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Timothé Mumenthaler, un jeune Onésien sur les pistes olympiques

A peine 16 ans, Timothé Mumenthaler foule déjà ses pistes internationales. Le jeune onésien a participé en octobre dernier à Buenos Aires aux Jeux olympiques de la jeunesse. »j’étais ravi de représenter la Suisse à cette compétition. Je suis rentré sans médaille mais avec davantage d’expérience » à t-il déclaré. L’athlète à terminé 17è en finale B, presque l’équivalent d’une demi-finale. Mais avant d’être qualifié à ces jeux, Timothé a pris part aux championnats d’Europe de sa catégorie en Hongrie en été dernier, passage obligé pour atterrir sur des pistes argentines. Au niveau de la Suisse, la fédération avait organisé des trials pour départager les athlètes auteurs des minimas « J’ai terminé 2è en 200m, c&rs...

Les Failles à Perly-Certoux

Perly-Certoux est l’une des trois dernières communes du canton de Genève, avec Cartigny et Plan-les-Ouates, à perpétuer la tradition des Failles. Dites aussi Alouilles ou Brandons en Suisse romande, les Failles sont célébrées le premier dimanche du Carême. Elles relèvent d’un rite paysan de type païen, lié à Imbolc, une fête religieuse celtique de purification. La tradition veut qu’on brûle des perches enrobées de paille, de sarments et de roseaux, à l’apparition de la première étoile. Commémorées dans toutes les communes genevoises, ainsi qu’en Savoie, les Failles ont connu une interruption pendant la première guerre mondiale. A Perly-Certoux, on allumait les brandons dans les champs, en face de la chapelle. La commune a « perdu » les Failles dans les années 50. Joseph Deschenaux, i...

Autrefois comme aujourd’hui, la Jonction

Lors d’une récente lecture publique à la Galerie, ce lieu magique aux Grottes où les écrivain-e-s présentent leurs textes en travail, Olga Eyben, une dame de mon âge, a lu ses souvenirs sur « La Jonction, autrefois ». Venue du Chili pour étudier la littérature à l’Université de Genève, elle avait habité dans les années 1960, un immeuble au bord de l’Arve. Elle aimait beaucoup son quartier « paisible et laborieux », avec ses ateliers d’artisans, ses petits magasins tenus surtout par des Espagnols. Les soirs d’été, « on tirait sa chaise sur le trottoir et on entendait les guitares et les castagnettes, on marchait le long des berges du Rhône non bétonnées ». Les trams qui rentraient dans leur dépôt couvraient les conversations de leur vacarme, « cris de joie ou plaintes ? » se demande-t-elle ...

Genève, une ville « ouverte »

Je ne parle pas ici de la Genève ouverte sur les activités artistiques, celle qui soutient régulièrement les institutions et les acteurs culturels, ni de la ville internationale et son ouverture sur le monde entier, qui accueille et offre un havre de paix, voire un refuge doré pour des personnalités en exil… En 2016, Genève a en effet été classée 8e ville la plus agréable à vivre (stabilité, sécurité, éducation, services de santé, infrastructures, etc.). Effectivement, Genève, capitale de la paix, dispose d’un environnement naturellement paisible, propice à la détente : entre la beauté du lac Léman, l’allégresse des parcs fleuris, le charme de la vieille ville, et l’aspect humanitaire appuyé par les nombreuses ONG, Genève nous submerge en effet d’une certaine sérénité. Pourtant mes propos ...

Cécile Coulon | Rencontre

Dans le cadre du Printemps de la poésie, qui se tiendra du 1er au 13 avril 2019, nous recevons Cécile Coulon pour Les Ronces (éd. du Castor astral, 2018) en partenariat avec le Chat noir. Premier recueil de poésie de cette auteure-phénomène, Les Ronces a reçu le prestigieux prix Apollinaire, l’équivalent du Goncourt de la poésie. Tout a commencé sur Facebook. Il y a environ quatre ans, Cécile Coulon décide de poster des poèmes, dans l’idée d’utiliser ce réseau social comme laboratoire littéraire et poétique. Les Ronces réunit l’ensemble de ces textes. Ces poèmes narratifs conçus comme des micro-nouvelles disent la vie en direct, racontent des histoires brèves, des histoires d’amour (filial ou amoureux), de rencontre, de désir et de rupture. Traversés par le thème de la nature, ces textes é...

Sédiments du bonheur – une exposition de photographie et vidéo

Chacun conserve sur les murs de sa maison, sur l’écran de son téléphone portable ou au fond de son portemonnaie, des images précieuses associées au bonheur, que l’on aime contempler et même porter sur soi. Le réflexe de photographier des moments heureux et des êtres chers est profondément ancré en nous, et les liens entre photographie, mémoire et bonheur, aussi étroits et complexes. C’est sur la base de cette réflexion que Photoforum Pasquart, l’une des principales institutions de Suisse consacrée à la photographie contemporaine, a créé l’exposition « Sédiments du bonheur », d’abord aux Journées Photographiques de Bienne et aujourd’hui à Plan-les-Ouates. À travers les témoignages et les réflexions d’aînés de la Commune ainsi que de résidents des EMS Happy Days et Drize durant des ateliers,...

Roman « La Pythie » de Mélanie Chappuis

Se retrouver avec un livre de Mélanie Chappuis, c’est avoir un rendez-vous avec l’élégance d’une plume délicate. D’avance on sait que l’on va prendre plaisir à lire un livre. Avant de parler de son dernier ouvrage « La Pythie » qui ne déroge pas à la règle, je vous invite à revenir sur certains de ses précédents livres. Chacun de ses romans nous embarque à la rencontre de personnages vrais, profonds et en quête d’eux-mêmes. A 30 ans, « Frida » errait à la recherche de l’homme de sa vie tout en hésitant entre deux hommes. « Maculée conception » nous parlait de la mère universelle « Marie » mais en découvrant la femme avant l’icône et la sainte. Outre l’histoire passionnante, le lecteur sentait le profond travail de recherche derrière ses lignes. Mélanie Chappuis confirme qu’elle avait...

Une affaire de famille à Plainpalais

La plupart des genevois et touristes aussi fréquentent un endroit devenu mythique dans la restauration à côté de la plaine de Plainpalais, la Cave Valaisanne et Chalet Suisse. Mais ce que la plupart des consommateurs de fondues et autres mets alléchant ne savent pas c’est que ce restaurant est l’exemple même d’une belle tradition familiale. Je l’ai découvert récemment et j’avais envie de partager avec vous la saga de cette famille de restaurateur. J’ai rencontré le petits- fils du fondateur Hervé-Armand Dumoulin. Comment a commencé cette aventure ? Il y a plus de 50 ans, en 1960, par mon grand père Armand Dumoulin. Avant qu’il rachète le lieu, le restaurant s’appelait le « 20ème siècle ». Il s’est lancé dans cette aventure avec ma grand-mère Rosa (saviésanne comme lui). Mon grand-père étai...

Au volant de la ligne X, entre père et fils

D’une manière trop générale, plongés dans leur univers stressant, les gens qui montent dans un bus oublient qu’il y a quelqu’un derrière le volant. Au quotidien, rares sont les « bonjours » ou les « Merci », et l’on ose à peine essayer de compter les sourires. Pourtant, sur la ligne X, qui dessert – entre autres – les petits villages de Dardagny et Russin, avec un terminus à la gare de La Plaine, la situation est tout autre. Les conducteurs s’appellent Joseph et Frédéric, ils sont père et fils, et la grande majorité des usagers les connaissent bien, les appelant même par leurs prénoms. Mais c’est loin d’être la seule particularité de cette petite ligne peu connue du grand public. Sur la X, le service est assuré par Globe Limo SA, une entreprise de transport genevoise ...

Lettre d’amour à la TSR.

Le 17 février 2019. Ma chère TSR, Jamais je n’aurais cru devoir t’écrire pour te demander de ne pas me quitter. Moi qui t’ai parfois abandonnée pour d’autres horizons où toujours j’ai cherché ton image et ta voix mais qui suis toujours revenu à mes racines. Mes racines, parlons-en. Né dans le Genevois français, j’ai grandi dans le système centralisé de ce beau pays, son école, son administration, ses radios, ses télévisions. Mais les ondes ont ceci de particulier qu’elles se rient des frontières. Alors, nous achetions un téléviseur Pal Secam dans les années soixante pour pouvoir te regarder. Car nous aussi nous nous riions des frontières. J’ai donc grandi avec Henri Dès et les babibouchettes, Rocky les belles oreilles ou Temps présent. Sans oublier le téléjournal qui m’apportait une vision...

Le WinterLive Festival, un podium pour les jeunes musiciens de la Champagne

Les 15 et 16 février, à Bernex, s’est déroulée la seizième édition du WinterLive Festival. Rencontre avec Nicolas Waeber, l’un des co-organisateurs, et Patrik Renlund, responsable du service Social-Jeunesse de la commune de Bernex. Dans le préau de l’école de Luchepelet, les spectateurs font la queue devant la caisse. Pour se réchauffer, du vin chaud et de la bière brassée à Confignon leur sont proposés. Des groupes de jeunes discutent autour de barils d’où s’envolent quelques braises. Parmi eux, Nicolas Waeber, co-organisateur de l’événement avec sa bande d’amis, rencontrés pour la plupart dans ce même préau, il y a bien longtemps. Une équipe soudée Le groupe de jeunes est aux commandes de la programmation du festival depuis déjà trois ans. « Nous utilisions un local en gestion accompagné...

Oh punaise !

Je ne vais pas vous parler aujourd’hui de l’expression populaire qui marque la surprise, l’étonnement ou l’indignation, mais bien de l’hétéroptère qui a envahi nos jardins, terrasses, balcons et même encadrures de fenêtres durant la dernière canicule. Ces punaises ont même sévi jusqu’à l’automne, cette saison s’étant prolongée en un interminable été indien. Si j’évoque cette singularité seulement maintenant, c’est que l’insecte a largement eu le temps de s’introduire dans nos appartements lors des chaudes journées de l’été passé : en effet, les fenêtres et les portes restaient souvent généreusement ouvertes en soirée et la nuit, afin de ventiler les pièces. Plusieurs d’entre nous avons eu alors la surprise ...

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