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Le funky fresh hip-hop ball game: à Carouge et aux USA!

Le funky fresh hip-hop ball game: à Carouge et aux USA!

Afin d’égayer leur horizon barré par des panneaux de chantier – trois immeubles doivent encore surgir de terre – les habitants de ce nouveau secteur carougeois connu depuis plus d’un demi-siècle sous le nom des « Familia », ont eu une idée originale en ce dimanche 12 juin : faire appel à des artistes graffeurs, confirmés ou non, ainsi qu’à des enfants du quartier avec, pour mission collective ou individuelle, de représenter picturalement « la nature dans la ville » (ou vice-versa) sur ces supports métalliques. Initiative soutenue par la Maison de Quartier de Carouge et les TSHM (Travailleurs Sociaux Hors Mur), organisée par le fameux Mans One du « Funky Fresh Hip-Hop Ball Game » dont c’est la quatrième édition à Carouge, avec la précieuse participation de l’association « Desstres ». Plongée dans ce monde coloré, musical et joyeusement contestataire.

Tags ou graffitis ?

Le désir de « griffer » son passage sur les murs a toujours séduit le genre humain et c’est à Pompéi que l’on peut lire les graffitis les mieux conservés. Inscrits par des « lambda » romains, les annonces de spectacles, campagnes électorales, soutiens à un gladiateur, messages personnels ou contenus érotiques, demeurent les témoignages vivants et amusants des sociétés d’antan. 2000 ans après, rien n’a changé…même si la bombe aérosol a remplacé le stylet !

Evo, graffeur débutant mais doué, passionné depuis toujours par le dessin, a fait ses débuts à la Haute Ecole d’Art et de Design (HEAD) en multimédia pour poursuivre ensuite une formation de dessinateur en bâtiment au Centre de Formation Professionnelle de Construction (CFPC) avec un CFC à la clé, explique : « Le tag est une signature, qui peut signifier l’appartenance à un groupe ou pas. Le graffiti, individuel ou non, plus complexe et stylisé, demande quand même une certaine maîtrise du dessin, du maniement de la bombe aérosol, en passant par le pochoir (feuille de carton ou de métal découpée), la gravure, le rouleau ou le pinceau. »

Le graffiti, symbole visuel du hip-hop

Avant de connaître son apogée dans les grandes villes américaines dans les années 70, le graffiti urbain est apparu auparavant en Europe pendant les périodes de révoltes, de crises ou de guerres – sur le mur de Berlin par exemple.

De manière générale, il comporte un message de revendication politique ou de colère sociale mais peut aussi être l’expression d’un sentiment de joie et de paix à partager. Emotionnel et éphémère par essence, les graffs s’affichent parfois clandestinement sur les murs de la ville, ce qui déplait fortement à la population ou aux politiques, mais également à quelques artistes: « Certains considèrent que les murs de la ville leur appartiennent ! Selon eux, le graffiti doit rester spontané. Il est réalisé dans l’illégalité, toujours dans l’urgence pour échapper à l’autorité, avec, en plus, la montée d’adrénaline comme inspiration »  ajoute un autre graffeur averti.

Sur la « street art » internationale, d’autres avancent masqués et revendiquent le droit à l’anonymat comme le célèbre graffeur britannique Banksy – dont on ignore si il travaille seul ou en collectif – qui refuse ainsi tout droit à la propriété ou à la connotation de ses œuvres en défendant ainsi la liberté totale d’expression.

Gonzo, quant à lui, membre fondateur genevois de « Desstres » a décidé de se consacrer, dans la légalité, à la promotion et à l’événementiel autour de l’art urbain. « Notre association travaille avec des collectifs d’artistes ou des indépendants que nous mettons en lien avec des institutions et des privés. Nous désirons transmettre des valeurs de respect de l’environnement en créant et en partageant divers espaces d’expression libre : murs, toiles, ateliers de décoration de t-shirts avec des chablons pour les enfants, rap libre, concerts, aussi bien dans des squats ou à l’Usine que dans des foyers de jour pour ados et personnes âgées afin de créer des liens intergénérationnels et donner une image positive de cette culture urbaine contemporaine souvent méconnue et incomprise ! »

C’est également l’avis de Mans One (concurrent suisse lors de la finale mondiale de  hip-hop « End of the Weak 2015 » au Québec). Ce leste danseur, rappeur et jongleur de mots, époustouflant lors de joutes verbales improvisées (mots ou objets tirés au hasard) qu’il doit déclamer illico en rap, propose également de présenter toute les facettes de l’art urbain dans sa globalité culturelle. « En 2011, j’ai eu l’opportunité d’assister à une session de hip-hop afro-jazz dans le New Jersey.Totalement séduit, j’ai eu l’idée d’un même type de manifestation à Carouge. Et, depuis deux ans, nous travaillons en jumelage avec Union City aux USA qui organise en même temps ce festival dans cet esprit de communauté: le sport via le foot, le rap et la musique avec le hip-hop, la danse avec le break-dance et la « street art » grâce aux graffitis! Et j’ai l’intention d’ouvrir bientôt un centre culturel hip-hop à Genève! » Qu’on se le dise, les idées positives volent et se rencontrent par-delà le monde, et ça fait du bien…

La preuve ici au Val d’Arve: 20 artistes en démo graffitis, un atelier danse et une initiation au graff et au rap pour les jeunes!

L’exposition des oeuvres de l’édition 2016 sera prochainement présentée à la Maison de Quartier de Carouge. Et, sait-on jamais: une oeuvre du célèbre graffeur et peintre avant-gardiste Jean-Michel Basquiat, décédé à l’âge de 27 ans(!) s’est vendue pour 14 millions de dollars aux enchères…

A voir, à découvrir et à entendre:

Evo: « fresque en direct »  le 2 juillet à Tour de Plage – Carouge

Desstres :  avec la Comète, Chatô Bruyant du 5 au 16 juillet – festival socio-culturel pour touTes aux Pâquis

 

 

 

 

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Photo du profil de Nathaly De Morawitz-Schorpp
Grâce à Signé Genève, Nathaly a le privilège de partager ses multiples passions: chemin de fer ou histoire genevoise, rencontres avec les gens de son quartier ou échanges avec des artistes, aussi divers soient-ils. Guide culturelle et du chantier du CEVA, elle aime particulièrement faire découvrir les multiples facettes de Genève sous un angle original et insolite (www.geneve-en-balade.ch). Quand elle n'est pas à Carouge, sa ville de coeur dont elle connaît tous les recoins, Nathaly participe à l'organisation de voyages culturels et gourmands en Italie au sein de l'association INSOLitalia.





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