec moi depuis l’âge de 10 ans».

En dehors de l’acrobatie, Lucien enseigne aussi le jonglage et des tours de magie. «Evidemment, il faudrait une grande concentration de la part de l’élève qui doit être un peu plus âgé avant d’apprendre quelques numéros», dit-il. Sur invitation, le magicien se produit avec ses poulains partout où l’on fait appel à ses exploits.

Un self made man

Comment peut-on passer du statut de mécanicien à celui d’acrobate ? C’est difficile à expliquer car la trajectoire paraît on ne peut plus tortueuse. Mais elle recèle divers enseignements. «Mon premier métier est celui de mécanicien-électricien auto. J’ai été ensuite éducateur spécialisé dans des foyers pour enfants, puis professeur de sport et animateur dans le restaurant scolaire d’une école privée. J’ai passé mon diplôme à l’Ecole d’études sociales à Lausanne», explique-t-il.

Il faut dire qu’il ya des signes qui ne trompent pas. Après avoir travaillé dans l’éducation, celui qu’on appelle « le Suisse » avait reçu une offre. Une collègue lui a suggeré d’enseigner la gymnastique artistique et acrobatique à sa sœur, une fillette de 12 ans. Petit à petit les copines de celle-ci ont demandé à participer, elles monteront avec lui son premier spectacle en 1984.

Etrange destin que celui de ce sportif dont l’engouement et la détermination défient le temps. Il ne bénéficie ni d’hérédité ni de formation, sauf en jonglage, discipline pour laquelle il a suivi un cours. «La gymnastique artistique, je suis tombé dedans quand j’étais petit, à l’âge de 7 ans sous le charme d’une petite copine de mon âge. Je ne me suis jamais arrêté.»

Malgré ses 66 ans, l’homme reste endurant, souple, et toujours en quête de nouveaux numéros.

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Photo du profil de Anderson Makedi
Onésien depuis peu et père de trois enfants, Anderson Makedi a plein d’histoires à raconter. Né au Congo Brazzaville, diplômé en journalisme, il est le correspondant de la radio Africa N°1 après avoir travaillé pour la télévision nationale. Aujourd’hui, il anime un site destiné à la communauté congolaise, s’engage au sein de la paroisse protestante d’Onex et se passionne de tout. «L’information de proximité a une vraie valeur», affirme-t-il avec conviction.

1 commentaire

  1. J ai eu la chance de participer au cours de Lucien étant petite. Je garde toujours un excellent souvenir de cette époque. J y ai appris pleins de choses. Lucien est vraiment un homme formidable son école est géniale.

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