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Une mine d’or pour les fous d’horlogerie

L’horlogerie est un monde de passionnés. Avec les collectionneurs de montres anciennes, sertisseurs, polisseurs ou horlogers spécialisés, on sent toujours le cœur parler. «Dans l’horlogerie, il y a deux aspects: l’assemblage de pièces pour fabriquer une montre ou bien on part de la page blanche et on réalise tout.» À entendre Sébastien Monney, on sent rapidement que ce formateur et horloger est tombé dedans il y a bien longtemps: «Un jour alors que j’étais élève à l’école d’horlogerie du Petit-Lancy, un horloger indépendant qui faisait des remplacements m’a fait voir sa montre. Il m’a dit qu’il l’avait fabriquée lui-même de A à Z. Alors, je me suis dit que moi aussi, un jour, je réaliserais ma montre, comme ce Monsieur.» On ignore si à ce jour c’est chose faite, mais aujourd’hui, Sébastien...

Littérature et confinement

En plein confinement, un article du « Courrier » du 23 avril m’a interpellée : des écrivains suisses, Daniel de Roulet en tête, dénigraient le besoin d’écrire et surtout de publier en cette période troublée. Pourtant, des amateurs à Carouge s’en donnaient à cœur joie et même partageaient en profondeur grâce au groupe d’écriture du Club des Aîné-e-s lancé et animé par Denise Martin et de temps en temps animé à tour de rôle aussi par Gerda Ferrari et Evelyne Monticelli. Le groupe se réunissait chaque vendredi jusqu’à la mi-mars et a fonctionné par courriels durant les trois mois du confinement. Chaque lundi, les participant-e-s recevaient le thème hebdomadaire (exemples : « Enivrez-vous », « Un jour je partirai dans un pays lointain », « Ouf mon poids », « Silence ») et le vendredi partageai...

1960: Béton futile 2020: écritures inutiles

Cette beau graff, qui résume si bien l’histoire des immeubles de la rue des Maraîchers, vient de tomber en poussière… Les ouvriers ont mis en place un impressionnant dispositif pour exécuter la démolition des derniers immeubles ouvriers appartenant à l’Hospice général, et pour protéger le voisinage. Nous avons ainsi assisté en direct à cet anéantissement des demeures. Au moment même où la gueule de la pelleteuse avale un appartement, curieusement, je sens le fumet d’une bonne soupe flotter dans l‘air… 1960 (ou même un peu avant, dans les années 50) : dans le grand enthousiasme de l’après-guerre et de la reprise économique, des habitations ouvrières, bon marché, accessibles à tous, ont été construites en quantités, notamment les « cités Familia », à la Servette, au Petit-Saconnex, aux « fro...

Sans hésitation

Pour un repas convivial à la route de Florissant, n’hesitez pas d’essayer le restaurant pizzeria ‘Indigo’. Une cuisine delicieuse, une equipe super sympa et surtout des prix très raisonable.

Des grains de sable à la Villa Dutoit ?

Des grains de sable à la Villa Dutoit ? On n’en est pas encore sortis, mais il fallait l’écrire aussi vite que possible tout en s’en souvenant aussi longtemps que nécessaire. Au printemps dernier, une kyrielle de poètes ont pris leur confinement en otage pour s’inspirer du manque de tout, mais pas de toux, afin de meubler leur temps libre mais privé de liberté. Terrés dans leur espace clos, poétesses et poètes ont concocté des amuses-bouches parfois sans rimes mais pas sans raison qui ont été choisis et publiés par Huguette Junod et ses Editions des Sables. On croyait alors être arrivés au bout du sujet, mais voilà que le cheminement du virus laisse craindre un nouveau confinement. Profitons de l’intermède accordé par le vilain et sortons masqués pour nous ren...

Portes ouvertes de la Bulle d’Air

Vous avez la merveilleuse envie d’initier votre jeune enfant à la musique ? Vous aimeriez savoir comment se déroule un cours ? Venez le découvrir le samedi 5 septembre 2020. Au Grand-Saconnex et à Carouge. De 9h30 à midi, démonstration d’ateliers d’éveil à la musique pour les enfants de tous les âges. (toutes les mesures Covid seront prises) Consultez le programme détaillé sur notre site labulledair.ch Entrée gratuite sans réservation.

Post tenebras, le lux multicolore

Visite guidée de Genève pendant et après le confinement Genève repart. Dans son rythme et avec ses rebondissements, la vie reprend dans la cité de Calvin. Alors que les institutions sont toujours plus nombreuses à rouvrir leurs portes, les lieux emblématiques retrouvent leurs engouements habituels. Pour marquer cette période particulière et ineffaçable de notre mémoire, la photographe genevoise Karine Bauzin a publié aux Éditions GOOD HEIDI Production un album-souvenir. Au total, 100 clichés en noir et blanc illustrent l’époque pesante et angoissante du semi-confinement. À leur à côté, 100 autres photographies présentent les mêmes lieux genevois depuis le même angle, mais cette fois-ci après la libération. La vie a repris en couleurs ! Durant ce printemps 2020, les capitales du monde ont a...

Le poème « Jonction » à la Jonction

La Jonction a inspiré un grand poète, on le comprend ! Entre les deux eaux si différentes des fleuves, les restes du quartier industriel, la créativité des artistes actuels, les graffitis, les dealers, les sportifs et les bronzeurs du sentier des Saules, «  un étrange mélange d’industrie et de farniente », que de sujets d’émerveillement, de curiosité, de rêves… Martin Rueff, professeur de littérature française du 18 ème siècle à l’Université, également traducteur, critique et philosophe, a adoré ce quartier et lui a consacré un long poème, publié aux éditions « Nous » en 2019, salué par une critique unanime. Guillaume Chenevière, ancien directeur du Théâtre de Carouge et de la Télévision suisse romande, à la belle voix puissante, a lu durant deux soirées au Théâtre de Carouge en octobre ht...

Deux jolis projets culinaires

J’ai récemment découvert deux projets culinaires, 2 petites entreprises qui prennent place à Genève, dirigés par Jaime Barria/Jaumesse et ses collaborateurs, jeunes entrepreneurs, Nik’s Fudo et Food N’Friends. Au sujet de Nick’s Fudo, d’où vient cette appellation et qu’est-ce que vous proposez ? Du bouddhisme qui signifie immobile, comme nous aimons le dire nos clients n’ont pas besoin de se déplacer, nous leur apportons ouverture d’esprit, le partage des cultures à travers des plats faits maison. Nous encourageons, responsabilisons et accompagnons les entrepreneurs migrants à domicile qui désirent partager leur culture et leur passion pour la nourriture. 2)Quelles conditions légales les cuisinières doivent elles respecter pour pouvoir exercer leur...

Danger ou sécurité ?

Tout tranquille, le petit enfant promène son doudou devant la bibliothèque municipale de la Jonction, et pourtant trois objets insolites et inquiétants le dominent… C’est quoi ? Des bombes ? des bonbonnes ? Ce sont les trois bidons de gaz, rassemblés pour former un œuvre artistique interpellante. Son concepteur, Florian Bach, l’a appelée « Règne ». Il fait allusion au règne de la technologie qui domine l’humanité et la nature. L’artiste veut nous signifier que les objets techniques créent des systèmes de contrôle, de destruction et d’exclusion. Mais rien n’est simple. En fait, ces trois canons effaroucheurs à oiseaux, utilisés dans les aéroports et dans les vignes, protègent aussi des vies… Grâce à leur action bruyante, les oiseaux s’enfuient et n’entravent pas les avions, qui peuvent ains...

Histoire régionale : Parution du livre Les Échos Saléviens n° 27

Depuis sa création en 1984, l’association La Salévienne, société d’histoire régionale a édité seule ou en coédition plus d’une soixantaine d’ouvrages : des biographies, monographies de villes et de villages, des atlas du pays historique de Genève, des témoignages…. Elle publie une revue annuelle de 100 à 200 pages qui se nomme « Les Échos Saléviens ». Le 27ème numéro vient de paraître en ce mois d’août 2020. Il regroupe les études inédites de l’historien Philippe Duret (1954-2017), concernant la région de la Haute-Savoie, Genève, le Vuache et l’un des ministres haut-savoyard des plus influents Fernand David. Au sommaire : – L’histoire du Rhône, de Genève à Seyssel Philippe Duret raconte le fleuve à travers les sièc...

Le Léopard et autres cités « ouvrières »

Une très belle calligraphie orne un immeuble muré, en attendant sa démolition, de la rue des Maraîchers à la Jonction : « « Sam’ suffit » aurait pu être le nom de ces logements »… Dans les années 50 et 60, on a beaucoup bâti à Genève des cités ouvrières, soit des logements bon marché, mais très bien conçus. J’ai passé mon enfance dans une « Cité Familia », qui existe toujours avenue de la Concorde. Un ensemble de 8 maisons comprenant chacune 6 appartements de deux étages encerclant un grand terrain de jeux pour les enfants. Tous le monde se connaissait et chaque famille se sentait responsables de tous les enfants. Ces logements nous suffisaient, nous avions l’eau courante chaude ou froide, une salle de bains-WC, des petits balcons ornés de plantes, les chambres papa-maman et les chambres d...

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