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Aux Pâquis, un échafaudage à l’abandon depuis trois ans

Aux Pâquis, un échafaudage à l’abandon depuis trois ans

Depuis de nombreuses années, l’angle de la rue de Berne et de la rue des Alpes s’est doté d’un nouveau style architectural… le style échafaudage provisoire! De mémoires d’habitants ou de commerçants, nul ne se souvient vraiment depuis combien d’années cet échafaudage est là. Il gêne tout le monde, est peu sécure… mais il perdure!

Chacun sait que son utilité s’est «transformée». C’est désormais un lieu de deal, un urinoir, avec son lot d’agressions quotidiennes. Chacun le sait mais la ville ne fait rien. Faux diront certains! Depuis deux ans, la ville a fait installer des néons. Du coup, le soir c’est quelque peu éclairé. Il faut juste faire attention à une éventuelle planche qui vous tomberait sur la tête. Avec le temps, on ne sait jamais.

Occupé par des squatters

Si on remonte à un passé récent, on se souvient que cet hôtel a fait faillite en 1999. Ensuite, l’Hospice Général a investi les lieux jusqu’en 2005 pour accueillir certains bénéficiaires de l’aide sociale. Puis, cet hôtel à l’abandon fut occupé par des squatters lesquels furent évacués en 2010. Dès lors, les fenêtres ont été murées et même si les riverains ont l’impression que cet échafaudage date de 10 ans… en fait il n’a été érigé qu’en 2010.

Si la décision de réhabiliter ce bâtiment en logement est prise, le chantier lui est au point mort. Les travaux n’ont jamais commencé. Pourquoi ? Simplement par ce que les projets et contre-projets voient le jour, les recours juridiques aussi.

Courant novembre 2008, le DCTI (Département des constructions et des technologies de l’information de Mark Muller) a délivré une autorisation de réaménager des chambres d’hôtel. La Ville et l’Asloca ont fait recours contre cette autorisation dénonçant la violation de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations. La partie de ping-pong continue et tout cela au nom d’enjeux financiers. Des chambres d’hôtel rapportent davantage que de simples logements sociaux.

Et pourtant de quoi manque le plus notre ville aujourd’hui ? De chambres d’hôtels ou de logements pour tous?

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Photo du profil de Nathalie Rendu
Photographe installée à Genève.
Studio photo, Ecole photo, stage photo à l'étranger (Nashville, Venise, New York, safari photo en Afrique, etc...). www.peintresdelumieres.com

J'anime également une émission de Country Music sur Radio Cité Genève 92.2 "Country in the City".

J'ai fait le choix d'essentiellement parler de la musique country moderne, celle qu'on entend sur les ondes américaines. Rien à voir avec celle qu'on nous présente en Europe. Evidemment je n'oublie pas de temps à autre de diffuser quelques titres de la country classique des westerns de notre enfance.

J'écris principalement des articles sur les artistes genevois (musiciens, comédiens, créateurs).

Comme je ne connais pas tout le monde, les artistes peuvent aussi me contacter pour un coup de projecteur....

8 commentaires

  1. Pourquoi est-ce que tout le monde semble surpris? Cela fait des années que l’immobilier sert aux politiciens genevois de faire-valoir. Aucun ne veux changer un système qui justifie leur existence: Le PLR qui défend les propriétaires et les partis de gauche avec l’Asloca qui bloquent tout projet dès qu’il ne correspond pas à leur idée d’un logement socialement correct. Bref, personne n’a intérêt à ce que la situation change, puisque pour tous, il s’agit de leur fond de commerce.

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