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Jean-Etienne Liotard, dit «le peintre turc»

Jean-Etienne Liotard, dit «le peintre turc»

Sans nul doute vos pas ont déjà foulés la rue Liotard où se trouve l’école du même nom. Mais connaissez-vous le célèbre et à la fois trop méconnu peintre éponyme? Certainement très peu, c’est pourquoi il est désormais temps de lui rendre hommage. La deuxième partie de cette série d’articles, vous l’aurez compris, lui est entièrement consacrée et il le mérite bien car il est probablement l’un des plus connus et plus talentueux peintres genevois.

Jean-Etienne Liotard, dit aussi «le peintre turc », est né à Genève le 22 décembre 1702 et décéda dans la même ville en 1789, où son père, Antoine Liotard de Montélimart, s’était réfugié suite à la révocation de l’Edit de Nantes. Il s’initia à l’art aux côtés de Daniel Gardelle qui fût son premier maître. Puis en 1723, il partit pour Paris afin d’entrer dans l’atelier d’un miniaturiste et graveur, Jean-Baptiste Massé. Il travailla pendant près de trois ans sous sa direction avant de voler de ses propres ailes. Grâce à cette fructueuse formation, Liotard savait déjà exécuter des miniatures, des gravures, des portraits à l’huile mais aussi des pastels – c’est que le bougre est éclectique à sa façon.

Notre peintre, voyageur dans l’âme, accomplit de nombreux voyages à travers le monde. Par exemple, il fut invité en Italie par le marquis de Puysieux, où il exécuta le portrait du pape Clément XII. Il se rendit aussi en France, et visita même une partie de l’Orient en compagnie d’un richissime anglais, le chevalier Ponsonby. Les différents voyages et les diverses commandes qui lui furent adressées prouvent que Liotard étaient un peintre reconnu et renommé depuis 1730 environ. Particulièrement réputé pour ses portraits d’un réalisme frappant. En septembre 1743, nous le retrouvions à Vienne avec la longue barbe et son costume singulier, qui lui ont valu le surnom de « peintre turc ». En effet, depuis son séjour en Moldavie où, sur demande du prince, il porta pendant une longue période cet accoutrement initialement destiné au plaisir de ses hôtes princiers moldaves.

En 1757, il s’installa à Genève et y resta jusqu’à la fin de sa vie, malgré quelques derniers voyages que son vieux corps fut encore capable d’accomplir. Ces œuvres, notamment ses nombreux portraits, nous suggèrent peut-être que Liotard aimait la vie et se vouait corps et âme à son art et toutes ses fantaisies. C’est aussi ce qui le rend exceptionnel.

Bien qu’une multitude d’informations peuvent encore alimenter ce court descriptif, ne vous privez pas de lui rendre visite, en allant admirer quelques-unes de ses magnifiques œuvres conservées au Musée d’Art et d’Histoire de Genève.

 

Précédents articles du même auteur:

Les peintres genevois entre le 18ème et le 20ème siècle – Part. 1

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2 commentaires

  1. Merci Roger 😉

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  2. Excellente initiative! Hâte de voir la suite!

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