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Mai 68, une balade littéraire avec Maryelle Budry

A l’occasion du cinquantième anniversaire des événements de mai 68, notre consoeur de Signé Genève, Maryelle Budry, sort deux ouvrages traitant de cette période de bouleversement sociétal. Le premier Mai 68 et après ? recueille les récits d’une vingtaine de genevois et genevoises engagés. Ayant elle-même vécu intensément cette période de grands chamboulements, Maryelle Budry a souhaité que soit évoquée, par l’intermédiaire de témoignages personnels, l’extraordinaire vitalité d’une jeunesse qui rejetait les modèles sociétaux et politiques établis pour se lancer dans l’exploration de nouveaux modes de vie et de penser. Le second ouvrage, K-Squat-Balade, est entièrement de la plume de Maryelle Budry. Il se présente sous la forme de dix promenades dans la Genève alternative, passée et présente...

Maryelle Budry, une soixante-huitarde engagée

Lorsque j’ai rencontré pour la première fois Maryelle Budry, son humanité et son franc-parler liés à une grande ouverture d’esprit m’ont immédiatement conquise. J’étais loin de me douter que la belle chevelure blanche et la douce voix de ma collègue de Signé Genève cachait une ardente féministe et une ancienne des Kommunes, ces communautés nées de mai 68. Portrait d’une soixante-huitarde engagée. Ainsi qu’elle me le raconte, sa famille franco–genevoise arrive à Genève dans le quartier populaire de Châtelaine en 1947. Elle a alors cinq ans. Son père ayant des problèmes de santé, c’est sa mère qui fait vivre la famille. Après l’Ecole supérieure de jeunes filles au Collège Voltaire, la jeune Maryelle entreprend des études de psychologie à l’université de Genève. Elle se rêve journaliste à une...

René Cruse, un insoumis dans la Cité sarde.

A 95 ans, ce Bordelais d’origine mais Carougeois de cœur a traversé le XXe siècle par la grande porte et à travers toutes ses vicissitudes. Entretien avec un insoumis au grand coeur. On le croise parfois dans les rues de Carouge, ou, fidèle au poste, au Café de la Gymnastique qu’il fréquente quotidiennement. René Cruse a près d’un siècle au compteur, antimilitariste, fervent opposé à la bombe atomique et écologiste enflammé, il a traversé toutes les horreurs et merveilles du XXe siècle. Né à Bordeaux en 1922, engagé volontaire dans l’armée de libération durant la deuxième guerre mondiale, il a passé les vingt-cinq années suivantes comme pasteur de l’Eglise réformée de France, avant qu’on ne le retienne à Genève. Entretien. René Cruse, vous qui êtes né dans le Bordelais, comment se fait-il ...

A travers les Noirettes

Comme annoncé en août, la balade conviviale à travers le quartier des Noirettes, organisée par l’Association des habitants de la Praille et des Tours se déroulera samedi 14 octobre.Rendez-vous  à 10h 30 devant l’Ecole des Pervenches (par tous les temps). Cette école qui ressemble à un grand château est un des fleurons de l’architecture Heimatstil du début du XXe siècle. C’est à cette époque que la campagne de la Praille commence à se bâtir, puis viendront les grandes industries et fabriques qui seront peu à peu abandonnées quarante ans plus tard. Des traces de ce passé champêtre, artisanal puis industriel subsistent, tel le magnifique pavillon Sicli, parmi les actuels bâtiments d’habitation plus ou moins réussis. Sous la conduite de Nathaly de Morawitz-Schorpp, une  enfant de Carouge, repo...

Théâtre de Carouge: Hamlet nous montre l’avenir

A 23h, le soir du 24 août, des membres de tous les partis représentés à Carouge (sauf un) se sont retrouvés dans le hall de la Mairie, avec de gros sceaux de colle, des pinceaux, des échelles et de grands tas d’affiches qu’il fallait compter et se répartir. A 00 h précises (surtout pas avant, ce serait illégal !) les petits groupes d’action se sont précipités dans la nuit aux quatre coins de la ville, vers les panneaux d’affichage mis à disposition pour les votations. J’étais présente et j’ai collé en équipe un magnifique choix d’affiches prônant le OUI. Dont celle dont je suis la « responsable », celle du dessinateur Exem qui énonce exactement la vérité : « Avoir un théâtre ou ne plus en avoir, voilà la question ». Si l’opposition au projet de reconstruction passait, le théâtre s’écrouler...

Des jeunes Vaudois du Piémont sur la route de l’exil de leurs ancêtres

Le 3 août, à midi, par 30 degrés et un soleil torride, je cours vers le Rondeau de Carouge, pour accueillir un groupe de jeunes marcheurs. Le comité d’accueil est accablé de chaleur, mais les cinq jeunes, Anna, Chiara, Daniele, Giacomo et Stefano arrivent frais et souriants, après 350 kilomètres à pied, partis il y a 15 jours de Saluzzo, dans le Piémont. Ces jeunes de 20 ans, « Vaudois » des Vallées du Piémont, ont tenu à refaire le parcours de leurs ancêtres déportés et accueillis à Genève en 1687, il y a 330 ans. A l’époque, sous le règne de Louis XIV, les persécutions religieuses s’abattaient sur les Réformés, notamment sur les Vaudois, ces chrétiens évangéliques, protestants depuis les prêches du Lyonnais Valdo, un précurseur de la Réforme du 12e siècle. Si en 2017 cette marche a signi...

L’eau de Carouge

Chic il pleut ! (ce 21 juillet à 20 h ) Je n’aurai pas à arroser les petites fleurs plantées cet hiver devant mon entrée, ni les Carottes rouges de Montfalcon, ni la dernière plantation devant La Fumisterie… C’est que ces cultures citoyennes, destinées à embellir notre ville et créer du lien, donnent bien du travail ! Les lourds arrosoirs sont à manipuler chaque soir durant la canicule ! Ouf, ce soir, repos ! Les plantations de fleurs et légumes, organisées par la commune ou par les citoyennes prolifèrent à Carouge. Une des dernières s’est déroulée devant le restaurant de La Fumisterie, au rond-point des Noirettes. Patron du restaurant, membres de l’association du quartier de la Praille, requérants d’asile du Foyer Alexandre-Gavard se sont unis pour aménager deux tours d’arbres. Le travail...

Les noces d’or du Club

« Vive le Club ! » Samedi 17 juin, 15 h, Salle des fêtes, 200 verres se lèvent et portent un toast enthousiaste au Club des Aîné-e-s pour son 50ème anniversaire, au moment où le gâteau illuminé arrive sur le podium. Les tables sont fleuries, les toilettes pimpantes, le baccarat pétille joyeusement. Fin 1966, un groupe de personnes âgées de Carouge a fait l’expérience de vacances en commun à Gryon au chalet Florimont et a trouvé cette « compagnie si agréable » qu’il est décidé de créer un Club des Aîné-e-s. Eh oui, c’est dans le chalet Florimont, qui vient scandaleusement d’être soustrait aux vacances des seniors, que débute cette belle histoire ! Carouge était pionnière. Sous son impulsion, rapidement d’autres clubs vont s’ouvrir en Ville de Genève et dans d’autres communes. Danielle Meyne...

La Karoujka

Au début du 20ème siècle, la rue de Carouge était un nid de révolutionnaires russes ! Entourée d’historien-ne- s et autres membres de l’Association pour l’étude de l’histoire du mouvement ouvrier, j’apprends cela, devant les immeubles d’époque, de la bouche du professeur Jean-François Fayet, spécialiste des mondes russe et soviétique. Ces épisodes étonnants, encore si méconnus, n’ont pas laissé de marques commémoratives (plaques ou monuments). Et pourtant, il y aurait de quoi ! Tout l’éventail des forces politiques d’opposition au régime tsariste était représenté et logé dans le triangle Carouge-Bastions-Jonction. La rue de Carouge était occupée par les Bolchevicks (le premier parti marxiste créé par Lénine). Dans les immeubles des Nos 91 et 93 devant lesquels nous parle le professeur Faye...

Le printemps se pointe à Carouge

Depuis le 1er mars, on sent le printemps pointer : des pousses minuscules, à peine visibles à l’œil nu, ont crevé la couche de terre dure et tassée et même les pensées écrasées relèvent leur corolle devant le 1 boulevard des Promenades (cf la plantation citoyenne de début décembre www.signegeneve.ch/highlight-news/demain-a-carouge.html ). Devant la poste, les jonquilles soignées par les jardiniers de la commune s’épanouissent ! Je me voyais déjà aux festivités du Printemps carougeois… mais il faut attendre encore deux mois : la 53e édition, intitulée «Cultissime», sur le thème du cinéma, se célébrera, de manière ludique et créative, du 5 au 14 mai. Ce sera alors une l’explosion des fleurs, des couleurs, de la chaleur, des terrasses ! En attendant, nous avons un beau choix d’activités print...

Des panneaux blancs recouverts… de poésie

Des petits coins d’art et de gribouillage spontané ont éclos sur les panneaux publicitaires recouverts de grandes pages blanches. Les Genevois se les sont réappropriés avec délectation Dès ce lundi 9 janvier, toute la vie sociale, culturelle, politique recommence. Les engagements, les devoirs, le travail, l’école, la vie sérieuse et routinière. Ne restera-t-il rien de cette période de Fêtes et de libertés un peu folles? Retrouverons-nous la publicité commerciale à chaque coin de rue ou verrons-nous encore sur les panneaux de la Ville de Genève ces petits coins d’art ou de gribouillage spontané? Tout début janvier, des articles dans les quotidiens et sur Facebook m’interpellent: des panneaux publicitaires ne sont plus recouverts d’affiches commerciales, mais de grandes pages blanches que de...

Le Léman à Carouge

La monnaie locale, écologique et solidaire commençait à percer sur le sol carougeois : un stand du marché (Sandrine et Guy), quelques arcades (Green Mango, Cycoe, Sold Sports, Etienne&Etienne, Déclics et Cie, DesignMaliN), quelques cabinets thérapeutiques (Couleur Reiki, Nature Coaching, Capt Energie, Cap Détente) l’utilisaient déjà, presque en catimini. Mais ce prochain week-end, le léman entre en fanfare à Carouge ! Un bureau de change s’ouvre vendredi 25 novembre rue Saint-Joseph et nous allons fêter cela sur la Place du Marché ! Lancé au Festival Alternatiba 2015, il y a un an que le léman circule dans le bassin lémanique transfrontalier et qu’il se développe magnifiquement. Le bureau de change carougeois sera le 3ème du canton – il y en a aussi à Lausanne et à Thonon –...

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