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Carouge, bouillonnante cité de lettres

Tamara Guliani, auteure de "Mon dernier hivers soviétique" paru aux éditions L'Harmattan Au bonheur des mots Doina Bunaciu, présidant une séance de la Compagnie des Mots, à l'Auberge du Cheval-Blanc Au bonheur des mots La vitrine de la " LIbrerit", Place du Marché
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Doina Bunaciu, présidant une séance de la Compagnie des Mots, à l'Auberge du Cheval-Blanc

Grâce aux multiples affiches d’Exem annonçant son exposition au Musée, à nos ateliers Lolos avec Wazem et Aloys et à l’ouverture imminente de l’hôtel Ibis où les clients dormiront dans des bulles, nous avons l’impression que Carouge est la capitale de la BD !

Et pourtant à Carouge on ne manie pas seulement le crayon et le pinceau, mais aussi la plume (enfin, plus prosaïquement, le traitement de texte) avec talent et profusion ! J’ai déjà rendu compte récemment des parutions de « Mon beau navire ô ma mémoire » (L’Harmattan) du Carougeois Claude Demeure, de « Genève et la tentative d’assassinat de la chancelière » (Slatkine) de notre guide Ariel Haemmerlé, des ateliers de haïkus de Denise Martin à Tour de Plage, et maintenant il est temps que je parle de la lauréate du Prix de la Société genevoise des écrivains, une Carougeoise née en Géorgie, Tamara Guliani. Le concours littéraire de 2017 devait récompenser une pièce de théâtre et c’est « Le Fakir de l’Ile Rousseau » l’œuvre en cinq actes de cette jeune femme qui ignorait tout du  français avant son arrivée en Suisse à l’âge de 20 ans qui a remporté l’adhésion enthousiaste du jury en décembre. Elle a choisi le pseudonyme de Giuliani qui signifie en géorgien « avec du cœur ». Elle aime Jean-Jacques Rousseau, et a placé à dessein son fakir, un idéaliste, un vagabond, un humaniste, tout comme notre philosophe, dans cette aimable petite île, cœur champêtre au centre ville. Dorénavant, il ne lui reste plus qu’à voir sa pièce de théâtre jouée une première fois sur les planches!

Et c’est en décembre aussi que paraissait aux éditions L’Harmattan son premier roman « Mon dernier hiver soviétique », une fiction inspirée par son propre vécu et celui de son entourage durant la débâcle de la Géorgie dans les années 1990. Les émotions de son passé, enfouies dans le silence par sa volonté de faire sa vie ici en Suisse, se sont réveillées récemment. Grâce à l’écriture, elle a pu digérer ces événements si violents, surtout envers les femmes, et s’ouvrir à la liberté. Mais quitter ses repères du monde communiste, affronter les drames collectifs, le sexisme, la faim, le froid, alors qu’on est encore adolescente est une rude aventure…

De bonnes ondes littéraires circulent à Carouge grâce à la Compagnie des Mots, créée dans une petite arcade rue Vautier en 2005 par Denise Martin. Actuellement la Compagnie honore chaque mois un-e écrivain-e de la région, dans le sous-sol de l’Auberge du Cheval-Blanc, Place de l’Octroi (www.lacompagniedesmots.ch), sous la présidence de Doina Bunaciu, qui vient de publier « Chemins d’exil » aux Editions de l’Aire. Prochaine animation de la Compagnie : mardi 6 mars à 18 h 30 autour de Jean-Michel Olivier.

Et aux ateliers d’écriture du Club des Aîné-e-s animés par Denise Martin, les participantes remplissent de leurs meilleurs textes « la boîte de Pénélope » et publient aussi, telle Leda Laedermann. Un vendredi par mois est consacré à la lecture d’un-e nouvel-le auteur-e. Le vendredi 2 mars à 14 h, c’est le tour d’Ariel Haemmerlé.

Les deux librairies de Carouge ne sont pas de reste : « Nouvelles pages », rue Saint-Joseph, accueille souvent des auteurs confirmés, présentés par les maison d’éditions. Prochaine lecture : samedi 24 février à 11 h, « Sept roses rouges pour Rachel », un roman pour adolescent-e-s, signé Marie-Christophe Ruata-Arn (La Joie de lire).

Et tous ces écrivain-e-s rêvent d’être autant lus que Joël Dicker dont personne n’oublie qu’il a des attaches carougeoises ! A la librairie Librerit de la Place du Marché, plus précisément. Où il dédicacera son dernier roman « La Disparition de Stéphanie Mailer », samedi 3 mars dès 11 h 30. Il y aura foule dans la Carouge littéraire !

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